À la veille de la rentrée, plus de 2 000 écoliers en France se retrouvent sans abri, ce qui représente une augmentation de 30 % par rapport à l’année précédente. Dans la région Centre-Val de Loire, 69 enfants ont été recensés en train de dormir dehors mi-août. Près de 2000 écoliers sans abri à la veille de la rentrée, en hausse de 30%

As the back-to-school season approaches, more than 2000 children in France do not have a roof over their heads to sleep. This number has increased by 30% since 2022. In Centre-Val de Loire, 69 children were sleeping on the streets in mid-August.

La Quotidienne Société

From daily life to major issues, receive daily topics that shape local society, such as justice, education, health, and family.

France Télévisions uses your email address to send you the newsletter «La Quotidienne Société». You can unsubscribe at any time via the link at the bottom of this newsletter. Our privacy policy

The back-to-school season is approaching, but some children, upon leaving their classrooms, will not return to their beds. They will «at best, sleep in their parents’ car, or even in a bus shelter,» says Séverine Demoustier, regional director of the Federation of Solidarity Actors (FAS) for Centre-Val de Loire.

In France, more than 2000 children sleep on the streets, and their share among the hundreds of thousands of homeless people is increasing, according to the barometer published on August 28 by Unicef France and FAS. «On the eve of the 2025 back-to-school season, at least 2,159 children, including 503 under the age of 3, were left without accommodation after calling 115,» the report indicates. The number of homeless children in the country has also increased by 6% compared to last year and by 30% compared to 2022, the year when the then Minister of Housing, Olivier Klein, promised that no child would sleep on the streets.

In Centre-Val de Loire, a sparsely populated region, 69 children slept on the streets on the night of August 18 to 19, including 7 children under the age of 3, according to FAS. And associations tend to believe that the situation remains more or less the same throughout the year. «But we know that this figure is underestimated,» specifies Séverine Demoustier, «because it does not take into account people who have given up calling 115, nor unaccompanied minors on migration routes.» Since 2022, the number of children on the streets has increased by 77% in the region.

We are faced with distressing situations where children live on the streets, sleep on the streets, and sometimes even born on the streets.

Séverine Demoustier, regional director of the Federation of Solidarity Actors

The lack of space in emergency shelters is a contributing factor, but not the only one. «Inflation has pushed many financially fragile individuals into precarious situations,» analyzes Séverine Demoustier. This crisis is compounded by a severe shortage of social housing, which keeps people who could move out of emergency shelters. In the background, the migrant crisis further increases the number of people in need. And finally, «the Kasbarian law has done a lot of harm by increasing eviction rates

«It must be acknowledged that there has been an increase in emergency accommodation places and therefore resources over the past 10 years,» concedes Séverine Demoustier, who also notes the goodwill of departmental services to find solutions «but it is not enough.» In addition to creating 10,000 additional emergency accommodation places in addition to the existing 203,000 places, the situation requires the creation of social housing and a «multi-year programming» to transition from the streets to housing.

There is an urgent need to shelter children: they have not asked for anything, and this completely undermines their chances in life, it deepens inequalities from the start.

Séverine Demoustier, regional director of the Federation of Solidarity Actors

Facing the lack of action by the State, some take matters into their own hands. Since March 2023, the collective «No Children on the Streets» has been calling on elected officials and authorities in Tours and Blois, and sometimes organizing the reception of families at the Michelet school. But no good deed goes unpunished; two teachers who were members of the collective were implicated after a complaint against X for intrusion by the school principal in April 2025.

Vanessa Rigolet is one of these two teachers. «We were told that the school should be a sanctuary, a place that should not be used for anything other than teaching,» explains the teacher to France 3. «We believe it should also be a sanctuary for children. We cannot just teach and leave knowing they will be on the streets at night, it’s inconceivable to us.«

Summoned for a legal reminder on August 28, she, like her colleague, refused to be reprimanded. At the risk of a trial. «We would have to bow our heads, acknowledge that we did something wrong. For us, if there were to be legal consequences, it would be an opportunity to speak out.»

À Tours, 40 enfants dorment dehors chaque nuit, mais ce problème ne se limite pas à cette ville, c’est un problème national.

Ce problème dépasse même les frontières nationales, avec au moins 400 000 mineurs sans domicile fixe dans l’Union européenne et au Royaume-Uni, et des millions d’autres mal-logés, selon la Feantsa. La situation est particulièrement alarmante au Royaume-Uni, en Allemagne et en France, d’après l’Unicef.

Plusieurs rapports officiels ont récemment critiqué l’État français pour ne pas remplir correctement sa mission en matière d’hébergement des personnes sans-abri et des demandeurs d’asile.

Chaque soir, près de 6000 personnes ne trouvent pas de place en hébergement d’urgence, et 100 000 foyers reconnus prioritaires au titre du DALO sont toujours en attente d’un logement social, selon la FAS. Pour faire respecter leurs droits fondamentaux, les 40 associations membres de la FAS ont entamé une procédure judiciaire contre l’État pour non-assistance à personnes mal-logées en février 2025.

À quelques jours de la rentrée scolaire, plus de 2000 enfants en France n’ont pas de toit pour dormir, avec une augmentation de 30% depuis 2022. En Centre-Val de Loire, 69 enfants ont été recensés en train de dormir dehors mi-août.

