Ce mercredi 10 décembre se poursuit le procès du médecin anesthésiste Frédéric Péchier, soupçonné d’avoir empoisonné 30 personnes (dont 12 mortellement) entre 2008 et 2017 à Besançon (Doubs). Ce 62e jour sera le dernier consacré aux plaidoiries des avocats des parties civiles. Nos journalistes Jeanne Casez et Sarah Rebouh sont sur place et vous font vivre les temps forts de l’audience.
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11h20 : Me Guillet a terminé sa plaidoirie. L’intervenant suivant n’est autre que Stéphane Giuranna. L’avocat défend de nombreuses familles de victimes : sa plaidoirie devrait être longue, alors la présidente la reporte à cet après-midi. «13h30 ? 14h ?», l’interroge-t-elle. “Comme vous voulez, de toute façon, je n’ai pas faim”, plaisante le conseil, qui préfère peut-être plaider le ventre vide. 13h30 ce sera, tranche la présidente.
11h19 : Charlotte, la fille de Laurence Nicod, a témoigné à la barre durant ce procès, rappelant être victime d’une “dépression chronique” depuis la mort subite de sa mère. “Elle prend des médicaments pour ne pas souffrir. Elle vous explique que la souffrance l’étouffe parfois tellement, qu’elle a fait une tentative de suicide en 2021. Elle la fera en ingérant du tramadol, du tramadol ! C’est effroyable”, livre l’avocate à la barre. Ceux qui ont suivi cette affaire le savent : le tramadol, c’est justement le poison qui a empoisonné sa maman.
Charlotte Grosjean, fille de Laurence Nicod, au procès de Frédéric Péchier
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© Sarah Rebouh
Avec douceur, Me Guillet raconte aussi comment le visage des parents de la victime s’anime lorsqu’ils parlent de leur fille et comment leur gorge se serre, sans pouvoir prononcer un mot, lorsque le procès de Frédéric Péchier s’invite dans la discussion. “C’est pour ça qu’ils ne sont pas venus témoigner ici», traduit leur conseil, qui expose, pour finir, une demande claire aux jurés.
La famille vous demande une chose, sans aucune haine et avec la gentillesse qui les caractérise : c’est que le verdict soit fidèle au serment que vous avez prononcé et à la hauteur de celui que Frédéric Péchier a trahi.
Me Alice Guilletavocate de la famille de Laurence Nicod
11h12 : L’avocate aborde enfin “le coup de grâce pour la famille Nicod”, qui a compris dans la salle que leur proche avait été empoisonnée en deux temps. Pendant ce temps, Frédéric Péchier et sa sœur écoutent attentivement la plaidoirie. Tous les deux fixent l’avocate le visage fermé.
“Rien ne sera épargné à la famille Nicod, car les experts ont expliqué qu’elle pouvait avoir été empoisonnée une deuxième fois par une injection directe. Elle n’était alors sous la supervision que d’un seul médecin, le Dr Péchier qui l’emmène au scanner.»
Ils ont échangé quelques mots et il l’a achevée par une injection qui lui a été fatale. Les yeux dans les yeux ! Mais pourquoi un tel acharnement ? Ses proches sont perdus à l’issue de l’audience.
Me Alice Guilletavocate de la famille de Laurence Nicod
«Laurence n’était pas la cible, elle n’était qu’un moyen de parvenir à ses fins : atteindre le Dr Serri”, déroule Me Guillet, qui rappelle que le Dr Nambot, la compagne du Dr Serri, aurait pu être la cible initiale de l’accusé ce jour-là.
Ce individu n’a jamais montré la moindre empathie. Vous auriez dû en avoir, mais vous n’êtes tout simplement pas capable de le faire ! La famille Horter-Tarby n’est pas crédule et ne se laisse pas tromper facilement ! Le jeune homme avait seulement 4 ans lorsqu’il a été empoisonné. Il avait rappelé à la barre que la communauté médicale avait été sidérée et indignée par l’état de l’enfant. N’oubliez pas qui sont les véritables victimes de cette affaire.»
Kevin Bardot, victime et partie civile au procès Péchier.
