En juin, la librairie indépendante et engagée Violette and Co, située dans le 11e arrondissement de Paris, a décidé de consacrer une vitrine entière à la Palestine en mettant en avant la parole féministe et queer d’autrices palestiniennes, ainsi que des livres sur la colonisation, l’extrême droite ou encore l’antiracisme. Depuis le 8 juillet, des inscriptions «Islamo complice» et «Hamas violeur» souillent cette devanture engagée, révélant ainsi une campagne de harcèlement dirigée contre la librairie féministe, lesbienne et LGBTQIA+. Dans un post Instagram publié le 11 août, Violette and Co déclare être la cible de «dégradations, cyberharcèlement, harcèlement et désinformation». Au cœur de cette vague de haine, un ouvrage en particulier suscite l’attention des détracteurs. Exposé au centre de la vitrine, le livre de coloriage «From the River to the Sea» du Sud-Africain Nathi Ngubane divise les internautes. Certains le perçoivent comme un message contre les discriminations envers les Palestiniens ou un appel à un État unitaire, tandis que d’autres y voient une négation du droit à l’existence d’Israël. Loïse, libraire dans cette enseigne féministe, explique : «On n’a jamais mis de drapeau palestinien ou de keffieh en vitrine, parce qu’on avait peur. Comme au tout début, quand on a ouvert, on ne mettait pas de drapeau LGBT visible depuis l’extérieur.» Sensible aux réflexions décoloniales et antiracistes, la librairie a décidé d’afficher son soutien à la Palestine en raison de l’évolution du discours politique vers la reconnaissance de l’État palestinien et les accusations de génocide à Gaza. Le 8 juillet, la devanture de l’enseigne est dégradée, et les inscriptions «Islamo complice» et «Hamas violeur» sont découvertes. Ces tags, réalisés avec de la peinture à l’acide, ne peuvent être effacés complètement, laissant une trace indélébile sur le verre malgré les tentatives de nettoyage. La librairie estime à 10 000 euros le coût des réparations et espère que l’assurance couvrira les frais. À la suite d’une altercation violente avec un groupe de cinq militantes anti-palestiniennes le mercredi 6 août, l’équipe de Violette and Co décide de rendre public cet acte malveillant. Lors de cette altercation, Loïse est prise à partie par ces femmes, et des témoins rapportent des propos négationnistes sur l’existence de la Palestine. Cette altercation a eu lieu en raison de la vente du cahier de coloriage pour enfants intitulé «From the River to the Sea». Une campagne de harcèlement sur les réseaux sociaux à l’encontre de la librairie est révélée après un appel anonyme concernant le livre en question. Des internautes accusent la librairie de propager une propagande en faveur du Hamas, ce qui entraîne une polémique autour du livre de coloriage. L’auteur, Nathi Ngubane, défend son ouvrage en affirmant que ces attaques ne feront que le motiver à continuer de publier des contenus éducatifs et provocateurs. Des accusations selon lesquelles la mairie de Paris aurait subventionné la librairie à hauteur de 17 500 euros sont démenties par Jean-Luc Romero-Michel, adjoint en charge des droits humains, de l’intégration et de la lutte contre les discriminations. Il précise que c’est l’association liée à la librairie qui a bénéficié de la subvention, et non le commerce en lui-même. La librairie est soutenue par cette association qui œuvre pour la médiation culturelle et la lutte contre les discriminations. Ces événements mettent en lumière les tensions et les divisions autour de la question palestinienne, ainsi que les difficultés rencontrées par les acteurs engagés dans la défense des droits et des minorités. Librairie Violette and Co victime de harcèlement après une vitrine sur la Palestine

Au mois de juin, la librairie indépendante et engagée Violette and Co, située dans le 11e arrondissement de Paris, a décidé de consacrer une vitrine entière à la Palestine en mettant en avant la parole féministe et queer d’autrices palestiniennes, ainsi que des livres sur divers sujets tels que la colonisation, l’extrême droite et l’antiracisme. Malheureusement, depuis le 8 juillet, des inscriptions comme «Islamo complice» et «Hamas violeur» ont été découvertes sur cette devanture engagée, révélant ainsi une campagne de harcèlement à l’encontre de la librairie, qui se veut féministe, lesbienne et LGBTQIA+.

