Gildaa, la chanteuse franco-brésilienne qui se transforme en clown mélancolique Gildaa, la tristesse d’une «clown» qui chante pour se rappeler[embed]https://www.youtube.com/watch?v=oFM7rhkCq4Q[/embed][embed]https://www.youtube.com/watch?v=7zep7zQuPME[/embed]

Gildaa, chanteuse franco-brésilienne, se produit à Rock en Seine samedi 23 août à 21h15, faisant partie des jeunes talents sélectionnés dans le cadre du dispositif Club Avant Seine. Ce programme annexe met en lumière quinze artistes émergents, français et internationaux, issus de la scène indépendante.

“C’est trop bien ! Je me sens un peu vieille là-dedans, mais c’est cool”, sourit-elle lorsqu’on la rencontre quelques jours avant sa prestation, aux abords du Grand Palais.

Née en 1994 à Paris, l’artiste, de son vrai nom Camille Constantin Da Silva, baigne dans la musique depuis son plus jeune âge. À la maison, on parle, on pense et on vit musique : sa mère est une chanteuse brésilienne et son père, un percussionniste français.

“Petite, ma mère organisait de grandes fêtes où elle invitait plein de Brésiliens qui font tous de la musique ou qui sont tous des gens spirituels ou des fous. Moi j’ai toujours été là, à écouter cette musique populaire brésilienne. C’est des textes très simples qui racontent des choses de la vie avec une grande mélancolie mais avec une harmonie et des arrangements qui donnent envie d’être joyeux”, se remémore celle qui joua du violon pendant dix années à partir de ses six ans, avant de se mettre aux percussions afro-brésiliennes.

Son éveil musical l’a conduite à découvrir des artistes d’horizons différents, de Ella Fitzgerald à Michael Jackson, en passant par Jacques Brel et Etta James. Ce mélange de sonorités, de styles et de genres a créé, quelques années plus tard, son style unique, à la croisée de l’électro, du R&B, du jazz, de la soul brésilienne et de la pop. Ses titres, chantés en français et en portugais, mélangent joie et tristesse.

Sur scène, seule ou avec des musiciens, elle se transforme et hypnotise. Une aisance sans doute due à son autre parcours, le théâtre. Après son bac en 2012, elle met de côté la musique et intègre la classe libre des Cours Florent, avant d’être admise au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris en 2015. Les planches d’un théâtre, une scène d’un festival ou d’une salle de concert : peu lui importe, Camille Constantin Da Silva s’exprime partout, pour tout le monde, et touche l’intime des spectateurs.

“Quand on est trois, avec un guitariste et une percussionniste, moi je suis avec les gens, avec le public, décrit-elle. Et quand je suis toute seule sur scène, c’est comme si je reproduisais le petit salon de mon enfance : chaque instrument joue le rôle d’un invité.” Les violons, trombones, koras et udus créent une symphonie mise en boucle par une loop station (appareil électronique permettant d’enregistrer des boucles musicales en direct).

Mais tout ça, ses inspirations, le théâtre, les fêtes familiales durant son enfance, c’est la vie de Camille Constantin Da Silva. Pourtant, celle que nous rencontrons au Grand Palais, c’est un double, un alter-ego : le clown mélancolique Gildaa.

Gildaa est née à la fin du XVIIIe siècle, mais elle ne fait pas son âge. Dans une quête perpétuelle à la recherche de sa mémoire et de ses origines, elle est un kaléidoscope qui chante pour se souvenir. “Je suis déjà venue plein de fois dans la vie, à chaque fois lors d’une époque différente et plus ou moins au même âge, raconte la diva, d’une voix douce et hypnotique. Je reviens toujours parce que j’ai oublié quelque chose et à chaque fois je ne sais plus ce que c’est ; alors la musique, c’est juste pour passer le temps, pour me souvenir de ce que j’ai oublié.”

Elle atterrit dans la vie de Camille un jour où cette dernière, souffrant d’une douleur au ventre incurable, se désole d’un énième rendez-vous chez le médecin. “Elle était très triste et je suis arrivée comme ça, tout à coup dans sa tête, avec des flashs de toute notre histoire depuis trois siècles”, relate Gildaa. Une apparition qui a eu lieu lorsque Camille étudiait la discipline du clown. “C’est une discipline très difficile parce que ça demande d’aller dans les profondeurs de son âme avec un abandon presque total et d’être en grande confiance avec celui ou celle qui nous y amène. Et c’est là, tout au fond, que je suis arrivée et qu’on s’est rencontré avec Camille. J’ai crié mon nom, sans raison, comme ça, à travers sa bouche.”

Si la cohabitation se passe bien, la scène est l’occasion pour Gildaa de prendre le dessus, de pouvoir s’exprimer à plein poumon sans que Camille ne lui “foute un coup de pied au cul. C’est un moment où on se permet d’écouter différemment, d’écouter malgré le monde et la distance avec l’artiste. D’écouter vraiment avec le fond de son cœur.” Même lorsqu’elle joue sur de grandes scènes, comme à Rock en Seine cette année, son style intimiste touche les spectateurs. “C’est un vrai challenge d’aller chercher l’intimité. Une fois, lors d’un concert avec plein de monde dehors, j’ai alpagué une femme très très loin qui s’est tournée vers moi et qui a traversé toute la foule. Elle est restée devant et par la suite, on s’est écrit. Nous avons été attirées, sans raison.”

