En 20 ans d’existence, le dispositif «Alerte enlèvement» a prouvé son efficacité en retrouvant un total de 38 enfants vivants grâce à une mobilisation massive et strictement encadrée. En 20 ans, le dispositif «Alerte enlèvement» a prouvé son efficacité.

Vingt ans après la création du dispositif, ce sont au total 38 enfants qui ont été retrouvés vivants grâce à une mobilisation massive et strictement encadrée.


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Le plan Alerte enlèvement permet la diffusion rapide, sur l’ensemble du territoire national, d’informations précises dans le but de retrouver l’enfant le plus rapidement possible. (THOMAS COEX / AFP)

Le 28 février 2006, le dispositif «Alerte enlèvement» faisait son apparition en France. Déclenché lorsqu’un enfant disparaît, ce dispositif permet de diffuser dans les médias, les aéroports, les gares, les autoroutes et partout sur le territoire où cela semble pertinent, un message d’alerte pour retrouver au plus vite le ou les disparus. Un message diffusé toutes les 15 minutes pendant au moins trois heures renouvelables, pour alerter la population et recueillir le plus de témoignages possibles.

Le premier déclenchement de l’Alerte enlèvement remonte à juillet 2006, lorsque Emeline et Mélissa, 8 et 10 ans, disparaissent à Angers. C’est aussi un premier succès. Sur 37 déclenchements en 20 ans, 35 ont permis de retrouver les enfants sains et saufs.

Pour la majorité, ces mineurs ont été enlevés par un de leur parent, comme dans les deux dossiers en deux ans auxquels a eu affaire en deux ans le procureur de Bobigny, Eric Mathais. Il explique que le dispositif a initialement été calqué sur le modèle des Etats-Unis et de leur «Amber Alert», créé après l’enlèvement et l’assassinat de la petite Amber Hagerman au Texas en 1996. Au départ, cela concernait surtout des «enlèvements crapuleux«, mais rapidement, «on s’est rendu compte que dans des enlèvements familiaux, c’était aussi quelque chose qui pouvait être utile«.

À chaque disparition, le procureur doit analyser les moindres détails, réunir un certain nombres de critères avant de lancer l’alerte. Il faut notamment déterminer si la vie de l’enfant est en danger, mais aussi vérifier s’il y a suffisamment d’éléments pour l’appel à témoins, comme une photo ou une plaque d’immatriculation.

Le 21 février dernier, c’est une fois ces informations rassemblées que le dispositif a pu être lancé à Bobigny, après l’enlèvement de trois enfants âgés de 6 semaines à 2 ans, à Épinay-sur-Seine. «Vendredi en fin de soirée, avec ma collègue, on a échangé pour savoir s’il était nécessaire de déclencher l’alerte enlèvement, relate le procureur. Nous en avons parlé au parquet général vers 23 heures.» S’ensuivent des «échanges intenses» jusqu’à 2 heures du matin, l’alerte est ensuite déclenchée une heure plus tard.

«Nous avons quasiment passé la nuit à préparer le message de diffusion, c’est vraiment un travail très intense.»

Eric Mathais, procureur de Bobigny

à franceinfo

Il a ensuite fallu rester mobilisé jusqu’au dimanche soir. «Quand on retrouve l’enfant vivant, on ne regrette pas toutes les heures, y compris les nuits blanches qu’on a passées à traiter le dossier. On se dit : mission accomplie», admet-il, alors que le nourrisson de 6 semaines a été retrouvé. L’alerte enlèvement a ensuite été levée, mais ses parents et leurs deux autres enfants sont toujours recherchés.

Ce dispositif permet aussi d’alerter les enquêteurs au-delà des frontières françaises, assure le procureur.

En 2024, Eric Mathais cherchait Santiago, et c’est grâce à l’alerte enlèvement déclenchée en France que l’enfant a été retrouvé aux Pays-Bas quatre jours plus tard.

Vingt ans après la création du dispositif, 38 enfants ont été retrouvés vivants grâce à une mobilisation massive et strictement encadrée.