Dans un post Instagram publié le 11 août, Violette and Co a déclaré être la cible de «dégradations, cyberharcèlement, harcèlement et désinformation». Au cœur de cette vague de haine se trouve un ouvrage en particulier qui divise les internautes : le livre de coloriage «From the River to the Sea» de Nathi Ngubane, un auteur sud-africain. Certains voient dans ce titre un message contre les discriminations envers les Palestiniens, tandis que d’autres y voient une négation du droit à l’existence d’Israël.

Loïse, libraire chez Violette and Co, explique : «On n’a jamais mis de drapeau palestinien ou de keffieh en vitrine, parce qu’on avait peur. Comme au tout début, quand on a ouvert, on ne mettait pas de drapeau LGBT visible depuis l’extérieur.» Cependant, suite à l’évolution du discours politique et aux événements récents, la librairie a décidé d’afficher son soutien à la Palestine à travers cette vitrine dédiée.

Malheureusement, le 8 juillet, la devanture de la librairie a été dégradée avec des inscriptions telles que «Islamo complice» et «Hamas violeur». Ces tags réalisés à l’acide laissent une trace indélébile malgré les tentatives de nettoyage, et la librairie estime à 10 000 euros le coût des réparations. Suite à une altercation violente avec des militantes anti-palestiniennes le 6 août, l’équipe a changé de position et a décidé de médiatiser ces actes de haine.

La situation s’est encore envenimée avec une campagne de harcèlement sur les réseaux sociaux après la découverte d’une vaste opposition à la librairie et à l’ouvrage «From the River to the Sea». Malgré les critiques, l’auteur du livre a affirmé sa volonté de continuer à publier du matériel éducatif et provocateur.

Des accusations ont également été portées contre la mairie de Paris, affirmant qu’elle aurait subventionné la librairie à hauteur de 17 500 euros. Cependant, Jean-Luc Romero-Michel, en charge des droits humains à la mairie, a démenti ces allégations, expliquant que c’est l’association culturelle liée à la librairie qui a bénéficié de cette subvention. Le financement de la ville de Paris vise à propager «un message de diversité et d’inclusion», souligne Jean-Luc Romero-Michel.

Cet espace propose des ateliers d’écriture, des clubs de lectures, des permanences psy et accueille des réunions du planning familial, le tout dans une démarche solidaire et non lucrative, rappelle Loïse : «L’association permet aux gens de disposer d’un lieu gratuit où ils peuvent venir sans consommer.» La distinction est claire : à l’étage, une librairie et un café, et au sous-sol, un espace ouvert à tous et à toutes. «Mettre un lieu à disposition gratuitement implique de disposer de subventions pour payer un loyer, qui est évidemment proportionnel à la surface occupée par l’association», conclut la libraire pour éteindre la polémique.

«Des librairies féministes et lesbiennes, il y en a extrêmement peu en France, ce serait quand même terrible qu’une librairie comme ça ferme pour une polémique qui est absolument déplacée, et s’apparente plutôt à une censure», s’indigne Jean-Luc Romero-Michel, inquiet qu’un tel amalgame sur la nature de subventions publiques nourrisse un débat sur l’interdiction de livres ou la fermeture d’une librairie. «Ce n’est sûrement pas le rôle d’une mairie de sanctionner une librairie ou d’invalider ses choix éditoriaux. Enfin ! On est dans une démocratie, pas en Russie, ni en Chine, ni dans l’Amérique de Donald Trump. C’est la fin de la démocratie quand on commence à interdire des livres», tempête l’adjoint à la maire pour justifier son soutien à Violette and Co.

Ce n’est pas la première fois que le cahier de coloriage From the River to the Sea suscite des actes d’intimidation et de harcèlement qui se multiplient dans les librairies. Il y a un an, la librairie Le Monte-en-l’air, dans le 20e arrondissement de Paris, affrontait elle aussi un groupe de femmes interpellant agressivement le personnel sur la vente du même livre de coloriage, selon un employé. Tandis qu’en juin, à Rosny-sous-Bois, c’est la librairie Les Jours heureux qui a été vandalisée après une soirée consacrée à Gaza. Sur la devanture, la même inscription qu’à Violette and Co,»Hamas violeur», cette fois-ci inscrite à la peinture blanche.