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© France 3 Franche-Comté
9h53 :“Pas de rééducation, des douleurs persistantes au niveau de son genou, impression de mourir en cherchant le sommeil, interdiction absolue de faire du sport, fin définitive de sa carrière professionnelle, et perte de confiance en le milieu médical”, énumère l’avocate au sujet de son client, pourtant opéré d’une simple ligamentoplastie, à la clinique Saint-Vincent, le 5 septembre 2016. Le boxeur s’est réveillé plusieurs jours après, sans comprendre ce qui lui était arrivé.
Il a longtemps pensé qu’il était responsable de ce qu’il avait fait subir à sa famille. Sa mère a envisagé de débrancher son fils qui ne sortait pas du coma. Cela avait posé de gros problèmes de famille.
Me Clarisse Berrebiavocate de Kevin Bardot
9h51 : Me Clarisse Berrebi avance à présent face à la cour en tant qu’avocate de Kévin Bardot, le seul patient du Dr Serri à avoir survécu à un EIG en 2016. C’est lui qui a fait le plus de jours de coma : 12. “Pourtant, c’est une force de la nature, vous l’avez vu. Boxeur pro, 26 ans, pas de drogue, pas de produits anabolisants. Le sport, c’est pas un loisir pour lui, c’est toute sa vie”, décrit l’avocate aux cheveux bouclés. “Kévin Bardot est un miraculé, indubitablement”, ajoute-t-elle, rappelant que tous les experts ont reconnu, pour son client, une administration exogène d’adrénaline.
9h48 : “Survivre, ce n’est pas vivre. Quand on subit une opération avec de telles conséquences, et qu’on n’a pas d’explication, on rumine, on a peur de se faire opérer à nouveau”, rappelle l’avocat. «Terriblement désolé qu’il n’ait pas pu connaitre l’issue de ce procès», Nicolas Pasina rend une dernière fois hommage à Christian Dussaut, et retourne s’asseoir.
9h46 : Le conseil poursuit sa démonstration. Il rappelle que l’anesthésiste de M. Dussaut, le Dr Humbert, est “persuadé de n’avoir, à aucun moment, échangé les ampoules”, contrairement à ce que la défense a un temps suggéré. Puis l’avocat démonte une autre supposition de l’accusé à cette barre : le fait qu’il ait pu s’agir d’un problème d’intubation. “Mais à aucun moment les experts ne parlent de ça !”, s’agace-t-il, avant de le répéter plusieurs fois :
Il n’y a pas d’autres solutions que l’hypothèse d’un empoisonnement.
Me Nicolas Pasinaavocat de la famille de Christian Dussaut
9h43 : Me Pasina refait le match, et tente de tordre les conclusions expertales, pourtant déjà débattues devant cette cour. Selon lui, l’arrêt cardiaque de M. Dussaut ne peut être dû à une hypoxie, comme l’ont envisagé certains experts. “Au moment de l’induction, Christian Dussaut était à 99%. Il n’y avait aucun problème d’oxygénation”. Derrière lui, Julie Péchier le fixe intensément, avec étonnement, et prend régulièrement des notes sur un cahier.
Me Nicolas Pasina, avocat de parties civiles, lors du procès de Frédéric Péchier.
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© Fabienne Le Moing / France Télévisions
9h39 : En 2015, la clinique se penche sur les causes de cet arrêt cardiaque inexpliqué. “Tous les soignants qui sont intervenus vont converger vers une seule et unique cause : c’est l’imprégnation d’un produit énergisant. On ne saura jamais lequel”, rappelle Me Pasina.