La directrice régionale de la FAS pour le Centre-Val de Loire a souligné que certains enfants n’ont pas de toit pour dormir après la rentrée scolaire et doivent dormir dans des conditions précaires. En France, plus de 2000 enfants dorment à la rue, avec une augmentation significative par rapport aux années précédentes. En Centre-Val de Loire, 69 enfants ont dormi dehors en une nuit, dont 7 enfants de moins de 3 ans.

La directrice régionale de la FAS a également souligné que le nombre d’enfants sans abri a augmenté de 6% par rapport à l’année précédente. Les associations estiment que la situation est encore plus critique que ce que les chiffres révèlent, notamment en raison du manque de places en hébergement d’urgence.

D’autres facteurs contribuent à cette crise, tels que le manque de logements sociaux, l’inflation et la crise migratoire. La directrice régionale a souligné la nécessité de créer davantage de logements sociaux et de développer une programmation à long terme pour résoudre ce problème.

Face à cette situation alarmante, des actions citoyennes se mettent en place. Depuis mars 2023, le collectif «Pas d’enfants à la rue» à Tours et à Blois interpelle les élus et les pouvoirs publics pour trouver des solutions d’hébergement pour les familles sans-abri. Parfois, ces actions incluent l’accueil des familles à l’école Michelet. Cependant, ces initiatives ne sont pas toujours bien accueillies par les autorités.

Vanessa Rigolet, enseignante et membre du collectif, explique que pour elle et ses collègues, l’école doit être un sanctuaire pour les enfants. Refusant de rester les bras croisés face à la réalité des enfants sans-abri, elles ont été mises en cause après avoir accueilli des familles à l’école. Malgré les risques de poursuites judiciaires, Vanessa et sa collègue ont refusé de se plier aux rappels à la loi, préférant mettre en lumière la situation critique des enfants sans-abri à Tours et ailleurs en France.

Cette problématique dépasse les frontières nationales, avec des centaines de milliers de mineurs sans domicile fixe en Europe. En France, les chiffres sont alarmants, avec près de 6000 personnes sans abri ne trouvant pas de place en hébergement d’urgence chaque soir. De plus, 100 000 foyers reconnus prioritaires pour un logement social attendent toujours une solution. Face à cette crise, les associations membres de la FAS ont engagé une procédure en justice contre l’État pour non-assistance à personnes mal-logées.

Les rapports officiels pointent du doigt l’incapacité de l’État français à remplir correctement sa mission en matière de politique d’hébergement des personnes sans-abri et des demandeurs d’asile. La mobilisation citoyenne et les actions en justice tentent de faire entendre la voix des plus vulnérables et de faire respecter leurs droits fondamentaux. La situation des enfants sans-abri en France est préoccupante, et des solutions durables et efficaces doivent être mises en place pour garantir un avenir meilleur à ces enfants en situation de précarité. Les associations estiment que la situation reste à peu près la même tout au long de l’année. Cependant, Séverine Demoustier souligne que ce chiffre est sous-estimé car il ne prend pas en compte les personnes qui ont renoncé à appeler le 115, ni les mineurs non accompagnés en parcours de migration. Depuis 2022, le nombre d’enfants sans-abri a augmenté de 77% dans la région.

Selon Séverine Demoustier, directrice régionale de la Fédération des acteurs de la solidarité, il y a des enfants qui vivent et dorment dans la rue, et certains y naissent même. Cette situation est due au manque de places dans les hébergements d’urgence, mais aussi à l’impact de l’inflation sur les personnes déjà fragiles financièrement. De plus, le manque de logements sociaux maintient des personnes dans les centres d’hébergement d’urgence, alors qu’elles pourraient en sortir. La crise migratoire aggrave encore la situation, tout comme la loi Kasbarian qui a accentué les expulsions locatives.

Face à cette situation, certains agissent. Le collectif «Pas d’enfants à la rue» interpelle les élus et les pouvoirs publics à Tours et à Blois depuis mars 2023. Cependant, deux enseignantes membres du collectif ont été mises en cause après avoir accueilli des familles à l’école Michelet, en avril 2025.

Vanessa Rigolet, l’une de ces enseignantes, refuse de se faire sermonner pour avoir agi. Elle souligne l’importance de protéger les enfants et est prête à aller en justice pour défendre ses actions. La France est l’une des pires élèves en matière de prise en charge des sans-abri et des mal-logés en Europe, avec au moins 400 000 mineurs sans domicile fixe dans l’Union européenne et au Royaume-Uni. Plusieurs rapports officiels critiquent l’État français pour ne pas remplir correctement sa mission en matière d’hébergement des personnes sans-abri et des demandeurs d’asile.

Environ 6000 personnes ne trouvent pas de place en hébergement d’urgence chaque soir, et 100 000 foyers prioritaires au titre du Droit au Logement Opposable sont toujours en attente d’un logement social. Pour faire respecter leurs droits, les associations membres de la FAS ont engagé une procédure en justice contre l’État pour non-assistance à personnes mal-logées en février 2025.

SOURCE

Deja una respuesta

Tu dirección de correo electrónico no será publicada. Los campos obligatorios están marcados con *