En 2025, le nombre de noyades a augmenté par rapport à 2024 en raison d’une météo très chaude et ensoleillée, ainsi que de baignades non surveillées, ont indiqué les autorités. Cependant, cette augmentation soulève également des questions sur les lacunes de l’apprentissage de la natation.
Illiam prend une grande inspiration, ferme les yeux et plonge sous l’eau, sa tête enveloppée dans un bonnet orange. Ces gestes, effectués consciencieusement à chaque plongeon dans le bassin du stade nautique Maurice Thorez à Montreuil (Seine-Saint-Denis), n’étaient pas toujours faits avec autant d’enthousiasme par le garçon de 6 ans et demi. L’année précédente, il avait eu une mauvaise expérience en tombant à l’eau et en paniquant, ce qui l’avait rendu mal à l’aise dans cet élément. Pour l’aider à surmonter sa peur, sa mère l’a inscrit à un stage intensif de natation, offert gratuitement aux enfants dans plusieurs communes du département.
«J’ai inscrit mon fils à ces stages car il ne savait pas nager. La noyade est l’une de mes plus grandes craintes», confie Mélodie, la mère d’Illiam, qui a également une fille de 3 ans et demi. «L’objectif est que les enfants apprennent à se sauver et adoptent les bons gestes, qu’ils sachent revenir au bord s’ils tombent à l’eau», explique Benoît Montagna, directeur de la structure. Le besoin est urgent. Entre le 1er juin et le 13 août, 1 013 personnes ont été victimes de noyades, dont 268 ont été mortelles, selon le dernier bulletin de Santé publique France publié le vendredi 22 août. Cela représente une augmentation de 14% par rapport à l’année 2024.
Cette hausse s’explique en partie par les conditions météorologiques favorables à la baignade, avec deux vagues de chaleur, dont une particulièrement longue et précoce entre le 19 juin et le 6 juillet, et des températures dépassant 35°C sur une grande partie du territoire. «On observe également des pics lors des ponts, comme ceux du 14 juillet et du 15 août, en raison de l’afflux de personnes vers des zones de baignade pour se rafraîchir par temps chaud», explique Agnès Verrier, chargée de projet à la direction de la prévention chez Santé publique France. «Mais il est essentiel que la baignade se fasse en toute sécurité.» Cela implique de choisir des zones surveillées, d’éviter les zones de baignade interdites, de ne pas perdre de vue les enfants au bord de l’eau, de se baigner avec eux et d’entrer progressivement dans l’eau par temps très chaud pour éviter un choc thermique.
Les noyades mortelles ont particulièrement augmenté chez les jeunes, selon le précédent bulletin de Santé publique France datant du 1er août. Ainsi, entre le 1er juin et le 13 août, 37 enfants et adolescents âgés de 6 à 17 ans sont décédés en 2025, contre 28 l’année précédente. La plupart de ces décès survenaient dans des lieux de baignade non surveillés par des maîtres-nageurs agréés : 43% dans des cours d’eau et 22% dans des piscines privées familiales. La noyade est la première cause de mortalité par accident domestique chez les moins de 25 ans, selon l’agence de santé publique.
Le 4 août, deux enfants de 6 et 8 ans ont été retrouvés morts dans la piscine d’un particulier à Antibes (Alpes-Maritimes). Trois jours plus tard, un garçon de 5 ans a été retrouvé au bord d’un lac à Roquebrune-sur-Argens (Var). Le 13 août, les secours ont découvert le corps inanimé d’un enfant de 4 ans dans la piscine d’un camping en Gironde, en compagnie de son frère de 9 ans, sans adulte pour les surveiller. «Dans une piscine surveillée par des maîtres-nageurs sauveteurs, le risque de noyade est très faible», affirme Axel Lamotte, membre du comité directeur de la Fédération française des maîtres-nageurs sauveteurs. «Il peut arriver que des personnes se sentent mal, mais elles sont secourues rapidement.»
«La noyade survient souvent silencieusement. Personne ne crie en agitant les bras», souligne Axel Lamotte, membre du comité directeur de la Fédération française des maîtres-nageurs sauveteurs.
Chez les tout-petits, les noyades mortelles sont souvent dues à un manque de surveillance des parents. «Il est crucial de ne pas perdre de vue les enfants au bord de l’eau», insiste Agnès Verrier de Santé publique France. «Chez les adultes, les noyades surviennent généralement en mer. Certaines personnes ont l’habitude de nager et sous-estiment la fatigue qui peut être fatale», souligne-t-elle.
«Si vous souhaitez nager sur une longue distance, restez près de la plage, à 5 mètres du bord. Il est inutile d’aller jusqu’à la bouée», conseille Axel Lamotte. Pendant les périodes de forte chaleur, l’agence de santé publique recommande d’éviter l’alcool et les repas copieux avant de se baigner, et de privilégier les baignades matinales ou en fin d’après-midi lorsque la température est plus clémente.