Dans le cadre de l’enquête policière, “un quatuor d’experts va se pencher sur le cas M. Dussaut. Julie Péchier semble en désaccord avec l’argumentation du conseil, tandis que Frédéric Péchier boit sa boisson énergisante et se sert un verre d’eau. Me Courtois termine sa plaidoirie et est remplacé par Nicolas Pasina, représentant une partie des familles Dussaut et Varguet. Ce dernier relate l’histoire de Christian Dussaut et de son fils Célacien, appelé en urgence à cause de complications post-opératoires. Me Courtois, quant à lui, tente de convaincre les jurés de la culpabilité de Frédéric Péchier en soulignant le manque de remords de l’accusé. Il insiste sur le caractère criminel de l’affaire et affirme que les victimes ont été sacrifiées. Il évoque également le mot «tueur» qui plane sur le procès. Me Courtois critique les pratiques médicales de Frédéric Péchier et le décrit comme un homme dangereux en quête de reconnaissance. Il affirme avec fermeté que ce parallélisme n’est pas une invention juridique, mais une réalité avérée ! Le mercredi 10 décembre, il plaidera en dernier. A cette époque, de nombreux événements indésirables graves (EIG) se produisent dans ces deux établissements privés de soins, dans une proportion anormalement élevée. From September 8 to December 19, 2025, follow the ongoing debates in the courtroom live on our website, thanks to our on-site web journalists Jeanne Casez, Antoine Comte, and Sarah Rebouh.
With the collaboration of Sophie Courageot, deputy editor-in-chief, and Morgane Hecky, digital editing manager, and the reporting teams present at the hearing.
On Wednesday, December 10, the trial of anesthesiologist Frédéric Péchier, suspected of poisoning 30 people (12 fatally) between 2008 and 2017 in Besançon, continues. This 62nd day will be the last dedicated to the lawyers’ closing arguments for the civil parties. Our journalists Jeanne Casez and Sarah Rebouh are on-site to bring you the highlights of the hearing.
This article is regularly updated throughout the day. Feel free to refresh your page.
At 11:20 AM, Me Guillet concluded her closing argument. The next speaker is Stéphane Giuranna, who represents many families of victims. His argument is expected to be long, so the presiding judge postpones it to the afternoon. «1:30 PM? 2 PM?» she asks. «As you wish, anyway, I’m not hungry,» jokes the counsel, who may prefer to argue on an empty stomach. 1:30 PM it is, decides the judge.
At 11:19 AM, Charlotte, the daughter of Laurence Nicod, testified during the trial, stating she suffers from «chronic depression» since her mother’s sudden death. The lawyer at the bar reports that Charlotte takes medication to avoid suffering and reveals that she attempted suicide in 2021 by ingesting tramadol, the same poison that killed her mother.
With compassion, Me Guillet also describes how the parents of the victim light up when speaking about their daughter and how their throats tighten when the trial of Frédéric Péchier is brought up. «That’s why they didn’t come to testify here,» explains their counsel, who concludes with a clear request to the jurors.
At 11:12 AM, the lawyer finally addresses «the final blow for the Nicod family,» who realized in the courtroom that their loved one had been poisoned in two stages. Meanwhile, Frédéric Péchier and his sister listen attentively to the closing argument, both with stern faces.
«Nothing will be spared for the Nicod family, as the experts have explained that she could have been poisoned a second time by a direct injection.» Elle n’était pas supervisée par un seul médecin, le Dr Péchier, qui l’a emmenée au scanner. Ils ont échangé quelques mots et il l’a achevée par une injection qui lui a été fatale. Les yeux dans les yeux ! Mais pourquoi un tel acharnement ? Ses proches sont perdus à l’issue de l’audience. Me Alice Guillet, avocate de la famille de Laurence Nicod, déclare que Laurence n’était pas la cible, mais un moyen pour atteindre le Dr Serri. Elle souligne le manque d’empathie de l’accusé.
Me Guillet explique que le poison a été placé dans une poche de Madame Nicod. L’accusé l’aurait achevée alors qu’il l’accompagnait au scanner. Elle souligne le calvaire de Laurence Nicod qui a duré plus de 15 heures. L’avocate se base sur des notes et regarde régulièrement les jurés.
Me Guillet prend le relais de Me Celeyron pour défendre la famille de Laurence Nicod. Elle rappelle le serment d’Hippocrate et souligne le manque de conscience de l’accusé. Elle évoque le profil de Laurence Nicod, une sportive et podologue blessée à l’épaule après une chute de ski.
Le père de Tedy Hoerter-Tarby, Hervé, présent depuis le début du procès, est mentionné par son avocat. Me Celeyron souligne l’ironie de voir Hervé, issu d’une communauté, être apprécié par l’assemblée de notables qui craignait auparavant l’accusé. Aujourd’hui, l’avocat lance avec force : «C’est la revanche des ploucs, des beubeus, des scientifiques, des connards, des débiles !» Son discours saisit l’auditoire.
