Jean Pormanove, également connu sous les pseudonymes Jean Pormanove ou JP, était un streameur français décédé à l’âge de 46 ans le lundi 18 août. L’influenceur Naruto a annoncé son décès sur Instagram, après que le parquet de Nice a confirmé le décès d’un homme de cet âge lors d’un live streaming. La ministre déléguée chargée du Numérique, Clara Chappaz, a condamné l’horreur absolue des images violentes diffusées mettant en scène le streameur.
Jean Pormanove était connu pour subir des violences filmées en direct pendant des heures. Les vidéos étaient diffusées sur la plateforme australienne Kick, où JP était filmé subissant des humiliations physiques et psychologiques. Les vidéos montraient des scènes de strangulations, de coups, d’insultes, entre autres actes violents.
La mort de Jean Pormanove a été filmée en direct, montrant des violences en direct avant son décès. Une enquête a été ouverte pour rechercher les causes de sa mort, avec une autopsie prévue. Les personnes présentes au moment du décès ont été auditionnées, mais aucune orientation quant aux causes n’a encore été identifiée.
Le gouvernement a saisi l’Arcom et effectué un signalement sur la plateforme Pharos pour examiner les contenus illicites en ligne. La ministre déléguée chargée du Numérique a également contacté les responsables de la plateforme Kick pour obtenir des explications.
Toutes mes condoléances vont à la famille et aux proches de Jean Pormanove, qui a été victime d’humiliations et de maltraitances pendant des mois en direct sur la plateforme Kick. Une enquête judiciaire est en cours, suite à ce drame. En février, la Ligue des droits de l’homme avait alerté l’Arcom sur la modération laxiste de Kick face à des violences potentiellement criminelles, mais n’avait pas reçu de réponse. L’autorité de régulation a pris des mesures suite au décès de Jean Pormanove, en identifiant un représentant légal de Kick et en se rapprochant de l’Office anti-cybercriminalité pour enquêter sur le streameur. Kick a réagi en exprimant sa tristesse et en bannissant les streameurs impliqués en attendant les résultats de l’enquête. La haute-commissaire à l’Enfance a appelé à la vigilance des parents concernant les contenus en ligne. Cette tragédie soulève des questions sur la responsabilité des plateformes dans la régulation des contenus en ligne.
Il était connu sur internet sous les pseudonymes Jean Pormanove ou JP. Le streameur français Raphaël Graven, âgé de 46 ans, est mort lundi 18 août, comme annoncé sur Instagram par l’influenceur Naruto, qui était le protagoniste des vidéos mettant en scène le quadragénaire se faisant frapper et humilier par d’autres personnes. Le parquet de Nice a confirmé ultérieurement le décès de cet homme lors d’un live streaming. La ministre déléguée chargée du Numérique, Clara Chappaz, a qualifié cet événement de «horreur absolue» et a condamné la diffusion des images violentes impliquant la victime. Franceinfo a rapporté les détails de cette tragédie, alors qu’une enquête a été ouverte.
En décembre 2024, Mediapart avait révélé l’existence des vidéos violentes dans lesquelles Jean Pormanove était impliqué. Elles étaient diffusées sur Kick, une plateforme australienne qui est une grande concurrente de Twitch, le leader mondial du live streaming, et qui a des règles de modération plus souples. Sur la chaîne Lokal, suivie par des centaines de milliers d’abonnés et désormais suspendue, JP était filmé en train de subir des humiliations physiques et psychologiques à travers de longues séquences vidéos, notamment de la part de deux partenaires connus sous les noms de Naruto et Safine. Les scènes montraient des strangulations, des coups, des jets d’eau, des insultes…
«C’était du contenu très trash, comme les gens disent, mais on assumait totalement. (…) C’était quand même assez contrôlé, scénarisé, mais on faisait en sorte que ça paraisse spectaculaire. Ça restait dans le cadre du divertissement et du streaming. On était vraiment à des années-lumière de penser qu’il pouvait arriver quelque chose comme ça», a expliqué Gwen, frère de Naruto, qui participait aux directs.
Un autre homme, surnommé Coudoux, en situation de handicap et sous curatelle, était également régulièrement maltraité, selon Mediapart. Les deux hommes avaient déclaré être consentants pour participer à ces vidéos, mais les images montraient également qu’ils craquaient face aux brimades dont ils étaient victimes.
