Calls to block the country on September 10 have been increasing for several days on social media. What similarities are there with the Yellow Vests? What differences? Who will mobilize? That’s what we sought to find out.
Calls to mobilize on September 10 are increasing. This Monday, August 25, the Union Syndicale Lycéenne (USL), the largest high school student union, called for a blockade of schools on that day. The union’s goal is to «build mobilization over time, against an austerity and destructive education policy«.
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This movement first emerged before the summer on social media platforms Telegram, TikTok, and X, in protest against François Bayrou’s austerity announcements, including budget cuts of 44 billion euros in the 2026 budget and the elimination of public holidays. It was popularized by sovereignist accounts but now brings together initiatives from all political backgrounds. Thus, it includes «a fringe that seems rather far-right, others more far-left, former ‘Yellow Vests,’ and people with no ideology,» as reported by intelligence services to franceinfo on July 29.
The demands are varied. They include the Citizens’ Initiative Referendum (RIC), salary increases, and the defense of public services. The planned actions are also numerous: general strikes, road blockades, boycotts of supermarkets… According to Christian Le Bart, a political scientist, the reasons for this movement remain «unclear«, as it encompasses all grievances: «it’s quite radical, ‘everything will stop’ and it appeals to both the left and the right«. He adds that there is an element of unpredictability, as there can be during strikes at SNCF for example, «it indicates intensity, but it doesn’t say anything» [about the scale of the upcoming movement].
This diversity of demands is reminiscent of the Yellow Vests movement.
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Christian Le Bart explains that the origin of these two movements is not institutional but citizen-driven. This is a common point. «There is, for example, uncertainty about the spokespersons«. But he sees a major difference at the political level: «during the Yellow Vests movement, President Macron had just been elected, there was great political stability, with stable public authorities. Today, the government is fragile, living in fear of being overthrown, and this could encourage people to mobilize,» analyzes Christian Le Bart. Another difference is the day of mobilization, Wednesday, September 10. The Yellow Vests called for roundabouts to be blocked on Saturdays. The choice of a Wednesday, a working day, could hinder mobilization, especially if the unions do not call for a strike, «as employees need strike notices to be able to mobilize» reminds the political scientist.
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We met two former Yellow Vests in Morbihan. They wished to remain anonymous. The first, we will call him Sébastien, is a former industry executive and will mobilize again on September 10, as «nothing has changed«. In what form? For now, Sébastien doesn’t know.
This September 10 should allow us to take our time, to ask ourselves the right questions about our individual situations, to know if we want to stay in this situation or try to make a change. For me, there can’t be action without reflection.
SébastienFormer Yellow Vest
The second, we will call him Stéphane. He also mobilized in 2018 at roundabouts. This time, he will not, at least not right away. Yet, for him, nothing has changed since 2018: «I would like politicians to live in our place and us to live in theirs, because it’s all well and good, these people are disconnected from the people«. This time, Stéphane will probably remain a spectator, he does not want the mistakes of the Yellow Vests movement to be repeated, especially the violence it generated. He also fears political exploitation: «we will see what happens over time in the hope that it will be beneficial, but I have serious doubts personally«.
My doubt is regarding politics, we know we are a year away from municipal elections… strangely, it’s an anonymous citizen initiative and yet, there are already political parties appropriating the movement or wanting to support it.
StéphaneFormer Yellow Vest
As of now, the calls to «block everything» on September 10 are notably supported by France Insoumise. Les autres formations de gauche, y compris les écologistes et les communistes, ont également exprimé leur soutien au mouvement ou leur volonté de l’accompagner, comme l’a fait le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.
Des réunions de préparation pour la journée de mobilisation ont déjà eu lieu en Bretagne, à Brest, Lorient, Lannion, et Saint-Brieuc au cours des dernières semaines. Ces réunions ont rassemblé quelques dizaines de personnes, une trentaine à Brest le 17 août et une soixantaine à Lorient le 23 août, selon Le Télégramme. Désormais, les participants au mouvement se retrouveront chaque samedi matin sur un rond-point de Lorient, déjà bloqué en 2018 par les Gilets jaunes.
Il est encore trop tôt pour dire si la mobilisation sera forte dans la région. Christian Le Bart souligne que la Bretagne fait partie des territoires déçus par le Macronisme, et que les Gilets jaunes y ont été mobilisés de manière significative. Il reconnaît qu’il y a un potentiel de mécontentement et une tradition de mobilisation dans la région, mais pour l’instant, il n’y a pas encore de signes concrets.
