Jean-Louis Borloo était l’invité du journal ICI 19/20 de France 3 Centre-Val de Loire ce vendredi 29 août, à l’occasion de l’université d’été de l’UDI, parti dont il est le fondateur. L’occasion d’évoquer le déficit public, François Bayrou, et un possible retour au gouvernement.
Le Centre-Val de Loire aura été l’épicentre de la vie politique le temps de deux jours. En même temps que le Parti socialiste à Blois, et la veille d’un rassemblement de trois partis de gauche à Châteaudun, l’UDI tenait son université d’été à Orléans, ce vendredi 29 août.
Fondé par Jean-Louis Borloo, ministre du Logement de Jacques Chirac, puis de l’Écologie de Nicolas Sarkozy, le parti de centre-droit allié des Républicains est en perte de vitesse depuis les dernières législatives, avec seulement cinq députés élus en 2024. Le parti a décidé de tenir son université d’été dans la capitale du Loiret, dont le président, Marc Gaudet, arbore l’étiquette UDI.
À cette occasion, Jean-Louis Borloo a répondu aux questions de Flavien Texier, pendant le journal ICI 19/20 en Centre-Val de Loire.
France 3 : François Bayrou va demander un vote de confiance aux députés le 8 septembre. Opération risquée. Quand vous avez entendu le Premier ministre s’exprimer, quelle a été votre réaction ?
Jean-Louis Borloo : Son rôle est incroyablement difficile. La réalité, c’est que nous avons un déficit des comptes publics de 168 milliards. Et on sera à 200 milliards bientôt. Est-ce qu’on peut se donner le temps de bâtir une réforme française, une réorganisation totale des objectifs publics pour revenir à l’équilibre. C’est ça la question centrale.
France 3 : Vous avez écrit justement un livre, L’Alarme, dans lequel vous proposez des initiatives pour redresser notre pays. Vous avez plus de 30 ans de vie politique derrière vous. Les idées que vous développez dans cet ouvrage, est-ce que vous pourriez les mettre en application si on vous sollicitait à nouveau, dans un gouvernement ?
Jean-Louis Borloo : La question ne se pose pas. Et la réorganisation, facile à faire en réalité, nécessite un mandat du peuple français. Si je devais dire les choses, on pense être dans un pays centralisé, en réalité on est dans un pays émietté, un nombre de fiefs de plein exercice cloisonné qui n’arrivent pas à travailler ensemble. Le deuxième sujet, c’est la jeunesse de France, qui est en très grand danger. Vous avez vu les rapports Pisa, la performance éducative française. Les profs en peuvent plus. On a 400 000 gamins à l’ASE, 40 000 mineurs isolés. Une souffrance et une incompréhension. Je souhaite que les forces vives de la nation, les syndicats, les collectivités, les clubs de sport, de culture, toutes les capacités d’encadrement et le bénévolat français. C’est cette croisade à faire.
France 3 : Edouard Philippe estime que la dissolution redonnerait de la clarté. Vous en pensez quoi ?
Jean-Louis Borloo : Je ne commente pas les commentaires, si c’est pour brouiller les messages, chacun prend ses responsabilités. Ce que je sais, c’est que le peuple français n’en peut plus, les gouvernants actuels ont une tâche extrêmement difficile. Je ne veux pas rajouter de la cacophonie à la difficulté. Je suis là pour réfléchir à l’avenir.
Et on sera à 200 milliards bientôt. Est-ce qu’on peut se donner le temps de bâtir une réforme française, une réorganisation totale des objectifs publics pour revenir à l’équilibre. C’est ça la question centrale.
France 3 : Vous avez écrit justement un livre, L’Alarme, dans lequel vous proposez des initiatives pour redresser notre pays. Vous avez plus de 30 ans de vie politique derrière vous. Les idées que vous développez dans cet ouvrage, est-ce que vous pourriez les mettre en application si on vous sollicitait à nouveau, dans un gouvernement ?
Jean-Louis Borloo : La question ne se pose pas. Et la réorganisation, facile à faire en réalité, nécessite un mandat du peuple français. Si je devais dire les choses, on pense être dans un pays centralisé, en réalité on est dans un pays émietté, un nombre de fiefs de plein exercice cloisonné qui n’arrivent pas à travailler ensemble. Le deuxième sujet, c’est la jeunesse de France, qui est en très grand danger. Vous avez vu les rapports Pisa, la performance éducative française. Les profs en peuvent plus. On a 400 000 gamins à l’ASE, 40 000 mineurs isolés. Une souffrance et une incompréhension. Je souhaite que les forces vives de la nation, les syndicats, les collectivités, les clubs de sport, de culture, toutes les capacités d’encadrement et le bénévolat français. C’est cette croisade à faire.
France 3 : Edouard Philippe estime que la dissolution redonnerait de la clarté. Vous en pensez quoi ?
Jean-Louis Borloo : Je ne commente pas les commentaires, si c’est pour brouiller les messages, chacun prend ses responsabilités. Ce que je sais, c’est que le peuple français n’en peut plus, les gouvernants actuels ont une tâche extrêmement difficile. Je ne veux pas rajouter de la cacophonie à la difficulté. Je suis là pour réfléchir à l’avenir.
Et nous atteindrons bientôt les 200 milliards. Devrions-nous prendre le temps de mettre en place une réforme française, une réorganisation complète des objectifs publics pour retrouver l’équilibre. C’est la question cruciale.
France 3 : Vous avez récemment publié un livre, «L’Alarme», dans lequel vous proposez des initiatives pour redresser notre pays. Avec plus de 30 ans d’expérience politique, seriez-vous en mesure de mettre en œuvre ces idées si vous étiez sollicité à nouveau dans un gouvernement ?
Jean-Louis Borloo : La question ne se pose pas. Cette réorganisation, qui est en réalité facile à réaliser, nécessite un mandat du peuple français. Nous pensons être dans un pays centralisé, mais en réalité nous sommes dans un pays fragmenté, avec de nombreux fiefs cloisonnés qui ne parviennent pas à collaborer. Le deuxième sujet est la jeunesse de France, qui est en grave danger. Les résultats des rapports Pisa et les difficultés des enseignants en sont la preuve. Nous avons 400 000 enfants placés en protection de l’enfance, 40 000 mineurs isolés. Il y a une souffrance et une incompréhension. J’aimerais voir les forces vives de la nation, les syndicats, les collectivités, les clubs de sport, de culture, toutes les capacités d’encadrement et le bénévolat français s’unir pour mener cette croisade.
France 3 : Edouard Philippe estime que la dissolution redonnerait de la clarté. Qu’en pensez-vous ?
Jean-Louis Borloo : Je ne souhaite pas commenter les commentaires. Si cela contribue à brouiller les messages, chacun doit assumer ses responsabilités. Ce que je sais, c’est que le peuple français est à bout, et les gouvernants actuels ont une tâche extrêmement difficile. Je ne veux pas ajouter à la cacophonie de la situation. Je suis là pour réfléchir à l’avenir.
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