a été surpris en flagrant délit par un habitant, alors qu’il tentait d’allumer un incendie. Conduit au commissariat, il a rapidement avoué les faits. En garde à vue, il explique avoir agi par ennui, par besoin de sensation forte, pour se sentir vivant. Une explication qui ne convainc pas le tribunal, qui le condamne à deux ans de prison avec sursis pour avoir allumé des dizaines de feux de végétation dans l’Hérault. Un incendiaire condamné à deux ans de prison avec sursis à Montpellier

a été surpris en train de mettre le feu à une haie, une autre fois à un tas de branchages. «Il y avait beaucoup de fumée», se souvient l’un d’eux. «Il a regardé en direction du feu, puis est reparti en voiture». L’homme a été interpellé le 5 juillet, au volant de sa Golf.

An individual of 30 years was judged, Monday, for deliberately starting fires in the Hérault. In the echo of the discussions, there was the gigantic fire that devoured the massif of the Corbières, in the neighboring department of Aude.

Renaud C. makes the gesture mechanically. At least twice, he discreetly bends his thumb and mimics the wheel of a lighter. «I would open the door, light the twigs, close the door, and drive off.»

At the bar of the Montpellier judicial court, Monday, August 11, the 30-year-old defendant, wearing denim shorts and a white t-shirt, reveals the modus operandi he used to start vegetation fires repeatedly in several communes of the Hérault, between June 25 and July 5. Vendémian, Le Pouget, Puilacher, then again Le Pouget.

In total, 6,000 square meters went up in smoke. Some evenings, he admits to having lit «up to ten», «every 200 meters». «I couldn’t stop anymore», he admits. These acts have led him to be judged immediately on Monday for «damage or deterioration of another’s property by means dangerous to persons committed».

Each time, the man with the military cut chose the place, a roadside ditch, a vineyard, a field. And then «it was directly the lighter», he specifies. Meaning: no gasoline can, no gas bottle, nothing. A futile dialogue ensues with Jean-Christophe Tixier, the public prosecutor, determined to probe what could possibly be going on in the head of this employee in green spaces.

– Don’t you have a TV? No social media? You don’t know what a fire is?

– Yes.

– Don’t you see the damage it does?

– Some fires, I tried to put them out myself. But sometimes, I couldn’t.

– But why?

– At the last fire, I said ‘I have to stop’.

– You stop because you’re caught!

Silence. Then a new attempt by the prosecutor. «Did you see the fires in Aude?»

In the courtroom, it is indeed difficult to ignore the context: the exceptional drought and heatwave, the Hérault classified orange due to a high risk of forest fires. And then there is what just happened in the neighboring Aude, those 16,000 square meters of the massif of the Corbières devoured by flames. Moreover, the previous week, nearly 150 firefighters from the Hérault rushed an hour and a half to lend a helping hand to their colleagues in the Aude.

At the Montpellier Courthouse, Renaud C. narrowly avoided a scolding from a firefighter, present in the courtroom two hours earlier. He came to testify as a civil party in another case of arson and said he was «angry».

Because this summer, once again, cases of this type are filling the agenda of the court. On August 5: arrest of a 16-year-old teenager, suspected of being behind a fire at Hauts de Massane, northwest of the city. On August 7: arrest of a man suspected of attempting to start a fire near Béziers.

In 2023, the Ministry of the Interior estimated that 10% of fires originated from deliberate acts.

Et encore, ce chiffre pourrait être sous-estimé, étant donné la difficulté de prouver l’intention criminelle.

Pas cette fois. Pour remonter jusqu’à Renaud C., les gendarmes n’ont pas eu besoin de déployer des moyens extraordinaires, ni d’analyser des mégots ou des empreintes laissés quelque part. Le trentenaire a été trahi par sa voiture, une Golf 5 couleur bleu-gris, «décorée avec des autocollants», «une version tuning». En somme, un véhicule «reconnaissable», résume la présidente Alix Fredon.

Des témoins affirment l’avoir repéré à plusieurs reprises à proximité des départs de feu. Une fois, Renaud C. repartait «à fond la caisse, sur des petits chemins». Une nuit, c’est un pompier volontaire qui l’a reconnu, posé près de la caserne, les mains noires de suie.

Placé en garde à vue dans la nuit du 4 au 5 juillet, l’incendiaire présumé évoque «des pulsions». Mais il ne nie pas les dizaines de mètres carrés brûlés. Affolée, une voisine avait fini par appeler les secours. Les flammes, criait-elle au téléphone, étaient à 100 mètres de chez elle. «A 100 mètres», insiste la présidente.

Renaud C. est gêné. Sa mère aussi. Venue l’accompagner, elle décroise d’un coup les bras. Elle dit être «très étonnée», elle ne pensait pas qu’il pouvait faire ça.

