La construction de plusieurs milliers de logements illégaux créerait une ligne contiguë de colonies juives, depuis le centre du territoire jusqu’à Jérusalem. L’Europe comme l’ONU dénoncent ce plan vanté par l’extrême droite israélienne.
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Sans paiement. Sans inscription. The project in question, located in the occupied West Bank, where the Israeli government plans to illegally build over 3,400 housing units, is shown in the picture above. (AHMAD GHARABLI / AFP)
La zone E1, en Cisjordanie occupée, où le gouvernement israélien projette de construire illégalement plus de 3 400 logements, le 16 avril 2025. (AHMAD GHARABLI / AFP)
La Cisjordanie sera-t-elle bientôt coupée en deux ? Le ministre israélien d’extrême droite Bezalel Smotrich a appelé, mi-août, à accélérer un projet clé de construction de plusieurs milliers de logements et à annexer ce territoire palestinien occupé par l’Etat hébreu. Selon des opposants au plan, des discussions doivent avoir lieu mercredi 20 août au sein d’un comité dépendant du ministère de la Défense. Franceinfo vous en dit plus sur ce plan qui suscite de vives critiques à travers le monde.
Un programme de construction de plus de 3 400 logements à l’est de Jérusalem
Le projet de colonisation en question est baptisé «E1», du nom de la zone dans laquelle il se situe. Il consisterait en «un total de 3 412 logements à construire» sur «une zone de 12 kilomètres carrés (…) annexée à la municipalité de Maalé Adoumim» à une dizaine de kilomètres à l’est de Jérusalem, détaille le quotidien israélien Haaretz.
La construction de ces logements créerait une ligne contiguë de colonies juives, depuis le centre de la Cisjordanie jusqu’à Jérusalem, et couperait ainsi le territoire en deux, entre le nord et le sud. Les détracteurs de ce projet craignent donc qu’il empêche définitivement la création d’un éventuel Etat palestinien disposant d’une continuité territoriale. Aujourd’hui, environ trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de près de 500 000 Israéliens installés dans des colonies, illégales au regard du droit international.
Selon l’ONG israélienne anti-colonisation, La Paix maintenant, un accord final au plan doit être discuté mercredi par un comité technique dépendant du ministère de la Défense. Le projet pourrait ensuite «être mis en place d’ici quelques mois avec des constructions dans un an environ», a-t-elle assuré à l’AFP. L’ONG affirme que ce comité a déjà rejeté toutes les objections légales au projet.
Une réponse à la reconnaissance potentielle d’un Etat palestinien
Le projet de construire une colonie israélienne dans la zone E1 n’est pas nouveau. Lancé au début des années 1990, il a régulièrement été remis à plus tard en raison des pressions des alliés occidentaux d’Israël, rappelait en 2023 The Times of Israël. Benyamin Nétanyahou avait déjà voulu relancer le projet en 2012.
Le ministre des Finances israélien d’extrême droite, Bezalel Smotrich, également chargé du développement des colonies, l’a remis sur la table mi-août en appelant le Premier ministre à annexer la Cisjordanie. Sa déclaration intervient alors que plusieurs pays, dont la France, le Royaume-Uni ou le Canada, ont annoncé envisager de reconnaître un Etat palestinien, à l’occasion de la prochaine Assemblée générale de l’ONU, en septembre.
«C… L’Europe, tout comme l’ONU, condamne ce projet promu par l’extrême droite israélienne. Sans inscription. The Israeli government’s plan to build over 3,400 illegal housing units in the occupied West Bank has sparked international condemnation. The project, located in the E1 zone, would create a continuous line of Jewish settlements from the center of the West Bank to Jerusalem, effectively splitting the territory in two. This move threatens the establishment of a contiguous Palestinian state and has drawn sharp criticism from various countries and international bodies.
The E1 project has long been a point of contention, with previous attempts to initiate construction being postponed due to pressure from Israel’s Western allies. However, the current Minister of Finance, Bezalel Smotrich, has revived the project, calling for the annexation of the West Bank. His actions come in response to several countries considering recognizing a Palestinian state at the upcoming UN General Assembly, prompting Smotrich to assert Israeli sovereignty over the region.
The potential construction of a new Israeli settlement in the E1 zone has drawn strong opposition from the Palestinian Authority, which condemns the project as a further attempt to undermine the establishment of a Palestinian state. The United Nations Secretary-General, Antonio Guterres, has warned that such a move would jeopardize the possibility of a two-state solution and divide the West Bank. The European Union’s foreign policy chief, Kaja Kallas, has also criticized the plan as a violation of international law.
The international community has joined in condemning the Israeli project, with calls for intervention, sanctions, and a halt to its implementation. Germany, a staunch supporter of Israel, has expressed firm opposition to the new settlement, as has France, which has emphasized the need to prevent the project from moving forward. These reactions underscore the widespread concern over the potential impact of the E1 construction on the prospects for peace and stability in the region.
In conclusion, the Israeli government’s plan to build thousands of illegal housing units in the West Bank has raised alarm bells globally. The project threatens to further entrench the occupation and impede the establishment of a viable Palestinian state. As international pressure mounts, the fate of the E1 construction remains uncertain, with the potential for significant ramifications on the Israeli-Palestinian conflict and the broader Middle East region. L’Europe et l’ONU condamnent ce plan promu par l’extrême droite israélienne.
SOURCE
Maria Izquierdo
Soy María Izquierdo, profesional junior en comunicación digital. Creo y gestiono contenido para redes y medios online, combinando copywriting, narrativa visual y edición básica. Con formación en comunicación audiovisual y un máster en contenidos digitales, me motiva el storytelling y conectar con audiencias jóvenes a través de contenido creativo.
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