La justice commerciale de Strasbourg s’est prononcée lundi 17 novembre 2025. Elle retient l’offre de Métal Blanc qui ne comprend pas la reprise de l’usine d’Hagondange (Moselle). Elle cesse définitivement son activité.
Le couperet est tombé, la chambre commerciale du tribunal judiciaire de Strasbourg (Bas-Rhin) a prononcé lundi 17 novembre 2025. L’offre de Métal Blanc a été retenue pour la reprise du site de Dunkerque (Nord). L’usine d’Hagondange (Moselle), spécialiste des aciers spéciaux pour l’automobile et la défense, cesse définitivement son activité.
Le métallurgiste a été lâché par Greybull Capital. Le fonds britannique repreneur de NovAsco en 2024 n’a pas tenu ses promesses d’investissements. Le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a annoncé lundi à l’AFP qu’il allait «saisir les tribunaux» contre le fonds d’investissements : «L’impunité, c’est terminé«, qualifiant Greybull, de repreneur «voyou«.
Au moment de la reprise, Greybull s’était engagé à injecter 90 millions € (et l’État 85), il n’investira au final que 1,5 million. Le Gouvernement estime que le fonds est responsable de la faillite de l’aciériste.
Les salariés sans illusion sur leur sort étaient présents dès 6 H 00 devant l’entrée de l’usine d’Hagondange
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© Fabrice Rosaci. France Télévisions
Le site d’Hagondange a connu de nombreuses déconvenues ces dernières années. L’ex-Ascométal était il y a 15 ans un des fleurons mondiaux de la production des aciers spéciaux indispensables pour assurer la souveraineté nationale, notamment dans le domaine de la défense. De quoi faire enrager les salariés face à ce naufrage industriel, à l’image des propos de Yann Amadoro le secrétaire général CGT :
«On a tout essayé pour sauver notre boîte. On fabrique ici de l’acier décarboné avec une aciérie électrique, avec un savoir-faire historique, tout ça va disparaitre.
Today, 450 employees from Hagondange will directly suffer, but behind that, it will impact subcontractors, suppliers, and merchants.»
The loss of an industrial site of this magnitude is a shock for Hagondange and for Moselle.»
Patrick Weiten, President of the Moselle Departmental Council
The President of the Moselle Departmental Council reacted via a press release. Patrick Weiten regrets «a decision with heavy consequences for Moselle» and states that he will be attentive to the opening of the Job Safeguard Plan «which is now an essential step in this new phase.»
Belkhir Balhaddad, the deputy (affiliated with PS) of the first constituency of Moselle, wants to request «the establishment of an inquiry commission on the use of this public money, nearly 200 million euros injected in 11 years and 4 judicial redressments, without being able to save the site.»
«It has been more than ten days that I have been discussing with Greybull on how it intends to support the NovAsco employees and take responsibility. I believe that I have waited long enough for them to make concrete and serious proposals, so I have decided to take legal action,» Sébastien Martin told AFP.
In Lorraine, the Custines site (Meurthe-et-Moselle) with around fifty employees is also closing down. Only the one in Leffrinckoucke, near Dunkirk (Nord), is being kept, which is expected to result in the loss of 500 jobs, especially in Hagondange, Moselle. Elle met fin définitivement à ses activités. Aujourd’hui, un total de 450 employés de Hagondange vont subir directement les conséquences de cette décision, mais cela aura également un impact sur les sous-traitants, les fournisseurs et les commerçants de la région.
La perte d’un site industriel de cette envergure est un choc pour Hagondange et pour la Moselle», a déclaré Patrick Weiten, le président du Conseil départemental de la Moselle. Il a souligné que cette décision aura des conséquences lourdes pour la région et a exprimé sa volonté de suivre de près l’ouverture du Plan de sauvegarde de l’emploi, qui est désormais une étape essentielle dans cette nouvelle phase.
De son côté, Belkhir Balhaddad, député (apparenté PS) de la première circonscription de la Moselle, souhaite la mise en place d’une commission d’enquête sur l’utilisation des fonds publics, soulignant que près de 200 millions d’euros ont été injectés en 11 ans sans pouvoir sauver le site malgré 4 redressements judiciaires.
Sébastien Martin a déclaré à l’AFP : «Cela fait plus de dix jours que je discute avec Greybull sur la manière dont il entend accompagner les salariés de NovAsco et assumer ses responsabilités. J’estime que j’ai aujourd’hui assez attendu qu’il me fasse des propositions concrètes et sérieuses et donc j’ai décidé de saisir les tribunaux».
En plus de Hagondange, le site de Custines en Meurthe-et-Moselle, qui emploie une cinquantaine de salariés, est également impacté. Seul le site de Leffrinckoucke près de Dunkerque est conservé, mais cela se traduira par la perte de 500 emplois, notamment à Hagondange en Moselle.
La justice commerciale de Strasbourg a tranché en faveur de l’offre de Métal Blanc qui ne prévoit pas la reprise de l’usine d’Hagondange, marquant ainsi une étape importante dans le processus de restructuration de l’entreprise.
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