«Epargnez-moi s’il vous plaît !» – Jean-Luc Mélenchon a vivement critiqué les médias lors d’un meeting à Lyon, défendant fermement la Jeune Garde. Laissez-moi tranquille !

Dans son discours, le leader insoumis a critiqué la presse et a attaqué la «déferlante médiatique» dont il se dit victime. Il a également réaffirmé son soutien à la Jeune Garde.


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Jean-Luc Mélenchon, prononce un discours lors d’un meeting à Lyon, le 26 février 2026. (OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP)

«Foutez-moi la paix«. Jean-Luc Mélenchon a vivement critiqué les médias traditionnels lors d’un meeting à Lyon le jeudi 26 février. Pendant trois quarts d’heure, le leader insoumis a attaqué les médias, dont franceinfo. Il a à peine abordé la campagne des municipales et s’est directement confronté aux médias en faisant huer certains titres comme Libération.

Il a également salué les médias qu’il apprécie comme l’Humanité et les «nouveaux médias numériques», majoritairement de gauche, auxquels il avait consacré une conférence au siège de LFI le lundi précédent. Ce choix d’ignorer les médias traditionnels a suscité une polémique. «Vous n’avez pas le pouvoir de nous convoquer. Vous n’avez pas le pouvoir de vous imposer à nous de force.«, a déclaré le leader insoumis.

Jean-Luc Mélenchon a également critiqué jeudi soir «les croûtons» et «la vieille presse indignée«, dénonçant une «déferlante médiatique» dont il se dit victime : «Vous savez tous comme moi que c’est un problème dans un pays libre.» Il a également visé «les croûtons» et «la vieille presse indignée.»

«On a le droit, quand on est interrogé, de ne pas être tenaillé et de ne pas subir la question ordinaire et la question extraordinaire, comme au Moyen-Âge avec les inquisiteurs.»

Jean-Luc Mélenchon

en meeting à Lyon le 26 février 2026

Une grande partie de ce long meeting a également été consacrée à la mort de Quentin Deranque. La France insoumise est au cœur d’une polémique liée à son soutien à Raphaël Arnault, député du Vaucluse et cofondateur du collectif antifasciste de la Jeune Garde, dont l’ancien collaborateur parlementaire est mis en examen pour complicité d’homicide volontaire par instigation dans la mort du militant identitaire. Jeudi matin, deux figures de gauche, François Ruffin sur franceinfo et Marine Tondelier sur France Inter, ont appelé à la démission de Raphaël Arnault.

«Tout ce que j’ai dit sur l’événement lyonnais, tout était vrai. Et le mouvement insoumis n’est pour rien dans ce qui vient de se produire.«, s’est défendu Jean-Luc Mélenchon, renouvelant son soutien à la Jeune Garde. «La demande de dissolution de la Jeune Garde ne repose sur rien […] ce n’est pas une organisation criminelle«, a assuré le fondateur de LFI.

À la sortie du meeting de la Bourse du travail de Lyon, rassemblant 2 000 personnes selon LFI, le public semble conquis : «C’est quasiment un one-man show.

C’est incroyable», s’exclame-t-il. Même si certains reconnaissent quelques maladresses, comme ce Lyonnais d’une quarantaine d’années : «Une personnalité aussi publique, aussi éminente que Mélenchon, évidemment qu’il peut dire des choses qui ne sont pas à la virgule près exactement conformes à ce qu’il aurait fallu dire.«

Avec sa stratégie jusqu’au-boutiste, Jean Luc Mélenchon presque candidat en 2027 consolide sa base mais prend le risque de s’isoler et de se couper d’éventuels électeurs plus modérés.

Dans son discours, le leader insoumis a chargé la presse et a attaqué la «déferlante médiatique» qu’il dit subir. Il a aussi réitéré son soutien à la Jeune Garde.

«Foutez-moi la paix«. Jean-Luc Mélenchon a ciblé les médias traditionnels, lors d’un meeting à Lyon jeudi 26 février. Pendant trois quarts d’heure, le leader insoumis a invectivé les médias avec véhémence dont franceinfo. Le triple candidat à la présidentielle a à peine évoqué la campagne des municipales et installé tout de suite un face-à-face tendu avec les médias en faisant huer certains titres comme Libération.

Il a aussi fait applaudir les titres qu’il apprécie comme l’Humanité, et les «nouveaux médias numériques», souvent marqués à gauche, auxquels il avait réservé une conférence dédiée au siège de LFI le lundi précédent. Un choix d’écarter les médias traditionnels qui a provoqué une polémique. «Vous n’avez pas le pouvoir de nous convoquer. Vous n’avez pas le pouvoir de vous inviter de force.», s’est indigné le leader insoumis.

Jean-Luc Mélenchon a aussi ciblé jeudi soir «les croûtons» et «la vieille presse indignée», et dénoncé une «déferlante médiatique» dont il serait la proie : «Vous savez tous comme moi que c’est un problème dans un pays libre.» Et ciblé «les croûtons» et «la vieille presse indignée.»

«On a le droit, quand on est interrogé, de ne pas être tenaillé et de ne pas subir la question ordinaire et la question extraordinaire, comme au Moyen-Âge avec les inquisiteurs.»