Les débats glissent sur les problèmes de pyromanie de Renaud C., comme on pourrait parler de soucis avec l’alcool ou les stupéfiants. «Je suis quelqu’un qui ne parle pas, je m’enferme sur moi-même, je préfère fuir», bredouille le prévenu, qui a du mal à se justifier.

En vérité, la cour semble surtout se pencher sur les fragilités d’un homme devenu quelqu’un d’autre en un clin d’œil. Renaud C. est sous curatelle renforcée. «Il a des problèmes de concentration, il a du mal à exprimer ses émotions et à les canaliser, surtout», décrit sa curatrice, venue témoigner à la barre.

Il compte beaucoup sur ses parents. Le Pouget, d’ailleurs, «c’est chez lui». «C’est un lieu refuge», «là où il recharge ses batteries», développe son avocat, maître Bachir Belkaïd, qui demande de la clémence.

«Vous vous sentez encore fragile ? Vous pensez que vous pourriez rallumer des feux ?», interroge la cour. Le prévenu adresse un non franc de la tête. «Je regrette tellement. C’était vraiment bête de ma part. J’ai honte de moi, j’ai honte pour ma famille.»

Il est 20h40, lundi, lorsque le tribunal condamne Renaud C. à deux ans de prison entièrement assortie d’un sursis probatoire. Avec obligation de soins, obligation de travail et de formation. À l’énoncé des peines, le prévenu semble apaisé. «Vous avez raison, faut que je me soigne.» Il dit avoir rendez-vous chez le psychiatre le 23 août. «Pour ne pas recommencer cette erreur.»

Un homme de 30 ans a été jugé, lundi, pour avoir délibérément déclenché des incendies dans l’Hérault. Avec, en écho aux débats, le gigantesque feu qui a dévoré le massif des Corbières, dans le département voisin de l’Aude.

Renaud C. fait machinalement le geste. À au moins deux reprises, le voilà qui plie furtivement son pouce et mime la molette d’un briquet. «J’ouvrais la portière, j’allumais les brindilles, je refermais la portière, et je repartais en voiture.»

À la barre du tribunal judiciaire de Montpellier, lundi 11 août, le prévenu de 30 ans, bermuda en jean et tee-shirt blanc sur le dos, dévoile le mode opératoire qu’il a utilisé pour déclencher des feux de végétation à répétition dans plusieurs communes de l’Hérault, entre le 25 juin et le 5 juillet. Vendémian, Le Pouget, Puilacher, puis encore Le Pouget.

Au total, 6 000 mètres carrés sont partis en fumée. , un soir, a admis avoir allumé «jusqu’à dix» feux, «tous les 200 mètres». Il reconnaît ne pas pouvoir s’arrêter. Ces actions l’ont conduit à être jugé en comparution immédiate pour «dégradation ou détérioration du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes commis».

Chaque fois, cet homme à la coupe militaire choisissait un endroit, comme un bord de fossé, une vigne ou un champ, puis allumait un feu directement avec un briquet, sans aucun autre moyen. Le procureur de la République, Jean-Christophe Tixier, tente de comprendre ce qui se passait dans la tête de cet employé des espaces verts. Il souligne les dégâts causés par les incendies et interroge l’accusé sur ses motivations.

Le contexte de sécheresse et de risque élevé d’incendies de forêts en Hérault ne peut être ignoré. Les incendies récents dans l’Aude, avec des milliers de mètres carrés de végétation détruits, sont également évoqués lors de l’audience. Un pompier présent témoigne de sa colère face à ces actes criminels.

Les incendies volontaires sont malheureusement récurrents, comme en témoignent les affaires récentes impliquant des adolescents et des adultes. La difficulté à prouver l’intention criminelle rend ces affaires complexes à traiter. Renaud C. a été identifié grâce à sa voiture reconnaissable, et des témoins l’ont vu à proximité des départs de feu.

L’accusé évoque des pulsions et admet les dégâts causés par les incendies. Sa mère, présente à l’audience, est choquée par les actes de son fils. Les débats mettent en lumière les problèmes de pyromanie de Renaud C., qui semble avoir été submergé par ses pulsions. Il est placé sous curatelle renforcée. Sa curatrice témoigne à la barre, décrivant ses problèmes de concentration et d’expression émotionnelle. Il se repose beaucoup sur ses parents et Le Pouget est pour lui un refuge. Son avocat demande de la clémence, soulignant qu’il se sent fragile et regrette ses actes. Le tribunal le condamne à deux ans de prison avec sursis probatoire, obligations de soins, de travail et de formation. Le prévenu accepte la sentence et prévoit de consulter un psychiatre pour éviter de récidiver.

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