«Je n’ai jamais participé à une élection», déclare Theo Saad, qui se prépare à voter pour la première fois aux élections municipales. Aujourd’hui, il participe à une simulation de vote dans un centre d’accueil de jour à Neuilly-sur-Seine, mis en place par l’association Unapei 92 pour préparer les électeurs en situation de handicap. Theo est enthousiaste à l’idée de voter les 15 et 22 mars prochains et affirme avoir participé à plusieurs simulations pour se préparer. Préparation des électeurs en situation de handicap pour un jour de vote fictif.

Aider les personnes en situation de handicap à voter, c’est l’objectif de l’association Unapei 92. À quelques jours des élections municipales, elle a reproduit un bureau de vote dans un centre d’accueil de jour à Neuilly-sur-Seine. Reportage.



Élections municipales 2026

Dans cette salle de vote d’un jour : une urne, deux grands isoloirs, plusieurs programmes de candidats écrits en ‘facile à lire et à comprendre’ et leurs photos. À la tête de ce bureau de vote éphémère de ce centre d’accueil de jour de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), deux éducateurs spécialisés. Ils tiennent le rôle de président du bureau de vote et d’assesseur.

En face, huit adultes en situation de handicap qui font la file. Ils attendent de glisser le bulletin dans l’urne. Aujourd’hui, le bureau fictif d’un jour a été adapté pour les troubles du spectre de l’autisme (TSA), du déficit intellectuel (TDI) ou encore les troubles psychiques.

Parmi ces électeurs de ce jeudi 26 février, Theo Saad. Cet habitant de Puteaux a 24 ans, et s’apprête à voter bientôt pour les municipales. Président du conseil de vie sociale dans ce centre, il est très enthousiaste pour aller voter les 15 et 22 mars prochains. «Je n’ai jamais voté à une élection, et j’attends maintenant qu’il y ait les affiches pour faire mon choix. Je ne suis pas du tout inquiet, vu que j’ai participé plusieurs fois à ces simulations», affirme-t-il.

Une simulation essentielle, selon cet adulte en situation de troubles de la déficience intellectuelle. «Il faut montrer que les personnes en situation de handicap peuvent aussi bien voter que les personnes qui n’ont aucune difficulté de handicap. Il y en a qui ont quelques difficultés à tenir un bout de stylo, qui ont la difficulté de plier leurs feuilles pour choisir la personne. S’il y a beaucoup de difficultés avec la psychomotricité fine, cela peut être compliqué«, justifie ce passionné de citoyenneté.

Théo Saad, en chemise blanche, s’apprête à glisser son bulletin dans l’urne pour ce vote fictif.

© Toky Nirhy-Lanto / ICI Paris Île-de-France

Le centre d’accueil de jour a en effet organisé plusieurs simulations de vote. Des opérations réalisées dans le cadre des séances de citoyenneté, chaque jeudi après-midi. À la place des candidats, quatre éducateurs spécialisés se confrontent aujourd’hui aux urnes. Parmi eux, Christophe Vauchelle joue le jeu : «ils sont répartis en deux groupes, en fonction des niveaux de compréhension. Cela leur permet de savoir pour qui ‘je vote’, les droits et les devoirs en tant que citoyen.«

Radja Martres, sa collègue chargée de l’autodétermination et de la citoyenneté abonde en son sens. L’éducatrice spécialisée estime que ces simulations sont importantes. «Cela fait deux mois que l’on travaille dessus. Il est important de créer un ancrage, ancrer les informations dans la tête, sachant qu’ils ont des problèmes de mémorisation, de compréhension parfois. L’ancrage passe par le fait de faire, refaire et répéter. L’interactivité les aide beaucoup à intégrer ces informations, et c’est en plus une animation. Cela leur aide à comprendre et à être une force de proposition«, complète cette éducatrice spécialisée à l’Unapei 92.

La pleine citoyenneté des personnes en situation de handicap a été reconnue par la loi Justice de 2019. Il reste pourtant des efforts à faire selon Corinne Le Fur, directrice territoriale de l’Unapei 92 : «Depuis 2019, c’est effectivement un droit. Après, vous dire qu’il est exercé par tous, tout le temps, on ne peut pas le savoir.

Il est important de noter que toutes les mairies ne proposent pas encore des bulletins de vote en ‘facile à lire et à comprendre’, mais cette pratique devrait se généraliser à l’avenir.«

Les programmes des candidats d’un jour ont été adaptés et écrits en ‘facile à lire et à comprendre’, ce qui n’est pas encore le cas de tous les partis politiques et de toutes les mairies en France.

© Toky Nirhy-Lanto / ICI Paris Île-de-France

L’association Unapei 92 travaille en collaboration avec les municipalités pour promouvoir cette initiative. «Notre objectif n’est pas d’influencer le vote en faveur d’une liste en particulier. Nous visons à fournir des outils et des informations pour permettre un choix éclairé. La simulation de vote est un outil, mais il est de notre responsabilité d’adapter les listes électorales. Nous envisageons de travailler sur des supports visuels, comme des photos des candidats, pour faciliter la compréhension des listes électorales par les personnes en situation de handicap,» explique une représentante de l’Unapei 92.

Cette adaptation est jugée nécessaire par l’association. Actuellement, au moins 300 000 personnes sous tutelle ont le droit de vote, selon le ministère de la Santé, de l’Autonomie et des personnes handicapées.

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Aider les personnes en situation de handicap à voter, c’est l’objectif de l’association Unapei 92. À quelques jours des élections municipales, elle a reproduit un bureau de vote dans un centre d’accueil de jour à Neuilly-sur-Seine. Reportage.



Élections municipales 2026

Dans cette salle de vote d’un jour : une urne, deux grands isoloirs, plusieurs programmes de candidats écrits en ‘facile à lire et à comprendre’ et leurs photos. À la tête de ce bureau de vote éphémère de ce centre d’accueil de jour de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), deux éducateurs spécialisés. Ils tiennent le rôle de président du bureau de vote et d’assesseur.

En face, huit adultes en situation de handicap qui font la file. Ils attendent de glisser le bulletin dans l’urne. Aujourd’hui, le bureau fictif d’un jour a été adapté pour les troubles du spectre de l’autisme (TSA), du déficit intellectuel (TDI) ou encore les troubles psychiques.

Parmi ces électeurs de ce jeudi 26 février, Theo Saad. Cet habitant de Puteaux a 24 ans, et s’apprête à voter bientôt pour les municipales. Président du conseil de vie sociale dans ce centre, il est très enthousiaste pour aller voter les 15 et 22 mars prochains. «Je n’ai jamais voté à une élection, et j’attends maintenant qu’il y ait les affiches pour faire mon choix. Je ne suis pas du tout inquiet, vu que j’ai participé plusieurs fois à ces simulations», affirme-t-il.

Une simulation essentielle, selon cet adulte en situation de troubles de la déficience intellectuelle. «Il faut montrer que les personnes en situation de handicap peuvent aussi bien voter que les personnes qui n’ont aucune difficulté de handicap. Il y en a qui ont quelques difficultés à tenir un bout de stylo, qui ont la difficulté de plier leurs feuilles pour choisir la personne. S’il y a beaucoup de difficultés avec la psychomotricité fine, cela peut être compliqué«, justifie ce passionné de citoyenneté.

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