Face à ces attaques répétées, les librairies peuvent compter sur le soutien de leur clientèle et de certains élus sur les réseaux sociaux. À Violette and Co, l’équipe encourage le public à se rendre à la librairie lorsqu’elle est moins fréquentée, le matin par exemple, pour faire front si de nouvelles tentatives d’intimidation ont lieu. «Depuis deux jours, il n’y a vraiment que des personnes qui viennent en soutien», constate Loïse. Depuis le post sur Instagram, il n’est pas rare de voir des passants s’arrêter devant l’enseigne rose bonbon, passer une tête pour témoigner de leur soutien et remercier l’équipe. L’équipe de Violette and Co a récemment été confrontée à une série de harcèlement en ligne sur les réseaux sociaux, notamment sur X, où un compte nommé Jugé Coupable a dénoncé «une propagande du Hamas en coloriage pour enfants» et a partagé la localisation de la vitrine de la librairie. Cette situation a rapidement suscité des réactions de la part des internautes, certains dénonçant un supposé appel à la destruction d’Israël.

Le livre «From the River to the Sea» de l’auteur sud-africain Nathi Ngubane, publié par la maison d’édition 1804books, aborde de manière informative et militante la situation de la Palestine et de ses habitants. Le titre du livre reprend le slogan célèbre «From the River to the Sea. Palestine will be free.» qui a été associé au Hamas et interprété comme un appel à la destruction d’Israël. Dans un communiqué, l’auteur du cahier de coloriage a affirmé que ces attaques ne feraient que les motiver à continuer de publier du matériel éducatif et provocateur.

Sur X, des personnalités politiques telles que Aurélien Véron et Nelly Garnier ont accusé la mairie de Paris d’avoir subventionné la librairie Violette and Co à hauteur de 17 500 euros, sur la base d’informations provenant des délibérations du Conseil de Paris. Cependant, Jean-Luc Romero-Michel, responsable des droits humains à la mairie, a fermement nié ces accusations, expliquant que c’est l’association liée à la librairie qui a bénéficié de la subvention pour ses activités culturelles et éducatives axées sur la diversité et l’inclusion.

La librairie Violette and Co, située au 52 rue Jean-Pierre Timbaud, abrite à la fois un commerce au rez-de-chaussée et une association au sous-sol. Cette association, axée sur la médiation culturelle et la lutte contre les discriminations, a reçu le soutien financier de la ville de Paris pour promouvoir un message de diversité. Les activités proposées incluent des ateliers d’écriture, des clubs de lecture, des permanences psychologiques et des réunions du planning familial, dans un esprit de solidarité et de non-lucrativité.

Malgré les attaques et les actes d’intimidation subis par des librairies telles que Violette and Co, ces espaces culturels peuvent compter sur le soutien de leur clientèle et de certains élus. Face à la polémique, l’équipe de la librairie encourage le public à manifester son soutien en venant visiter le lieu, et de nombreux passants se sont arrêtés pour exprimer leur solidarité. Jean-Luc Romero-Michel a souligné l’importance de préserver la liberté d’expression et de ne pas céder à la censure ou à la pression politique, afin de maintenir la diversité et la richesse de la scène littéraire française.

En conclusion, la librairie Violette and Co et d’autres librairies féministes et engagées font face à des défis liés à la liberté d’expression et à la diversité des opinions. Malgré les attaques et les tentatives d’intimidation, ces espaces culturels continuent de défendre leurs valeurs et de promouvoir des débats ouverts et inclusifs. In June, the independent and committed bookstore Violette and Co, located in the 11th arrondissement of Paris, decides to dedicate an entire store window to Palestine, highlighting the feminist and queer voices of Palestinian authors, as well as books on colonization, the far right, and anti-racism. Since July 8, the inscriptions «Islamo complice» and «Hamas violeur» have marred this engaged storefront, revealing the ongoing harassment campaign against the feminist, lesbian, and LGBTQIA+ bookstore.

In an Instagram post published on August 11, Violette and Co declares that they are the target of «vandalism, cyberbullying, harassment, and misinformation.» At the center of this wave of hatred, one particular book has caught the detractors’ attention. Displayed prominently in the window is the coloring book «From the River to the Sea» by South African author Nathi Ngubane, which has divided internet users. Some interpret the title as a message against discrimination towards Palestinians or a call for a unitary state, while others see it as a denial of Israel’s right to exist.

«We never put a Palestinian flag or keffiyeh in the window because we were afraid. Just like in the beginning, when we first opened, we didn’t display an LGBT flag visible from the outside,» explains Loïse, a bookseller at the feminist store, sensitive to decolonial and anti-racist reflections. Taking into account the evolving political discourse towards the recognition of the Palestinian state and accusations of genocide in Gaza, the bookstore had decided to show its support through this dedicated Palestinian-themed window.

