La cantine solidaire de la Pagaille à Ivry-sur-Seine est en péril.
«Je viens ici deux fois par semaine pour manger, je serais triste si cela s’arrête». Omoniepe est étudiante. Cette Nigériane de 22 ans pousse souvent la porte de la cantine solidaire La Pagaille à Ivry-sur-Seine dans le Val-de-Marne pour ses repas. «Je n’ai pas le temps de me faire à manger à la maison en plus de mes cours de français. Je viens ici pour manger équilibré et connaître de nouvelles personnes«, relate-t-elle. Comme de nombreux étudiants, en proie à la précarité, elle vient y trouver des plats préparés à partir de produits frais comme de la viande, du poisson ou des fruits et légumes bio dans les locaux d’une recyclerie qui porte le même nom.
Ouverte en 2017, la cantine qui sert entre 75 et 80 repas par semaine est menacée de fermeture faute de finances suffisantes. «Il nous faut 50 000 euros pour fonctionner correctement. Continuer à payer nos salariés et à servir des repas à prix libre«, explique Julie Diter, coordinatrice de l’association «les Bokhalés» qui gère la cantine. Pour Omoniepe, le concept du prix libre est avantageux. «On donne ce que l’on veut et on peut prendre un repas«, indique-t-elle.
Avantageux pour les bénéficiaires, ce modèle économique atteint ses limites pour l’association. «Le coût d’un repas est de 7 euros, car nous utilisons des produits bios issus d’invendus. En moyenne, les bénéficiaires donnent 4,50 euros«, note Julie Diter.
Omoniepe est aussi bénévole au sein de la structure. «Cela me permet de m’intégrer, de rencontrer des personnes et de donner le sourire à ceux qui viennent chercher les repas.«
Pour sauver la cantine, l’association a lancé mercredi dernier une collecte de fonds en ligne pour récolter 10 000 euros. Elle a vu ses dotations baisser fortement ces dernières années. «Notre trésorerie ne nous permet plus de survivre. Les particuliers ont moins de pouvoir d’achat qu’il y a quelques années et donnent logiquement moins. C’est normal, mais il nous est difficile de tenir aujourd’hui.» Autre crainte : la potentielle baisse des subventions publiques dans les prochains mois. Avec les coupes budgétaires annoncées par l’État, les associations souffrent des baisses de ces subventions, les membres de la cantine solidaire craignent de ne pas y échapper non plus.
«Dans notre département, les coupes atteignent entre 40 à 77 % sur des projets sociaux et solidaires», lit-on dans le communiqué qui accompagne la collecte en ligne. Des chiffres fondés sur des baisses de subventions votées par le Conseil Départemental en décembre dernier pour le Secours Catholique et le Secours Populaire. Les subventions de l’association proviennent également de la ville d’Ivry ainsi que d’entreprises et associations partenaires. Le montant des subventions attribué par Ivry est décidé en conseil municipal. La municipalité «réaffirme son engagement auprès de l’association et pour le droit à l’alimentation et la lutte contre la précarité alimentaire. La ville a diffusé la collecte dès le départ«, nous confie la municipalité. Elle affirme être à la recherche «d’autres leviers d’actions pour aider les Bokhalès» au-delà de la collecte. De son côté, le conseil départemental n’était, pour le moment, pas disponible pour répondre à nos sollicitations.
Si ça disparaît je n’aurais pas accès à la même qualité de nourriture.
Un bénéficiaire de la cantine La Pagaille
Les craintes de l’association vont au-delà du plan financier. «C’est une histoire humaine avant tout. Beaucoup de gens viennent ici pour leur seul repas de la journée. Si nous fermons, ces gens n’auront nulle part où aller«, note la coordinatrice. Un sentiment qu’appuie l’étudiante originaire du Nigeria. «Ici, tout le monde côtoie tout le monde, on s’entraide. Il y a des étudiants, des gens qui travaillent, des retraités. On est tous là les uns pour les autres«, note-t-elle.
«Nous sommes un chantier d’insertion. Beaucoup de gens, que ce soit les bénéficiaires ou les bénévoles, comptent sur nous pour se relancer vers une vie plus paisible et nous devons être capable de les aider en ce sens«, estime de son côté Julie Diter. «Si ça disparaît je n’aurais pas accès à la même qualité de nourriture«, témoigne en conclusion un bénéficiaire qui a souhaité rester anonyme.
Ce mardi la collecte a déjà rapporté 9003 euros.
Afin de faire face à la diminution des dons et à la crainte de voir ses subventions réduites, l’association responsable de la cantine solidaire de la Pagaille à Ivry-sur-Seine lance une collecte en ligne pour sauver ce restaurant qui propose des repas accessibles à tous.
La cantine, ouverte en 2017, sert entre 75 et 80 repas par semaine et est menacée de fermeture en raison du manque de financement. Pour continuer à fonctionner correctement et à servir des repas à prix libre, l’association «les Bokhalés» qui gère la cantine a besoin de 50 000 euros. Le concept du prix libre permet aux bénéficiaires de donner ce qu’ils veulent pour pouvoir prendre un repas équilibré préparé à partir de produits frais.
Malgré le modèle économique avantageux pour les bénéficiaires, l’association rencontre des difficultés financières, notamment en raison de la baisse des dons de particuliers et de la diminution des subventions publiques. Pour éviter la fermeture de la cantine, une collecte de fonds en ligne a été lancée pour récolter 10 000 euros. Les dotations de l’association ont fortement diminué ces dernières années, et la baisse des subventions publiques dans les prochains mois est également redoutée.
Les membres de la cantine solidaire craignent de ne pas échapper aux coupes budgétaires annoncées par l’État, qui affectent les associations sociales et solidaires. Les subventions de l’association proviennent de la ville d’Ivry, d’entreprises et d’associations partenaires. La municipalité d’Ivry se dit engagée auprès de l’association et affirme chercher d’autres moyens pour aider les Bokhalés au-delà de la collecte en ligne.
La cantine de la Pagaille est plus qu’un simple restaurant, c’est un lieu d’entraide où étudiants, travailleurs et retraités se côtoient et s’entraident. Pour de nombreuses personnes, c’est l’unique repas de la journée. La coordinatrice de l’association souligne l’aspect humain de cette initiative et l’importance de pouvoir continuer à aider ceux qui en ont besoin.
La collecte en ligne a déjà permis de récolter 9003 euros, mais l’association a encore besoin de soutien pour assurer la pérennité de la cantine solidaire. Si le restaurant venait à fermer, de nombreuses personnes se retrouveraient sans accès à une alimentation de qualité. Il est donc essentiel de mobiliser la solidarité pour sauver ce lieu essentiel pour la communauté locale. Face à la diminution des dons et la perspective de réduire les subventions, les responsables de l’association ont lancé une collecte en ligne pour sauver ce restaurant qui propose des repas abordables pour tous. Please rewrite this sentence.
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