A blockage of France is announced on September 10, 2025. Among the citizens behind the movement, a resident of Morbecque in the North of France explains the motivations driving them. This call to action revives the enthusiasm of some Yellow Vests. The unions appear more divided.
On July 14th, in the heart of summer, Julien Marissiaux posted a video. He was one of the first to express the need for citizen mobilization. Not necessarily a demonstration, but rather a deep reflection to change the system. This resident of Morbecque in the North of France is a business owner. He also manages a community café, a place for exchanges and debates. Julien Marissiaux does not show his face. In his eyes, an individual should not embody the collective.
For several years, with a few friends, he has been reflecting on society. Their values, he says, are based on «collective intelligence, sharing, and exchange.» No political or religious opinion criteria. Their ideas are summarized on the website essentiels-france.fr, now the showcase of the movement. «France stops on September 10th,» it reads. «Get ready to take control of your life.» A massive countdown ticks off the days until the deadline.
Julien Marissiaux does not show his face. Not to preserve his anonymity, but to prevent the movement from being reduced to a single person.
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© FTV
As we meet him in Morbecque, Julien Marissiaux explains: «What we want today is for people to take ownership of this September 10th date and take actions, either on their own, within the collective, or within another collective. The 10th is a symbol of unity.» He calls for kindness. «No one is here to judge anyone.»
We are trying to establish, not a force of opposition, but a force of proposition.
Julien Marissiaux, citizen
Prior to this, Julien Marissiaux claims to have worked a lot. It was necessary to simplify the ideas «because it’s all well and good to write, but people need to be able to understand.» Currently, there are four to five video conference meetings every week, the website needs to be updated. «We are truly in a mode of total openness. Nothing extraordinary, just people who have decided not to spend their time denouncing, but also making proposals, building the future. Nous cherchons à proposer des solutions, plutôt que de nous opposer à quelque chose».
Lors de son entretien, Julien Marissiaux tient à mentionner son «amie» Christelle. Elle avait publié une vidéo sur Tik Tok dans laquelle elle exprimait sa frustration face aux méthodes d’action de plus en plus inefficaces (manifestations, pancartes, gilets jaunes…) et envisageait un confinement volontaire et populaire. «J’ai trouvé l’idée brillante«, s’exclame Julien Marissiaux. «Depuis ce moment-là, nous n’avons pas arrêté«.
Pour mettre en place ce «confinement de la machine économique«, le collectif propose quelques pistes. Retirer une partie de son salaire ou de ses économies de la banque. Retirer un maximum d’espèces «parce qu’on sait très bien que les banques ne disposent que de 10% de la valeur de l’argent en circulation en réel«. Pour les salaires inférieurs à 1 500 euros, demander à être payé en espèces.
Julien Marissiaux souligne : «Les partis politiques et leurs représentants ne sont que des marionnettes. C’est au-dessus que ça se décide. Donc visons au-dessus».
Ce discours a séduit certains anciens gilets jaunes. L’avocate Anne-Sophie Bastin s’y est reconnue. «Nous revenons au même point qu’en 2018. Il y a une immense ferveur interclasse sociale. Ce n’est pas seulement une catégorie de la population qui est touchée. Cela dépasse le mouvement des gilets jaunes, c’est une évidence«. Lorsqu’on évoque les contours flous du mouvement, Anne-Sophie Bastin s’irrite : «On nous ressort la thèse de la Russie qui manipule. C’est grotesque !«.
Le blocage de la France est annoncé le 10 septembre 2025. Parmi les citoyens à l’origine du mouvement, un Nordiste de Morbecque nous explique les motivations qui l’animent. Cet appel à la mobilisation réveille la «ferveur» de certains Gilets jaunes. Les syndicats se montrent plus divisés.
Le 14 juillet dernier, en plein cœur de l’été, Julien Marissiaux poste une vidéo. Il est l’un des premiers à exprimer la nécessité d’une mobilisation citoyenne. Pas forcément une manifestation, mais plutôt une réflexion de fond pour changer de système. Cet habitant de Morbecque dans le Nord est chef d’entreprise. Il gère par ailleurs un café associatif, lieu d’échanges et de débats. Julien Marissiaux ne montre pas son visage. À ses yeux, une personne seule ne doit pas incarner le collectif. Depuis plusieurs années, avec quelques amis, il mène une réflexion sur la société. Leurs valeurs, dit-il, reposent sur «l’intelligence collective, le partage, l’échange». Pas de critère d’opinion politique ou religieuse. Leurs idées sont synthétisées sur le site internet essentiels-france.fr, désormais devenu la vitrine du mouvement. «Le 10 septembre, la France s’arrête», peut-on y lire. «Prépare-toi à reprendre le contrôle de ta vie». Un immense décompte égraine les jours qui nous séparent de l’échéance.
