L’autopsie de Jean Pormanove, mort en direct depuis Contes (Alpes-Maritimes), aura lieu ce jeudi 21 août 2025. Plusieurs auditions et de nombreuses saisies de matériel ont été réalisées, indique le procureur.
L’effroi reste considérable après le décès de Jean Pormanove, de son vrai nom Raphaël Graven, survenu dans la nuit du 17 au 18 août alors qu’il diffusait un live marathon depuis Contes, près de Nice. Dans un communiqué publié ce mercredi 20 août 2025, le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, apporte de nouveaux éléments sur l’avancée des investigations.
Le procureur confirme que l’autopsie de la victime sera réalisée jeudi 20 août dans la matinée. Objectif : déterminer les causes exactes de la mort du streamer de 46 ans. Plusieurs personnes présentes au moment du drame ont déjà été auditionnées, mais «sans qu’à ce stade elles ne permettent de donner une orientation quant aux causes du décès,» précise le procureur. En parallèle, «de nombreuses saisies de matériels et vidéos ont également été réalisées», afin de retracer avec précision les faits intervenus dans les heures et jours précédant la mort, susceptibles d’y avoir contribué.
Le parquet rappelle que ce nouveau volet d’enquête s’articule avec une procédure ouverte dès le 16 décembre 2024, après la parution d’un article de Mediapart. Celui-ci révélait l’existence de vidéos diffusées sur la plateforme Kick, où des personnes vulnérables étaient exposées à des humiliations et des violences, parfois encouragées par les dons d’internautes. Cette enquête, confiée au service local de police judiciaire (SLPJ) de Nice, porte sur plusieurs chefs d’infractions :
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provocation publique à la haine ou à la violence contre des personnes en raison de leur handicap,
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violences volontaires en réunion sur personnes vulnérables, ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours,
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diffusion d’images liées à des atteintes volontaires à l’intégrité de la personne.
Le 8 janvier 2025, deux influenceurs niçois soupçonnés d’être impliqués avaient été interpellés et placés en garde à vue. Une perquisition avait permis la saisie de matériel informatique et audiovisuel d’une valeur de plusieurs milliers d’euros. Dans le même temps, plusieurs personnes apparaissant comme victimes avaient été entendues par les enquêteurs.
Lors de leurs auditions, les deux principaux intéressés – dont Jean Pormanove lui-même – avaient contesté être victimes de violences. Ils affirmaient au contraire que les mises en scène visaient à «faire le buzz» et à générer des revenus. Un participant surnommé «Coudoux» évoquait jusqu’à 2000 euros par mois, tandis que Jean Pormanove parlait de 6000 euros mensuels. Tous deux assuraient n’avoir jamais été blessés, être libres de leurs mouvements et avaient refusé tout examen médical ou psychiatrique. Jean Pormanove expliquait en outre exercer cette activité dans le cadre d’une société qu’il avait créée, sans lien financier direct avec les autres protagonistes.
Au regard de ces éléments, les gardes à vue avaient été levées, mais les investigations se poursuivaient, indique toujours le procureur dans son communiqué. Elles visent notamment à analyser la très grande quantité de vidéos et de matériels saisis, afin de comprendre les comportements des protagonistes dans et en dehors des phases de diffusion. Les enquêteurs cherchent également à déterminer les conditions juridiques et financières de réalisation de ces vidéos, ainsi que les liens exacts entretenus avec les plateformes de streaming.
Le procureur rappelle également qu’une enquête était déjà ouverte depuis décembre 2024 sur les violences et humiliations diffusées lors des lives de Jean Pormanove. Il est rappelé qu’une enquête était déjà en cours depuis décembre 2024 concernant les violences et humiliations diffusées lors de ses lives.
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