Entre septembre et janvier prochain devrait sortir son premier album, sur lequel elle travaille depuis plus de quatre ans, notamment avec sa sœur, Yndi Da Silva, également compositrice et chanteuse. “Dans cet album, il y a les indices de tous les prochains.” Gildaa a déjà en tête tout le squelette de sa carrière. Chaque album sera une nouvelle pièce de l’énigme, qui apportera des réponses à la quête incessante de vérité et de libération. Un voyage guidé par son mantra “c’est pas grave”, qu’elle répète à tout bout de “chant”.

This additional program highlights fifteen emerging artists, both French and international, from the independent scene.

«It’s really cool! I feel a bit old in this, but it’s cool,» she smiles when we meet her a few days before her performance, near the Grand Palais.

Born in 1994 in Paris, the artist, whose real name is Camille Constantin Da Silva, has been immersed in music since a young age. At home, music is spoken, thought about, and lived: her mother is a Brazilian singer and her father is a French percussionist.

«As a child, my mother used to organize big parties where she invited lots of Brazilians who all make music or are all spiritual people or crazy. I was always there, listening to this popular Brazilian music. It’s very simple lyrics that tell things about life with great melancholy but with harmony and arrangements that make you want to be happy,» she recalls. She played the violin for ten years starting from age six, before transitioning to Afro-Brazilian percussion.

Her musical awakening led her to discover artists from different backgrounds, from Ella Fitzgerald to Michael Jackson, through Jacques Brel and Etta James. This mix of sounds, styles, and genres created her unique style, at the crossroads of electro, R&B, jazz, Brazilian soul, and pop. Her songs, sung in French and Portuguese, blend joy and sadness.

On stage, alone or with musicians, she transforms and mesmerizes. This ease is undoubtedly due to her other path, theater. After graduating in 2012, she set music aside and joined the Cours Florent drama school, before being admitted to the Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris in 2015. Whether it’s the boards of a theater, a festival stage, or a concert hall: it doesn’t matter to Camille Constantin Da Silva, she expresses herself everywhere, for everyone, and touches the intimate of the spectators.

«When we are three, with a guitarist and a percussionist, I am with the people, with the audience,» she describes. «And when I am alone on stage, it’s as if I am reproducing the little living room of my childhood: each instrument plays the role of a guest.» Violins, trombones, koras, and udus create a symphony looped by a loop station (an electronic device that allows recording musical loops live).

But all of this, her inspirations, theater, family parties during her childhood, is the life of Camille Constantin Da Silva. However, the one we meet at the Grand Palais is a double, an alter-ego: the melancholic clown Gildaa.

Gildaa was born in the late 18th century, but she doesn’t look her age. In a perpetual quest to find her memory and her origins, she is a kaleidoscope that sings to remember. «I have come many times in life, each time in a different era and more or less at the same age,» the diva recounts in a soft and hypnotic voice. «I always come back because I forgot something and each time I don’t know what it is; so music is just to pass the time, to remember what I forgot.»

She lands in Camille’s life one day when the latter, suffering from an incurable stomachache, despairs of yet another doctor’s appointment. «She was very sad, and I arrived suddenly in her head, with flashes of our entire history over three centuries,» Gildaa relates. An apparition that occurred when Camille was studying clowning. «It’s a very difficult discipline because it requires going deep into one’s soul with almost total abandon and being in great confidence with the one who leads us there. And it’s there, deep down, that I arrived and that we met with Camille. I shouted my name, for no reason, like that, through her mouth.»

If the cohabitation goes well, the stage is an opportunity for Gildaa to take the lead, to be able to express herself with full lungs without Camille «kicking her in the ass. It’s a moment where we allow ourselves to listen differently, to listen despite the world and the distance with the artist. To really listen with the bottom of your heart.» Even when she performs on big stages, like at Rock en Seine this year, her intimate style touches the spectators. «It’s a real challenge to seek intimacy. Once, during a concert with lots of people outside, I caught a woman very far away who turned towards me and crossed the whole crowd. She stayed in front and afterwards, we wrote to each other. We were drawn to each other, for no reason.»

Her first album is set to be released between September and January next year, on which she has been working for over four years, notably with her sister, Yndi Da Silva, also a composer and singer. «In this album, there are clues for all the next ones.» Gildaa already has the entire skeleton of her career in mind. Each album will be a new piece of the puzzle, bringing answers to the incessant quest for truth and liberation. A journey guided by her mantra «it’s not serious,» which she repeats at every «song.» Ce programme secondaire met en avant quinze artistes émergents, français et internationaux, de la scène indépendante.

«Je trouve ça génial ! Je me sens un peu vieille là-dedans, mais c’est cool», sourit-elle lors de notre rencontre quelques jours avant sa performance, aux abords du Grand Palais.

Née en 1994 à Paris, l’artiste, connue sous le nom de Camille Constantin Da Silva, a été immergée dans la musique dès son plus jeune âge. La musique est au centre de sa vie, avec une mère chanteuse brésilienne et un père percussionniste français.

«Quand j’étais petite, ma mère organisait de grandes fêtes où elle invitait plein de Brésiliens qui faisaient tous de la musique ou étaient des personnes spirituelles ou excentriques. J’ai toujours été là, à écouter cette musique populaire brésilienne. Ce sont des textes très simples qui racontent des choses de la vie avec une grande mélancolie mais avec une harmonie et des arrangements qui donnent envie d’être joyeux», se souvient-elle. Please rewrite this sentence.

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