Le 28 février 2006, le dispositif «Alerte enlèvement» a été mis en place en France. Déclenché en cas de disparition d’un enfant, il permet de diffuser un message d’alerte dans les médias et sur tout le territoire pour retrouver au plus vite les disparus. Ce dispositif a été un succès, avec 35 enfants retrouvés sains et saufs sur 37 déclenchements en 20 ans.

Le procureur Eric Mathais de Bobigny a souligné l’importance de ce dispositif, inspiré du modèle américain «Amber Alert». Il explique que la décision de déclencher l’alerte est prise après une analyse minutieuse des détails de la disparition. Il faut notamment vérifier si la vie de l’enfant est en danger et s’il y a suffisamment d’éléments pour un appel à témoins.

En février 2024, l’alerte a été déclenchée à Bobigny après l’enlèvement de trois enfants. Le procureur a souligné l’intensité du travail nécessaire pour préparer et diffuser le message d’alerte. Malgré les nuits blanches, il affirme que retrouver un enfant vivant est une mission accomplie. Le dispositif a ensuite été activé, mais les parents et leurs deux autres enfants sont toujours recherchés.»

Le procureur souligne également l’importance de ce dispositif pour alerter les enquêteurs au-delà des frontières françaises. En 2024, lors de la recherche du petit Santiago par Eric Mathais, l’alerte enlèvement déclenchée en France a permis de retrouver l’enfant aux Pays-Bas quatre jours plus tard.

Depuis sa création il y a vingt ans, le dispositif «Alerte enlèvement» a permis de retrouver au total 38 enfants vivants grâce à une mobilisation massive et strictement encadrée.

Le 28 février 2006 marquait l’introduction du dispositif «Alerte enlèvement» en France. Ce système est activé en cas de disparition d’un enfant pour diffuser un message d’alerte dans les médias, les transports et autres lieux stratégiques afin de retrouver rapidement les disparus. Les messages sont diffusés toutes les 15 minutes pendant au moins trois heures, renouvelables, pour mobiliser la population et obtenir des témoignages.

Le premier déclenchement de l’Alerte enlèvement a eu lieu en juillet 2006 lors de la disparition d’Emeline et Mélissa, 8 et 10 ans, à Angers. Ce premier cas a été un succès parmi les 37 déclenchements en 20 ans, ayant permis de retrouver 35 enfants sains et saufs.

La plupart des cas impliquent des enlèvements parentaux, comme les deux affaires auxquelles le procureur de Bobigny, Eric Mathais, a été confronté en deux ans. Le dispositif s’inspire du modèle américain «Amber Alert», créé après le tragique enlèvement et meurtre de la petite Amber Hagerman au Texas en 1996. Initialement axé sur les enlèvements criminels, il s’est avéré utile également pour les enlèvements familiaux.

Avant de déclencher l’alerte, le procureur doit évaluer divers critères pour déterminer si la vie de l’enfant est en danger et s’il existe suffisamment d’éléments pour un appel à témoins, comme une photo ou une description du véhicule.

Le 21 février dernier, l’alerte enlèvement a été lancée à Bobigny après l’enlèvement de trois enfants âgés de 6 semaines à 2 ans à Épinay-sur-Seine. Le procureur a pris la décision de déclencher l’alerte après avoir rassemblé les informations nécessaires.

L’alerte enlèvement a été déclenchée après des échanges intenses au parquet général vers 23 heures. Les préparatifs du message de diffusion ont duré jusqu’à 2 heures du matin. Le procureur de Bobigny, Eric Mathais, a qualifié ce travail de très intense. Ils sont restés mobilisés jusqu’au dimanche soir, mais ont finalement retrouvé le nourrisson de 6 semaines. L’alerte enlèvement a été levée, mais les parents et leurs deux autres enfants sont toujours recherchés. Ce dispositif a également permis de retrouver un enfant aux Pays-Bas grâce à l’alerte enlèvement déclenchée en France en 2024.

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