Le Premier ministre n’a pas obtenu la confiance de l’Assemblée Nationale. Ce lundi 8 septembre, les 577 députés étaient appelés à se prononcer sur un vote de confiance, système qui engage la responsabilité du Premier ministre. Avec 364 voix contre lui, François Bayrou n’a pas réuni de voix pour poursuivre son mandat. Il doit rendre la démission du gouvernement ce 9 septembre.
«Ce n’est pas un rendez-vous que nous avons souhaité. Il a quelque chose d’assez triste et d’assez grave«. Le député socialiste des Landes Boris Vallaud s’est exprimé dès l’issue du vote des députés ce 8 septembre, une nouvelle fois pour fustiger le bilan du chef du gouvernement.
Ce lundi 8 septembre, François Bayrou engageait son mandat de Premier ministre dans un vote de confiance, adressé aux 577 députés. «Ces neuf mois ont été pour le Premier ministre des mois de profond bonheur», a-t-il conclu après plus de trois heures de débats.
Aux alentours de 19 h, ces derniers n’ont finalement pas accordé leur confiance. Sur les 573 députés ayant voté, 558 se sont exprimés. Parmi eux, seuls 194 ont accordé leur confiance au désormais ex-Premier ministre, et 364 ont voté contre. Il s’agit ainsi de la première fois depuis le début de la Ve république qu’un Premier ministre n’obtient pas la confiance de l’Assemblée Nationale. Ce mécanisme avait pourtant été utilisé, en 67 ans, à 41 reprises.
Les députés de l’Assemblée Nationale se sont prononcés en début de soirée sur le vote de confiance.
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© Assemblée Nationale
Un peu plus tôt dans l’après-midi, Boris Vallaud, également président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, avait dénoncé ce vote de confiance, «c’est une dérobade».
Le député de la 3ᵉ circonscription des Landes a vivement critiqué le bilan «accablant» du président de la République et de son gouvernement lors d’une prise de parole. Il a proposé un plan de relance pour «préparer l’avenir» et a dénoncé les «fausses promesses et les vraies trahisons» du Premier ministre, proposant ainsi «un autre chemin». Le député a également affirmé sa volonté de réduire la dette et les déficits sans pénaliser les Français, tout en évoquant un «nouvel horizon pour la gauche et le pays». Il a souligné l’importance de ne rien céder à l’extrême droite et a affirmé que c’était à la gauche de gouverner.
Central point of his speech, the 3,415 billion euros of debt and more particularly the repayment of its interests which, according to François Bayrou, would exceed France’s annual production, specifying that France has not had a balanced budget for 51 years. «All these questions are not currently under consideration, only one point is: that of the deficit,» hammered the Prime Minister, outlining his plan to reach a 3% deficit by 2029.
Could the country’s situation accommodate further divisions, delays, and procrastination?
François BayrouPrime Minister
Facing the government’s distrust, François Bayrou is expected to submit his resignation as well as that of his entire government on Tuesday, September 9. The date of appointing a new government has not yet been announced.
The Prime Minister did not obtain the confidence of the National Assembly. On Monday, September 8, the 577 deputies were called to vote on a confidence motion, a system that engages the Prime Minister’s responsibility. With 364 votes against him, François Bayrou did not gather enough votes to continue his mandate. He must resign as Prime Minister on September 9.
«This is not a meeting we wanted. It is somewhat sad and serious.» Socialist deputy Boris Vallaud from Landes expressed himself immediately after the deputies’ vote on September 8, once again criticizing the government’s record.
On Monday, September 8, François Bayrou put his mandate as Prime Minister to a vote of confidence, addressed to the 577 deputies. «These nine months have been months of profound happiness for the Prime Minister,» he concluded after over three hours of debate.
By around 7 pm, they ultimately did not grant their confidence. Out of the 573 deputies who voted, 558 expressed their vote. Among them, only 194 expressed their confidence in the now former Prime Minister, and 364 voted against. This is the first time since the beginning of the Fifth Republic that a Prime Minister has not obtained the confidence of the National Assembly.
Cependant, ce mécanisme avait été utilisé à 41 reprises en 67 ans.
Plus tôt dans l’après-midi, Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, avait critiqué ce vote de confiance, le qualifiant de «dérobade». Il a dénoncé un bilan «accablant» du président de la République et de son gouvernement, proposant un plan de relance pour l’avenir.
Dans un discours vindicatif, Boris Vallaud a proposé un autre chemin, critiquant les fausses promesses et les vraies trahisons du Premier ministre. Il a affirmé vouloir réduire la dette sans écraser les Français et a parlé d’un nouvel horizon pour la gauche et le pays. Il a également souligné la nécessité pour la gauche de gouverner.
La députée RN de la Gironde, Edwige Diaz, a demandé la dissolution de l’Assemblée nationale, suivant ainsi Marine Le Pen. Cette dernière a qualifié le vote de confiance de «moment de vérité» et a demandé la démission d’Emmanuel Macron, appelant à un «vrai reset».
Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République, a exprimé son soutien à François Bayrou, saluant la transparence et la franchise du gouvernement. Il a souligné un accord d’intérêt général pour les prochains 18 mois.
Le Premier ministre, François Bayrou, a prononcé son discours de politique générale avant le vote des 577 députés, exposant sa vision de la France et de son avenir. Il a reconnu cette épreuve de vérité comme nécessaire. Lors de son discours préliminaire, il a déclaré : «Ce dont nous traitons, ce n’est pas une question politique, c’est une question historique». Puis, depuis la tribune de l’Assemblée nationale, il a affirmé que «notre pronostic vital est engagé», évoquant les problèmes de productivité en France, les défis de l’Éducation nationale, le «déclassement» et la perte de maîtrise des fondamentaux, ainsi que la crise du logement.
Au cœur de son intervention se trouvaient les 3 415 milliards d’euros de dette, avec une attention particulière portée sur le remboursement des intérêts de cette dette dépassant la production annuelle du pays, selon François Bayrou. Il a souligné que la France n’a pas eu un budget équilibré depuis 51 ans et a affirmé que le seul point actuellement discuté est celui du déficit, en exposant son objectif d’atteindre un déficit de 3% d’ici 2029.
Face à la méfiance envers le gouvernement, François Bayrou a annoncé sa démission ainsi que celle de son gouvernement pour le mardi 9 septembre. La date de nomination d’un nouveau gouvernement reste encore inconnue.
Le député socialiste des Landes, Boris Vallaud, a qualifié ce rendez-vous de «triste et grave». Après le vote des députés le 8 septembre, seuls 194 ont exprimé leur confiance envers le Premier ministre sortant, tandis que 364 ont voté contre. Il s’agit de la première fois dans l’histoire de la Ve République qu’un Premier ministre n’obtient pas la confiance de l’Assemblée nationale. Ce mécanisme avait déjà été utilisé 41 fois en 67 ans.
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