À 10h53, Me Ceyleron rappelle qu’il y a beaucoup de préjugés sur la famille de ses clients issus de la communauté gitane, les encourageant à être fiers. Il cite une conversation où Frédéric Péchier parle de la famille Horter-Tarby de manière dénigrante, soulignant qu’ils ne sont pas des naïfs à qui on peut faire croire n’importe quoi.
À 10h50, l’avocat rappelle que Tedy Hoerter-Tarby a grandi dans l’affaire Péchier, évoquant le moment où l’enfant a demandé à son père s’ils avaient essayé de le tuer. L’avocat souligne l’émotion croissante des parents de Tedy dans la salle.
À 10h45, Me Archibald Celeryon critique vivement la défense de l’accusé, soulignant que Péchier persiste à nier l’empoisonnement de Tedy malgré les preuves.
Plus tard, l’avocat souligne les éléments à charge contre Péchier et écarte l’argument des patchs posés sur l’enfant. Il met en avant cinq signes de l’implication de l’accusé dans l’arrêt cardiaque de Tedy.
Enfin, l’avocat de la famille Hoerter-Tarby interpelle directement les jurés sur l’ignominie de la défense de Péchier et rappelle les propos de l’accusé sur BFMTV. Le cinquième point concerne l’administration du gluconate de calcium, avec une pointe d’exaspération de la part de Me Celeyron : «Si ce n’est pas signé Frédéric Péchier…». Il laisse ensuite aux jurés le soin de compléter cette phrase dans leur esprit.
Me Celeyron revient ensuite sur l’événement indésirable grave (EIG) de Tedy, le qualifiant de «2016, l’année noire, l’hécatombe», en rappelant un autre empoisonnement reconnu par Monsieur Péchier, celui de Laurence Nicod. Il critique vivement l’idée que ce soit une erreur médicale, soulignant qu’il s’agit clairement d’un empoisonnement. Il affirme que cette tentative d’assassinat porte la signature de Frédéric Péchier.
Le pénaliste continue sa démonstration avec calme et clarté, évoquant les témoignages qui incriminent Péchier. Il souligne le rôle du Dr Cherreau, ami de Péchier, qui a finalement reconnu l’évidence médicale. Me Celeyron insiste sur le caractère unique et rarissime de l’EIG de Tedy, soulignant que l’enfant ne pouvait pas faire un arrêt cardiaque de 25 minutes lors d’une opération des amygdales.
Il relate ensuite le calvaire vécu par Tedy et ses parents, qui ont veillé sur lui chaque jour. La mère, enceinte à ce moment-là, priait pour ne pas perdre ses deux enfants à cause du traumatisme de voir Tedy dans cet état. Me Celeyron cite également le directeur d’enquête Olivier Verguet. Il avait rappelé à cette barre l’impact de l’enfant sur la communauté médicale, provoquant «sidération et indignation». Rappelez-vous qui sont les véritables victimes dans cette affaire.»
Kevin Bardot, victime et partie civile au procès Péchier.
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© France 3 Franche-Comté
9h53 :“Pas de rééducation, des douleurs persistantes au niveau de son genou, impression de mourir en cherchant le sommeil, interdiction absolue de faire du sport, fin définitive de sa carrière professionnelle, et perte de confiance en le milieu médical”, énumère l’avocate au sujet de son client, pourtant opéré d’une simple ligamentoplastie, à la clinique Saint-Vincent, le 5 septembre 2016. Le boxeur s’est réveillé plusieurs jours après, sans comprendre ce qui lui était arrivé.
Il a longtemps pensé qu’il était responsable de ce qu’il avait fait subir à sa famille. Sa mère a envisagé de débrancher son fils qui ne sortait pas du coma. Cela avait posé de gros problèmes de famille.