La météo et les comportements à risque sont légitimement pointés du doigt par les autorités. Cependant, cette augmentation du nombre de noyades soulève également des questions sur l’apprentissage de la natation, en particulier à l’école. «Permettre à chacun de savoir nager en toute sécurité dès son plus jeune âge est une priorité de l’enseignement de l’éducation physique et sportive», affirmait une note du ministère de l’Éducation nationale datée de 2022. En pratique, de nombreux élèves arrivent au collège sans leur attestation scolaire de «savoir nager en sécurité» (ASNS). Ce test permet d’évaluer si l’élève est capable de se déplacer sur le ventre et sur le dos sur une distance de 20 mètres et de rester immobile dans l’eau pendant 15 secondes.
Seuls 66,3% des élèves entraient au collège avec ce test réussi, selon une enquête menée en 2023 par la direction générale de l’enseignement scolaire, avec des résultats très variables selon les établissements. En dehors des zones d’éducation prioritaire, 29,7% des élèves entraient en 6e sans savoir nager, contre 49,7% dans les zones prioritaires (REP) et 60,4% dans les zones encore plus défavorisées (REP+), qui regroupent les quartiers les plus en difficulté sociale. De plus, «ce test a été conçu pour nager en sécurité dans des bassins surveillés», souligne Serge Durali, enseignant à l’université Sorbonne Paris-Nord et membre de l’association pour l’enseignement de l’EPS (AE-EPS). Selon lui, le milieu naturel est plus fatigant en raison du courant, des vagues, de la température plus fraîche, de la fatigue et des crampes, ce qui rend difficile la gestion de la situation lorsqu’on est dans l’eau.
Pour éviter de nouveaux drames, les professeurs d’EPS réclament davantage de moyens pour garantir à tous les élèves un minimum de cours de natation, une demande loin d’être satisfaite. Selon une enquête du syndicat Snep-FSU publiée en juin, environ 700 collèges, soit 13% du total, n’ont pas accès à une piscine, privant ainsi environ 450 000 élèves de cet enseignement essentiel. Coralie Benech, professeur d’EPS et cosecrétaire générale du Snep-FSU, déplore le fait que malgré la proclamation de la natation comme une priorité nationale, peu d’actions concrètes sont prises pour garantir que les élèves apprennent à nager.
Les champions olympiques Florent Manaudou et Alain Bernard ont lancé un appel en faveur d’un «plan piscine», soulignant que de nombreux bassins en France sont vieillissants et nécessitent des rénovations urgentes. Ils proposent également d’affecter une partie des excédents financiers des Jeux olympiques de Paris à la prévention des noyades et à l’apprentissage de la natation. Cependant, le manque de maîtres-nageurs qualifiés reste un obstacle majeur pour dispenser ces cours de natation essentiels.
Malgré l’importance de l’apprentissage de la natation, les priorités politiques semblent s’orienter vers d’autres domaines, avec des coupes budgétaires envisagées dans le ministère des Sports. Il est essentiel de reconnaître que l’investissement dans le sport peut avoir un impact significatif sur la réduction des dépenses publiques, notamment en matière de santé. La majorité de ces décès surviennent dans des lieux de baignade non surveillés par des maîtres-nageurs qualifiés : 43% dans des cours d’eau et 22% dans des piscines privées familiales. La noyade est la principale cause de décès accidentels chez les moins de 25 ans, selon l’agence de santé publique.
Le 4 août, deux enfants de 6 et 8 ans ont été retrouvés morts dans la piscine d’un particulier à Antibes (Alpes-Maritimes). Trois jours plus tard, un garçon de 5 ans a été retrouvé au bord d’un lac à Roquebrune-sur-Argens (Var). Le 13 août, les secours ont découvert le corps inanimé d’un enfant de 4 ans dans la piscine d’un camping en Gironde, en compagnie de son frère de 9 ans, sans adulte pour les surveiller.
«La noyade se produit souvent silencieusement. Personne ne crie en agitant les bras», souligne Axel Lamotte, de la Fédération française des maîtres-nageurs sauveteurs. Les noyades chez les jeunes enfants sont souvent dues à un manque de surveillance des parents. Chez les adultes, les noyades surviennent plus fréquemment en mer, lorsque la fatigue est sous-estimée.
Pour éviter de nouveaux drames, il est recommandé de surveiller attentivement les enfants près de l’eau et de privilégier la natation dans des endroits surveillés. L’apprentissage de la natation est crucial, mais de nombreux élèves arrivent au collège sans attestation de savoir-nager en sécurité.