Sylvaine Salliou (avec Romuald Bonnant) Selon lui, les Gilets jaunes ont révélé un malaise profond dans la société française, notamment en matière de pouvoir d’achat et de justice sociale. De même, le mouvement du 10 septembre semble être porté par une colère diffuse et une volonté de changement. Cependant, l’expert souligne que la diversité des revendications peut rendre la mobilisation moins lisible et cohérente. Il met en garde contre le risque de récupération politique, pointant du doigt les partis qui cherchent à s’approprier le mouvement à des fins électorales.
Les témoignages de Sébastien et Stéphane illustrent cette réflexion. Sébastien insiste sur la nécessité de réfléchir avant d’agir, soulignant l’importance de la prise de conscience et de la préparation. De son côté, Stéphane exprime des doutes quant à l’évolution du mouvement, craignant notamment une récupération politique préjudiciable à la cause citoyenne. Il met en lumière les enjeux liés aux échéances électorales à venir et à la place des partis politiques dans ce contexte de mobilisation sociale.
La mobilisation du 10 septembre semble donc susciter des interrogations et des attentes diverses. Si certains voient en elle l’opportunité de porter des revendications citoyennes fortes, d’autres redoutent les dérives et les récupérations politiques qui pourraient en découler. L’avenir de ce mouvement reste incertain, mais une chose est sûre : la société française est en ébullition, et les citoyens cherchent des moyens concrets pour se faire entendre et agir en faveur du bien commun.
En attendant le 10 septembre, les appels à la mobilisation se multiplient et suscitent des débats et des réflexions au sein de la société. La diversité des acteurs impliqués et des revendications exprimées témoigne d’une volonté de changement et de contestation face à un système politique jugé défaillant. Reste à voir comment cette mobilisation citoyenne évoluera et quelles en seront les conséquences sur le paysage politique français.
C’est un point commun entre les deux situations. Par exemple, il y a une incertitude sur les porte-paroles. Cependant, il existe une grande différence au niveau politique. Lors du mouvement des Gilets jaunes, le président Macron venait d’être élu et il y avait une grande stabilité politique, avec des pouvoirs publics stables. Aujourd’hui, le gouvernement est fragile et vit dans la peur d’être renversé, ce qui pourrait encourager les gens à se mobiliser, analyse Christian Le Bart. Une autre différence est la date de la mobilisation, le mercredi 10 septembre. Contrairement aux Gilets jaunes qui appelaient à bloquer les ronds-points le samedi, le choix d’un mercredi, jour ouvrable, pourrait freiner la mobilisation, surtout si les syndicats ne lancent pas de grève, car les salariés ont besoin d’un préavis de grève pour se mobiliser, rappelle le politologue.
Nous avons rencontré deux anciens Gilets jaunes dans le Morbihan, qui ont souhaité rester anonymes. Le premier, que nous appellerons Sébastien, est un ancien cadre de l’industrie et prévoit de se mobiliser le 10 septembre car selon lui, rien n’a changé. Il estime qu’une action ne peut se faire sans réflexion préalable. Le second, que nous appellerons Stéphane, s’est également mobilisé en 2018 mais cette fois, il ne le fera pas pour le moment. Il souhaite éviter les erreurs du mouvement des Gilets jaunes et craint une récupération politique.
À ce jour, les appels à «tout bloquer» le 10 septembre sont soutenus notamment par la France insoumise, ainsi que d’autres formations politiques de gauche. Des réunions de préparation ont déjà eu lieu en Bretagne pour cette journée de mobilisation. Il est encore trop tôt pour dire si la mobilisation sera forte dans la région, mais la Bretagne fait partie des territoires déçus du Macronisme et a une tradition de mobilisation forte. Christian Le Bart estime que le mécontentement est possible mais pour l’instant, il ne voit rien de concret. Can you rewrite this sentence?
SOURCE
Camille Dupont
Je suis Camille Dupont, professionnelle junior en communication digitale. Je crée et gère du contenu pour les réseaux sociaux et les médias en ligne, en combinant copywriting, narration visuelle et montage de base. Formée en communication audiovisuelle et titulaire d’un master en contenus digitaux, je suis motivée par le storytelling et par la connexion avec les jeunes audiences à travers du contenu créatif.
















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