Me Clarisse Berrebiavocate de Kevin Bardot
9h51 : Me Clarisse Berrebi avance à présent face à la cour. Elle est l’avocate de Kévin Bardot, le seul patient du Dr Serri à avoir survécu à un EIG en 2016. C’est lui qui a fait le plus de jours de coma : 12. “Pourtant, c’est une force de la nature, vous l’avez vu. Boxeur pro, 26 ans, pas de drogue, pas de produits anabolisants. Le sport, c’est pas un loisir pour lui, c’est toute sa vie”, décrit l’avocate aux cheveux bouclés. “Kévin Bardot est un miraculé, indubitablement”, ajoute-t-elle, rappelant que tous les experts ont reconnu, pour son client, une administration exogène d’adrénaline.
9h48 : “Survivre, ce n’est pas vivre. Quand on subit une opération avec de telles conséquences, et qu’on n’a pas d’explication, on rumine, on a peur de se faire opérer à nouveau”, rappelle l’avocat. «Terriblement désolé qu’il n’ait pas pu connaître l’issue de ce procès», Nicolas Pasina rend une dernière fois hommage à Christian Dussaut, et retourne s’asseoir.
9h46 : Le conseil poursuit sa démonstration. Rappelle que l’anesthésiste de M. Dussaut, le Dr Humbert, est “persuadé de n’avoir, à aucun moment, échangé les ampoules”, contrairement à ce que la défense a un temps suggéré. Puis l’avocat démonte une autre supposition de l’accusé à cette barre : le fait qu’il ait pu s’agir d’un problème d’intubation. “Mais à aucun moment les experts ne parlent de ça !”, s’agace-t-il, avant de le répéter plusieurs fois :
Il n’y a pas d’autres solutions que l’hypothèse d’un empoisonnement.
Me Nicolas Pasinaavocat de la famille de Christian Dussaut
9h43 : Me Pasina refait le match, et tente de tordre les conclusions expertales, pourtant déjà débattues devant cette cour. Selon lui, l’arrêt cardiaque de M. Dussaut ne peut être dû à une hypoxie, comme l’ont envisagé certains experts. “Au moment de l’induction, Christian Dussaut était à 99%. Il n’y avait aucun problème d’oxygénation”. Derrière lui, Julie Péchier le fixe intensément, avec étonnement, et prend régulièrement des notes sur un cahier.
Me Nicolas Pasina, avocat de parties civiles, lors du procès de Frédéric Péchier.
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© Fabienne Le Moing / France Télévisions
9h39 : En 2015, la clinique se penche sur les causes de cet arrêt cardiaque inexpliqué. “Tous les soignants qui sont intervenus vont converger vers une seule et unique cause : c’est l’imprégnation d’un produit énergisant. On ne saura jamais lequel”, rappelle Me Pasina.
Dans le cadre de l’enquête policière, “un quatuor d’experts va se pencher sur le cas M. Dussaut. Frédéric Péchier semble indifférent aux accusations portées contre lui, tandis que son avocate, Julie Péchier, semble désapprouver les arguments du conseil. Pendant ce temps, Me Courtois tente de convaincre les jurés de la culpabilité de Péchier, soulignant l’absence de remords de l’accusé. Il insiste sur le caractère criminel et tragique de l’affaire, affirmant que les victimes ont été sacrifiées par un système mis en place par Péchier. Il souligne également le manque de reconnaissance et de responsabilité de l’accusé, qui n’a jamais prononcé le mot «pardon». Me Courtois conclut en mettant en évidence les similitudes entre les cas de ses clients et d’autres victimes, soulignant le modus operandi de Péchier. Il affirme avec fermeté : «Ce parallélisme n’est pas une invention juridique, c’est une réalité avérée !» Il plaidera en dernier ce mercredi lors du procès. À cette époque, un nombre excessif d’événements indésirables graves (EIG) se produisent dans ces deux établissements privés de soins. Today, Wednesday, December 10th, the trial of anesthesiologist Dr. Frédéric Péchier continues. He is suspected of poisoning 30 people (12 fatally) between 2008 and 2017 in Besançon, Doubs. This 62nd day will be the last dedicated to the lawyers’ closing arguments for the plaintiffs. Our journalists Jeanne Casez and Sarah Rebouh are on-site and will provide updates on the key moments of the proceedings.