Les professeurs d’EPS demandent plus de moyens pour assurer des cours de natation à tous les élèves, soulignant le manque d’infrastructures dans de nombreux établissements. La Fédération française de natation estime qu’il manque plus de 2 000 piscines en France pour permettre un accès plus large à la natation.
Les champions olympiques Florent Manaudou et Alain Bernard ont lancé un appel pour un «plan piscine», soulignant la nécessité de rénover les infrastructures existantes et d’en construire de nouvelles tournées vers l’apprentissage de la natation. Ils proposent également d’affecter une partie des excédents des Jeux olympiques de Paris à la lutte contre les noyades et l’apprentissage de la natation.
Il est essentiel d’avoir suffisamment de maîtres-nageurs pour dispenser des cours de natation, en particulier avec le réchauffement climatique qui augmente les risques de noyades. Les priorités politiques doivent se concentrer sur la prévention des noyades et l’apprentissage de la natation pour tous. En raison d’un fort déficit budgétaire en France, une réduction de 18 % est envisagée pour le budget du ministère des Sports en 2026. La ministre des Sports, Marie Barsacq, a tenté de justifier cette décision en soulignant que chaque euro investi dans le sport permettait d’économiser 13 euros de dépenses publiques. Elle a notamment mis en avant le rôle du sport-santé en tant qu’outil de prévention pour réduire les dépenses des entreprises et de la caisse d’Assurance-maladie. Ces arguments seront-ils suffisants pour maintenir le budget du ministère à flot?
En 2025, le nombre de noyades a augmenté par rapport à l’année précédente, en raison d’une météo très chaude et ensoleillée, ainsi que de baignades non surveillées. Cette hausse soulève également des questions sur les lacunes de l’apprentissage de la natation. Illiam, un enfant de 6 ans et demi, a récemment suivi un stage intensif de natation après avoir eu une expérience traumatisante dans l’eau. Sa mère, Mélodie, a décidé de l’inscrire à ce programme gratuit pour lui apprendre à nager et adopter les bons gestes de sécurité.
La période entre le 1er juin et le 13 août a été marquée par 1 013 cas de noyades, dont 268 mortelles, soit une augmentation de 14 % par rapport à l’année précédente. Les conditions météorologiques favorables à la baignade ont contribué à cette hausse, avec des températures dépassant les 35°C dans de nombreuses régions. Santé publique France souligne l’importance de la sécurité lors de la baignade, en choisissant des zones surveillées et en évitant les zones interdites.
Les noyades mortelles ont particulièrement touché les enfants et les adolescents, avec 37 décès entre 6 et 17 ans en 2025. La plupart de ces accidents se sont produits dans des lieux de baignade non surveillés par des professionnels. La noyade reste la première cause de mortalité accidentelle chez les moins de 25 ans. Des mesures de prévention, telles que la surveillance des enfants et la baignade dans des zones sécurisées, sont essentielles pour éviter les drames.
L’apprentissage de la natation dès le plus jeune âge est crucial pour prévenir les noyades. Les autorités soulignent l’importance de l’éducation physique et sportive à l’école pour garantir que chaque individu puisse nager en toute sécurité. En parallèle, des conseils pratiques sont donnés pour éviter les comportements à risques lors de la baignade, notamment en période de fortes chaleurs. La sensibilisation à la sécurité aquatique et la promotion de la natation sont des enjeux majeurs pour réduire le nombre de noyades et protéger la vie des jeunes et des adultes. En pratique, de nombreux élèves arrivent au collège sans leur attestation scolaire du «savoir-nager en sécurité» (ASNS). Ce test évalue la capacité de l’élève à se déplacer sur le ventre et sur le dos sur une distance de 20 mètres, ainsi qu’à faire du surplace pendant 15 secondes dans l’eau.
Selon une enquête menée en 2023 par la direction générale de l’enseignement scolaire, seulement 66,3% des élèves entraient au collège avec cette attestation. Les résultats variaient grandement selon les établissements, avec des pourcentages différents pour les zones d’éducation prioritaire.
Les professeurs d’EPS demandent davantage de moyens pour offrir à tous les élèves un minimum de cours de natation, ce qui n’est actuellement pas le cas. Environ 13% des collèges en France n’ont pas accès à une piscine, privant ainsi environ 450 000 élèves de cours de natation.
Le manque d’infrastructures adaptées est un problème majeur, souligné par la Fédération française de natation. Des champions olympiques ont même lancé un appel pour un «plan piscine» afin de moderniser les installations existantes et d’en construire de nouvelles plus adaptées à l’apprentissage de la natation.
Il est essentiel d’investir dans la formation de maîtres-nageurs pour répondre aux besoins croissants, notamment en période de réchauffement climatique. Malgré les bénéfices du sport sur la santé publique et les économies potentielles, le budget du ministère des Sports est menacé par des coupes budgétaires. Please rewrite this sentence.
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