Les spectateurs étaient encouragés à interagir avec les streameurs et à leur faire des dons, ce qui permettait aux protagonistes d’être rémunérés pour leurs contenus violents. La plateforme australienne, créée en 2022, offrait une politique de rémunération plus avantageuse que ses concurrents. Selon le parquet, Coudoux pouvait toucher jusqu’à 2 000 euros par mois, tandis que Jean Pormanove mentionnait des sommes allant jusqu’à 6 000 euros.
Les spectateurs semblaient apprécier cette violence. Ils multipliaient les insultes envers les personnes en situation de handicap dans l’espace de discussion, encourageant les actes brutaux envers JP et Coudoux.
Sa mort a été filmée en direct
La mort du streameur s’est produite en direct, comme rapporté par Mediapart. La vidéo diffusée en live sur Kick lundi, largement partagée depuis, montre JP allongé inanimé sous une couette dans un lit, avec deux autres hommes, l’un d’eux lançant une petite bouteille d’eau en plastique dans sa direction. Plus tôt dans le direct, Jean Pormanove avait été à nouveau victime de violences en direct, Naruto lui ayant asséné une claque, provoquant la colère de Raphaël Graven, avant de le frapper à plusieurs reprises quelques minutes plus tard, tout comme d’autres participants du direct, selon Mediapart.
Le modérateur de la chaîne Lokal sur Kick, qui diffusait les images mettant en scène Jean Pormanove et Naruto, a confirmé son décès aux internautes. Le parquet de Nice a également confirmé le décès d’un homme de 46 ans lors d’un live streaming à Contes (Alpes-Maritimes), sans préciser son identité.
Une enquête a été ouverte et une autopsie sera réalisée
Le parquet a ouvert une enquête pour déterminer les causes du décès et a ordonné une autopsie, qui doit avoir lieu jeudi. Les investigations sont menées par la police judiciaire de Nice, qui a déjà saisi de nombreux matériels et vidéos. Plusieurs personnes présentes au moment du décès ont été auditionnées, mais pour l’instant aucune orientation quant aux causes du décès n’a été établie, selon le parquet.
L’avocat de Naruto a déclaré que son client n’avait aucune responsabilité dans le décès de Jean Pormanove. Il a également annoncé son intention de déposer plainte pour cyberharcèlement subi par son client depuis lundi soir. Les scènes de violence étaient en réalité issues d’un script, selon l’avocat de Safine, et toutes les parties étaient consentantes, précisant que son client était très ami avec le défunt.
En 2024, le parquet de Nice avait déjà ouvert une enquête suite à un article de Mediapart, notamment pour «violences volontaires en réunion sur personnes vulnérables» et «diffusion d’enregistrement d’images relatives à la commission d’infractions d’atteintes volontaires à l’intégrité de la personne». Naruto et Safine avaient été placés en garde à vue et du matériel de tournage avait été saisi. Les protagonistes avaient nié être victimes de violences et indiquaient que les faits étaient des mises en scène pour attirer l’attention et gagner de l’argent.
L’Arcom saisie par le gouvernement
La ministre déléguée chargée du Numérique, Clara Chappaz, a saisi l’Arcom et signalé les événements sur la plateforme Pharos, qui examine les contenus illicites en ligne. Elle a également contacté les responsables de la plateforme Kick pour obtenir des explications.
En février, la Ligue des droits de l’homme avait saisi l’Arcom pour dénoncer la modération laxiste de Kick face à des violences potentiellement pénales. Cette démarche était restée sans réponse, selon la LDH. L’Arcom a indiqué s’être rapprochée de l’Office anti-cybercriminalité pour vérifier si le streameur avait demandé le retrait de contenus sur Kick.com. L’autorité de régulation a pris contact avec plusieurs homologues dans le cadre de cette affaire. En Allemagne, la Bundesnetzagentur a envoyé une demande à Kick.com en janvier pour qu’ils désignent un représentant légal et un point de contact pour les autorités, conformément au Règlement sur les services numériques. Suite au décès de Jean Permanove, l’Arcom a identifié un représentant légal de Kick basé à Malte et est en contact avec lui pour obtenir des informations sur la modération francophone et le cas spécifique de la chaîne ‘Jeanpormanove’. Kick a réagi à cette affaire en exprimant sa tristesse et en annonçant le bannissement des streamers impliqués en attendant l’issue de l’enquête. La haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a appelé à la vigilance des parents concernant les contenus en ligne pour éviter l’exposition des enfants à des contenus violents. Please rewrite this sentence.
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