11:20 AM: Me Guillet has concluded his closing argument. The next speaker is Stéphane Giuranna, who represents many families of victims. His argument is expected to be lengthy, so the presiding judge postpones it to this afternoon. «1:30 PM? 2 PM?» she asks. «As you wish, anyway, I’m not hungry,» jokes the counsel, who may prefer to argue on an empty stomach. 1:30 PM it is, decides the judge.
11:19 AM: Charlotte, the daughter of Laurence Nicod, testified in court during this trial, revealing she suffers from a «chronic depression» since her mother’s sudden death. «She takes medication to avoid suffering. She explains that the pain sometimes suffocates her so much that she attempted suicide in 2021. She did it by ingesting tramadol, tramadol! It’s dreadful,» the lawyer states in court. Those following this case know that tramadol is the poison that killed her mother.
Me Guillet also tenderly describes how the parents of the victim light up when talking about their daughter and how their throats tighten, unable to speak, when the trial of Frédéric Péchier is brought up. «That’s why they didn’t come to testify here,» translates their counsel, who finally makes a clear request to the jurors.
11:12 AM: The lawyer finally addresses «the final blow for the Nicod family,» who realized in the courtroom that their loved one had been poisoned in two stages. Meanwhile, Frédéric Péchier and his sister listen attentively to the closing argument. Both of them gaze at the lawyer with stern faces.
«Nothing was spared for the Nicod family, as the experts explained that she may have been poisoned a second time by a direct injection. She was then under the supervision of only one physician, Dr. Péchier, who took her to the scanner.»
They exchanged a few words, and he finished her off with an injection that proved fatal. Les yeux fixés l’un dans l’autre ! Pourquoi tant de persistance ? Ses proches sont déboussolés à la fin de l’audience. Me Alice Guillet, avocate de la famille de Laurence Nicod, exprime : «Laurence n’était pas la cible, elle était simplement un moyen pour atteindre le Dr Serri». Elle souligne que le Dr Nambot aurait pu être la cible initiale de l’accusé ce jour-là. Me Guillet déclare : «Cet homme n’a jamais montré la moindre empathie. Vous auriez dû en avoir, mais vous en êtes tout simplement incapable !»
Elle poursuit en expliquant que le poison a été introduit dans une poche de Madame Nicod. Elle revient sur le calvaire enduré par Laurence Nicod pendant plus de 15 heures. Me Guillet affirme également : «Le Dr Péchier lui injectera sept doses d’intralipides, ajoutées aux deux doses injectées par le Dr Serri. C’est presque un litre qu’on verse dans le corps de Laurence Nicod. Une réanimation sans aucune cohérence.»
Me Guillet insiste sur le fait que Laurence Nicod a souffert pendant de longues heures. Elle évoque le serment d’Hippocrate et souligne que Frédéric Péchier semble être le seul à ne pas le respecter. Elle rappelle le profil de Laurence Nicod, une sportive et podologue qui voulait retravailler malgré une blessure à l’épaule. La prise de parole de l’avocat captive l’assemblée. Le jeune homme avait quatre ans lorsqu’il a été victime d’un empoisonnement. Il avait rappelé à la barre l’immense choc et la colère ressentis par la communauté médicale concernant l’enfant. Remember who the real victims are in this case.»
Kevin Bardot, victim and civil party in the Péchier trial.
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© France 3 Franche-Comté
9:53: «No rehabilitation, persistent pain in his knee, feeling of dying while seeking sleep, absolute ban on sports, definitive end to his professional career, and loss of trust in the medical field», enumerates the lawyer about her client, who underwent a simple ligamentoplasty at the Saint-Vincent clinic on September 5, 2016. The boxer woke up several days later, not understanding what had happened to him.
He long thought he was responsible for what he had put his family through. His mother considered unplugging her son who was not coming out of a coma. This caused major family problems.