On July 8, the storefront of the store was vandalized. The inscriptions «Islamo complice» and «Hamas violeur» were discovered on the two windows. Done with acid paint, these tags cannot be completely erased and leave an opaque and indelible mark on the glass despite cleaning. The independent bookstore estimates the cost of repairs at 10,000 euros and hopes that insurance will cover the renovations.

«At this point, the team decided not to publicize this malicious act. The bookstore changed its position after a violent altercation with a group of five anti-Palestinian activists on Wednesday, August 6.»

In charge of the shop at the time of the incident, Loïse was accosted by women; a customer and a person on an internship witnessed the heated exchange: «They said atrocious things, that Palestine didn’t exist and that before the creation of Israel, there were only goats and a desert.» The cause of this outpouring of hatred? The sale of the children’s coloring book titled «From the River to the Sea.» «I told them, ‘Are you more shocked by a coloring book about Palestine than by a genocide.’ They replied, ‘There is no genocide.’ And then I realized that there could be no discussion,» recalls the bookseller still shaken by the events.

The next day, an anonymous call regarding the same book revealed the extent of the situation. The Violette and Co team discovered a widespread campaign of harassment against them on social media. Especially on X, where the account Jugé Coupable denounces «propaganda of Hamas in a coloring book for children» and indicates the location of the storefront. Quickly, internet users denounce a call for the destruction of Israel.

Legal in France, the book by South African author Nathi Ngubane, «From the River to the Sea,» offers informative and militant content on the situation of Palestine and its inhabitants. Published by the publishing house 1804books, its title echoes the famous slogan «From the River to the Sea. Palestine will be free.» «born «from the demands of the Palestine Liberation Organization (PLO) which, since its formation in 1964, had called for the creation of a single state that would stretch from the Mediterranean (the sea) to the Jordan (the river),» explains the newspaper «Libération.» Seized by Hamas, the slogan was quickly interpreted as a call for the destruction of Israel and divides due to its double meaning. In a statement released by the publishing house, the author of the coloring book declared: «We have already witnessed these attacks before, they will only motivate us to continue publishing materials that educate and also provoke.»

On X, Aurélien Véron, a LR advisor in the city of Paris, who had already attracted attention for sharing videos out of their original context, and Nelly Garnier, a Paris councilor in the 11th arrondissement and former vice president of the Republicans (from 2023 to 2025), accuse the Paris mayor’s office of funding this bookstore to the tune of 17,500 euros, based on the deliberations register of the Paris Council.

At the Paris City Hall, Jean-Luc Romero-Michel, author of the subsidy report, firmly denies these accusations to franceinfo Culture. «The business is not subsidized by the city, it is the association that is,» explains the deputy in charge of human rights, integration, and the fight against discrimination. «I haven’t heard many voices rising in recent years in voting for subsidies for this association whose work everyone recognizes,» he adds.

The 52 rue Jean-Pierre Timbaud indeed houses a store on the ground floor and an association in the basement, and it is the latter that received a subsidy from the city of Paris. «It is a cultural mediation association that aims to program feminist, LGBT, anti-racist issues, to fight against discrimination of a LGBTphobic, sexist, and racist nature,» explains Loïse. Selon Jean-Luc Romero-Michel, ce financement de la ville de Paris a pour objectif de promouvoir «un message de diversité et d’inclusion».

Loïse souligne que cet espace propose des ateliers d’écriture, des clubs de lectures, des permanences psy et accueille des réunions du planning familial, dans une approche solidaire et non lucrative : «L’association permet aux gens de disposer d’un lieu gratuit où ils peuvent venir sans consommer.» Elle insiste sur la nécessité de subventions pour payer le loyer et maintenir l’espace ouvert à tous.

Jean-Luc Romero-Michel s’indigne de la polémique entourant la librairie, craignant que des subventions publiques remettent en question la liberté éditoriale et mènent à des restrictions ou à la fermeture de la librairie. Il insiste sur le respect de la démocratie et condamne toute forme de censure.

Face aux attaques répétées, les librairies peuvent compter sur le soutien de leur clientèle et de certains élus. À Violette and Co, l’équipe encourage le public à venir en soutien lors de moments moins fréquentés pour contrer d’éventuelles intimidations. Please rewrite this sentence.

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