Julien Marissiaux ne montre pas son visage. Non pas pour préserver son anonymat, mais pour que le mouvement ne soit pas réduit à une seule personne.
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© FTV
Alors que nous le rencontrons à Morbecque, Julien Marissiaux détaille : «Nous, ce qu’on souhaite aujourd’hui, c’est que les gens puissent s’approprier cette date du 10 septembre et mener des actions, soit de leur côté, soit au sein du collectif, soit d’un autre collectif. Le 10, c’est un symbole d’union». Il en appelle à la bienveillance. «Personne n’est là pour juger personne».
On essaie de mettre en place, non pas une force d’opposition, mais une force de proposition.
Julien Marissiaux, citoyen
En amont, Julien Marissiaux assure avoir beaucoup travaillé. Il a fallu vulgariser les idées «parce que c’est bien beau d’écrire, mais encore faut-il que les gens soient capables de comprendre». En ce moment, il y a quatre à cinq réunions en visioconférence chaque semaine, il faut nourrir le site internet. «On est vraiment en mode ouverture totale. Rien de particulièrement extraordinaire, juste des individus qui ont choisi de ne pas simplement critiquer, mais aussi de proposer des solutions, de construire l’avenir. Ils tentent de mettre en place, non pas une opposition, mais une force de proposition.»
Lors de son entretien, Julien Marissiaux mentionne son «amie» Christelle. Elle avait publié une vidéo sur Tik Tok où elle exprimait sa lassitude face à des méthodes d’action de plus en plus inefficaces (manifestations, pancartes, gilets jaunes…) et avait imaginé un confinement volontaire, populaire. «J’ai trouvé l’idée géniale,» s’exclame Julien Marissiaux. «Depuis ce moment-là, on n’a pas arrêté.»
Pour mettre en œuvre ce «confinement de la machine économique», le collectif propose quelques pistes. Retirer une partie de son salaire ou de ses économies de la banque. Retirer un maximum d’espèces «parce qu’on sait très bien que les banques ne disposent que de 10% de la valeur de l’argent en circulation en réel.» Pour les salaires inférieurs à 1 500 euros, demander à être payé en espèces.
Julien Marissiaux explique : «Les partis politiques et leurs représentants ne sont que des marionnettes. C’est au-dessus que ça se décide. Donc visons au-dessus.»
Ce discours a convaincu certains anciens gilets jaunes. L’avocate Anne-Sophie Bastin s’y identifie. «On en revient au même point qu’en 2018. Il y a une énorme ferveur interclasse sociale. Ce n’est pas juste une catégorie de la population qui est touchée. Ça dépasse le mouvement des gilets jaunes, c’est une évidence.» Lorsqu’on évoque les contours flous du mouvement, Anne-Sophie Bastin s’agace : «On nous ressort la thèse de la Russie qui manipule. C’est grotesque!»
Ce mouvement de blocage annoncé, elle y voit une «lame de fond» : «Il y a eu une somme de ratés politiques de tous bords. Une déconnexion profonde entre le système et les citoyens.» Dans le mouvement du 10 septembre, Anne-Sophie Bastin retrouve l’esprit non-partisan des gilets jaunes.
L’avocate se questionne : «Comment se fait-il que depuis des années la représentation syndicale et politique s’effiloche? Qu’est-ce que je fais pour l’avenir? Le vrai problème, c’est l’inertie.» Le 10 septembre, elle retournera sur le rond-point du MIN de Lomme. «Contre le système qui verrouille tout», mais surtout pour défendre la création d’une assemblée référendaire, du référendum d’initiative citoyenne, du mandat révocatoire.
Depuis les gilets jaunes, la Nordiste a monté une pièce de théâtre. Elle a organisé des maraudes. Elle a surtout aidé à la création d’une cantine solidaire «L’Assiette Mijotée» à Lille. Mais elle l’admet : «ça nous a coûté cher, les gilets jaunes. «Bloquons tout», ça n’est pas mon cri à moi, mais c’est une tentative nouvelle.»
Face à ce mouvement, les syndicats se montrent divisés dans le Nord Pas-de-Calais. La CGT a annoncé s’y associer. Plusieurs manifestations sont prévues, à Lille, Calais, Valenciennes, Arras. La CGT-Cheminots a déposé un préavis de grève. Interrogée sur Ici Pays de Savoie ce 4 septembre 2025, Sophie Binet a réitéré son soutien au mouvement du 10 septembre : «Nous, nous avons décidé d’y contribuer dans les entreprises en organisant des actions sur les lieux de travail.»