Me Clarisse Berrebilawyer for Kevin Bardot
9:51: Me Clarisse Berrebi now advances before the court. She is the lawyer for Kevin Bardot, the only patient of Dr. Serri to have survived an EIG in 2016. He had the most days in a coma: 12. «However, he is a force of nature, you have seen it. Pro boxer, 26 years old, no drugs, no anabolic steroids. Sports is not a hobby for him, it’s his whole life», describes the curly-haired lawyer. «Kevin Bardot is undeniably a miracle,» she adds, reminding that all experts have recognized, for her client, an exogenous administration of adrenaline.
9:48: «To survive is not to live. When you undergo an operation with such consequences, and have no explanation, you ruminate, you fear being operated on again», recalls the lawyer. «Terribly sorry that he could not know the outcome of this trial», Nicolas Pasina pays a final tribute to Christian Dussaut, and returns to his seat.
9:46: The counsel continues his demonstration. He recalls that Mr. Dussaut’s anesthesiologist, Dr. Humbert, is «convinced that he never exchanged the vials at any time», contrary to what the defense had suggested at one point. Then the lawyer dismantles another assumption of the accused at this bar: the fact that it could have been an intubation problem. «But at no point do the experts mention that!», he exclaims, repeating it several times:
There are no other solutions than the hypothesis of poisoning.
Me Nicolas Pasinalawyer for the family of Christian Dussaut
9:43: Me Pasina replays the match and tries to twist the expert conclusions, which have already been debated before this court. According to him, Mr. Dussaut’s cardiac arrest cannot be due to hypoxia, as some experts had considered. «At the time of induction, Christian Dussaut was at 99%. There was no oxygenation problem.» Behind him, Julie Péchier fixes him intensely, with amazement, and regularly takes notes on a notebook.
Me Nicolas Pasina, lawyer for civil parties, during the trial of Frédéric Péchier.
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© Fabienne Le Moing / France Télévisions
9:39: In 2015, the clinic investigates the causes of this unexplained cardiac arrest. «All the caregivers who intervened will converge on a single cause: it is the impregnation of an energizing product. We will never know which one», recalls Me Pasina.
As part of the police investigation, «a quartet of experts will examine the case of Mr. Dussaut. On pourrait avoir l’impression que les experts n’étaient pas d’accord sur ce cas, mais moi, je ne suis pas d’accord», déclare Julie Péchier, désapprouvant l’argumentation du conseil. Pendant ce temps, Frédéric Péchier boit de la boisson énergisante et se sert un verre d’eau.
À 9h35, après avoir répété à plusieurs reprises que tout le monde est convaincu de la culpabilité de Frédéric Péchier, Me Courtois quitte l’estrade. Nicolas Pasina prend la parole, représentant une partie des familles Dussaut et Varguet.
À 9h31, la plaidoirie de Me Courtois touche à sa fin. Il tente de convaincre les jurés en soulignant l’importance de rendre justice aux familles des victimes. Il insiste sur le fait que la présomption de vérité due aux victimes est primordiale.
À 9h26, Me Courtois attire l’attention sur le comportement de Frédéric Péchier, soulignant le manque de remords et d’empathie de l’accusé. Il insiste sur le fait que les familles des victimes n’ont jamais entendu un simple mot de pardon de la part de Frédéric Péchier.
À 9h23, l’avocat souligne le caractère criminel et tragique de l’affaire, accusant Frédéric Péchier d’avoir utilisé les victimes comme des pions pour atteindre ses objectifs. Il affirme que les victimes ont été sacrifiées délibérément.
À 9h21, Me Courtois évoque le mot «tueur» qui plane sur le procès, soulignant que cela est devenu une vérité après soixante jours d’audience. Il insiste sur le fait que les victimes ont été sacrifiées par un système orchestré par Frédéric Péchier.
À 9h17, Me Courtois détaille les gestes accusateurs de Frédéric Péchier lors de la réanimation de la patiente, dénonçant des pratiques contraires aux recommandations médicales. Il souligne également le diagnostic posé par l’accusé, qu’il qualifie d’auto-révélation.
À 9h13, l’avocat fait le parallèle entre le cas de sa cliente et celui de Laurence Nicod, soulignant les similitudes dans les circonstances des empoisonnements. Il affirme avec conviction : «Ce parallélisme n’est pas une invention juridique, c’est une réalité avérée !» Ce mercredi, il plaidoiera en dernier.
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