Jean-Luc Mélenchon

en meeting à Lyon le 26 février 2026

Une grande partie de ce long meeting était aussi consacrée à la mort de Quentin Deranque. La France insoumise est au cœur d’une polémique en lien avec son soutien de Raphaël Arnault, député du Vaucluse et cofondateur du collectif antifasciste de la Jeune Garde, dont l’ancien collaborateur parlementaire est mis en examen pour complicité d’homicide volontaire par instigation pour la mort du militant identitaire. Jeudi matin, deux figures de gauche, François Ruffin, sur franceinfo, et Marine Tondelier, sur France Inter, ont appelé à la démission de Raphaël Arnault.

«Tout ce que j’ai dit sur l’événement lyonnais, tout était vrai. Et le mouvement insoumis n’est pour rien dans ce qui vient de se produire«, s’est défendu Jean-Luc Mélenchon qui a renouvelé son soutien à la Jeune Garde. «La demande de dissolution de la Jeune Garde ne repose sur rien […] ce n’est pas une organisation criminelle», a assuré le fondateur de LFI.

À la sortie du meeting de la Bourse du travail de Lyon, où s’étaient réunies 2 000 personnes selon LFI, le public se montre conquis : «C’est quasiment un one man show. «C’est incroyable.» Déclare un Lyonnais d’une quarantaine d’années, reconnaissant quelques maladresses de la part de Mélenchon en raison de sa personnalité publique et éminente : «évidemment qu’il peut dire des choses qui ne sont pas à la virgule près exactement conformes à ce qu’il aurait fallu dire.»

Avec sa stratégie jusqu’au-boutiste, Jean Luc Mélenchon, presque candidat en 2027, consolide sa base mais prend le risque de s’isoler et de se couper d’éventuels électeurs plus modérés.

Dans son discours, le leader insoumis a chargé la presse et a attaqué la «déferlante médiatique» qu’il dit subir. Il a également réitéré son soutien à la Jeune Garde.

«Foutez-moi la paix». Jean-Luc Mélenchon a ciblé les médias traditionnels lors d’un meeting à Lyon le jeudi 26 février. Pendant trois quarts d’heure, le leader insoumis a invectivé les médias avec véhémence, incluant franceinfo. Il a à peine évoqué la campagne des municipales et a immédiatement instauré un face-à-face tendu avec les médias en faisant huer certains titres comme Libération.

Il a aussi fait applaudir les titres qu’il apprécie comme l’Humanité et les «nouveaux médias numériques», souvent marqués à gauche, auxquels il avait réservé une conférence dédiée au siège de LFI le lundi précédent. Ce choix d’écarter les médias traditionnels a provoqué une polémique. «Vous n’avez pas le pouvoir de nous convoquer. Vous n’avez pas le pouvoir de vous inviter de force», s’est indigné le leader insoumis.

Jean-Luc Mélenchon a également ciblé jeudi soir «les croûtons» et «la vieille presse indignée», dénonçant une «déferlante médiatique» dont il serait la proie : «Vous savez tous comme moi que c’est un problème dans un pays libre.» Il a critiqué «les croûtons» et «la vieille presse indignée.»

«On a le droit, quand on est interrogé, de ne pas être tenaillé et de ne pas subir la question ordinaire et la question extraordinaire, comme au Moyen-Âge avec les inquisiteurs.» – Jean-Luc Mélenchon en meeting à Lyon le 26 février 2026.

Une grande partie de ce long meeting était également consacrée à la mort de Quentin Deranque. La France insoumise est au cœur d’une polémique liée à son soutien de Raphaël Arnault, député du Vaucluse et cofondateur du collectif antifasciste de la Jeune Garde, dont l’ancien collaborateur parlementaire est mis en examen pour complicité d’homicide volontaire par instigation pour la mort du militant identitaire. Jeudi matin, deux figures de gauche, François Ruffin, sur franceinfo, et Marine Tondelier, sur France Inter, ont appelé à la démission de Raphaël Arnault.

«Tout ce que j’ai dit sur l’événement lyonnais, tout était vrai. Et le mouvement insoumis n’est pour rien dans ce qui vient de se produire», s’est défendu Jean-Luc Mélenchon qui a renouvelé son soutien à la Jeune Garde. Le fondateur de LFI a affirmé que la demande de dissolution de la Jeune Garde n’est pas fondée et que ce n’est pas une organisation criminelle. À la sortie du meeting de la Bourse du travail de Lyon, où 2 000 personnes selon LFI étaient présentes, le public était conquis : «C’est quasiment un one man show. C’est incroyable.» Certains ont noté quelques maladresses, comme ce Lyonnais d’une quarantaine d’années : «Une personnalité aussi publique, aussi éminente que Mélenchon, évidemment qu’il peut dire des choses qui ne sont pas exactement conformes à ce qu’il aurait fallu dire.» Avec sa stratégie jusqu’au-boutiste, Jean Luc Mélenchon, presque candidat en 2027, consolide sa base mais prend le risque de s’isoler et de se couper d’éventuels électeurs plus modérés.

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