L’objectif de la CGT, «c’est de mettre le budget sous surveillance des travailleuses et des travailleurs», quel que soit le gouvernement. La secrétaire générale de la CGT réclame «la justice fiscale, de l’argent pour nos services publics, l’abrogation de la réforme des retraites.» Et de préciser : «C’est le moment de relever la tête, pas de baisser les bras.»
De son côté, la CFDT a choisi un autre chemin. Secrétaire générale du syndicat dans les Hauts de France, Perrine Mohr salue et respecte un «mouvement citoyen construit en dehors des syndicats et des politiques.» Elle regrette une certaine récupération, mais surtout les valeurs parfois contraires à celles du syndicat comme la sortie de l’Union européenne, la fin des partis politiques, l’appel à la désobéissance civile. «Nous, on ne se voyait pas se joindre à ce mouvement-là.»
Et Perrine Mohr ajoute sur la forme : «Je ne suis pas en mesure d’assurer la sécurité des travailleurs mobilisés le 10. Pour le 18, nous aurons nos services d’ordre. Nous travaillons avec la Préfecture.» Ne craint-elle pas d’être dépassée par le mouvement en matière de mobilisation et de revendication ? «On est conscient de ce que représente le syndicalisme aujourd’hui. La CFDT, c’est 63 000 adhérents dans la région Hauts-de-France, 640 000 en France.» Le mouvement du 10 septembre se coordonne derrière des écrans, organisé par des citoyens engagés dans une réflexion profonde sur la société. Parmi eux, un habitant de Morbecque, Julien Marissiaux, a lancé un appel à la mobilisation qui a suscité l’intérêt de certains Gilets jaunes et la réserve des syndicats.
Julien Marissiaux, chef d’entreprise et propriétaire d’un café associatif, a diffusé une vidéo le 14 juillet dernier appelant à une mobilisation citoyenne pour changer de système. Il met en avant des valeurs telles que l’intelligence collective, le partage et l’échange, sans distinction d’opinions politiques ou religieuses. Ces idées sont regroupées sur le site essentiels-france.fr, devenu le centre de ce mouvement. Un compte à rebours monumental annonce l’arrêt de la France le 10 septembre, incitant chacun à reprendre le contrôle de sa vie.
Lors d’une rencontre à Morbecque, Julien Marissiaux explique que l’objectif est que les gens s’approprient cette date et mènent des actions individuelles ou collectives, symbolisant l’union. Il insiste sur la bienveillance et la non-jugement, tout en mettant en avant une force de proposition plutôt qu’une force d’opposition.
Julien Marissiaux affirme avoir travaillé intensément en amont pour préparer le mouvement. Il a été nécessaire de rendre les idées plus accessibles car il est important que les gens puissent les comprendre. Actuellement, il y a quatre à cinq réunions en visioconférence chaque semaine et il faut alimenter le site internet. Le collectif est en mode ouverture totale, axé sur la proposition plutôt que sur la dénonciation. Ils tentent de mettre en place une force de proposition plutôt qu’une force d’opposition.
Lors de l’entretien, Julien Marissiaux mentionne son amie Christelle, qui a proposé l’idée d’un confinement volontaire et populaire, qui a inspiré le collectif. Pour mener ce confinement économique, le collectif propose des actions telles que retirer une partie de son salaire ou de ses économies de la banque et demander à être payé en espèces pour les salaires inférieurs à 1 500 euros.
Julien Marissiaux souligne que les partis politiques ne sont que des marionnettes et que les décisions se prennent au-dessus. Certains anciens gilets jaunes ont été séduits par ce discours, notamment l’avocate Anne-Sophie Bastin, qui voit dans ce mouvement une lame de fond transclasse sociale. Elle souligne la déconnexion entre le système et les citoyens et plaide pour des réformes démocratiques.
Les syndicats se montrent divisés face à ce mouvement, avec la CGT qui annonce son soutien et des actions prévues, tandis que la CFDT a choisi de ne pas s’y associer. Les deux syndicats expriment des visions différentes mais appellent tous deux à la mobilisation citoyenne.
SOURCE
Maria Izquierdo
Soy María Izquierdo, profesional junior en comunicación digital. Creo y gestiono contenido para redes y medios online, combinando copywriting, narrativa visual y edición básica. Con formación en comunicación audiovisual y un máster en contenidos digitales, me motiva el storytelling y conectar con audiencias jóvenes a través de contenido creativo.
















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