Les communes du littoral ripostent face au nombre croissant de résidences secondaires

Alors que Cancale vient d’interdire la construction de résidences secondaires, le débat s’invite aussi en Pays de la Loire. La région compte plus de 222 000 résidences secondaires, certaines communes littorales dépassant même les 70 % de logements non occupés à l’année.

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C’est une première dans le grand ouest. La ville de Cancale interdit désormais la construction de logements destinés à devenir des résidences secondaires. Une manière de lutter contre ce phénomène de résidence alternée, qui donne bien souvent l’hiver un triste visage aux communes et augmente surtout la pression sur un marché immobilier déjà en tension.

Si la Bretagne est une destination prisée pour les résidences secondaires, les Pays de la Loire ne sont pas en reste. Le littoral atlantique concentre la majorité de ces logements.

Selon l’observatoire régional des Pays de la Loire, à Piriac-sur-Mer, en Loire-Atlantique, ces résidences représentent 75,29 % du parc immobilier. Sur l’île de Noirmoutier, ce taux s’élève à 68.7 % du parc, quand l’île d’Yeu en affiche 60 %.

Et une même dynamique s’exprime dans les plus grosses villes comme aux Sables-d’Olonne où plus de 15 000 habitations sont portes close une partie de l’année.

Pour faire face au phénomène, les municipalités encadrent l’arrivée de nouveaux habitants ou jouent de leviers fiscaux.

L’arme fiscale : surtaxe sur les îles

Depuis 2023, des centaines de communes du littoral ont la possibilité d’augmenter la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS). Une majoration pouvant aller jusqu’à + 60 % qu’ont adoptée de nombreuses communes insulaires de la région.

Sur l’île d’Yeu, la surtaxe atteint désormais + 60 %, tout comme à L’Épine et à Barbâtre (île de Noirmoutier). La ville de Noirmoutier-en-l’île applique quant à elle une hausse de + 40 %.

Un moyen de dissuader l’achat de résidences secondaires au détriment des habitants permanents, mais aussi une recette supplémentaire pour financer le logement ou les services publics locaux, souvent en peine quand les jeunes actifs ne parviennent pas à se loger.

Aux Sables-d’Olonne, depuis 2022, la mairie encourage les propriétaires de résidences secondaires à louer leur logement durant l’année scolaire. Avec son plan «Louez à l’année», la Ville offre aux propriétaires des aides financières, un accompagnement administratif et des garanties sur le paiement des loyers.

En contrepartie, ils s’engagent à louer leur bien pendant au moins trois ans, souvent à des étudiants ou à des ménages en attente d’une solution pérenne. L’objectif : réduire la vacance de logements et maintenir une vie locale en dehors de la haute saison touristique.

Pour l’instant, aucune commune n’a annoncé suivre le chemin de Cancale, qui restreint désormais le neuf aux résidences principales. Mais la plupart des communes concernées par ce mode d’habitat temporaire, fait aussi la chasse aux meublés touristiques.

À Nantes, La Baule, Pornic ou encore dans l’agglomération de CAP Atlantique (La Baule, Le Pouliguen, Le Croisic, Guérande, Pornichet…), impossible de louer librement sa résidence secondaire en ligne.

Pour ce faire, les propriétaires doivent changer l’usage de leur habitation qui bascule en activité commerciale. Concrètement, le propriétaire doit obtenir une autorisation préalable de la mairie, parfois limitée dans le temps ou soumise à des quotas par quartier pour éviter la saturation.

En cas de non-respect, l’annonce est tout simplement illégale et expose à des amendes pouvant atteindre 50 000 €.

Des règles strictes adoptées par ces communes ligériennes pour freiner la prolifération des meublés touristiques et préserver le parc de logements disponibles à l’année pour les habitants.

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Les municipalités s’inquiètent d’un phénomène croissant de résidences secondaires qui affecte les régions.

C’est une première dans le grand ouest. La ville de Cancale interdit désormais la construction de logements destinés à devenir des résidences secondaires. Une manière de lutter contre ce phénomène de résidence alternée, qui donne bien souvent l’hiver un triste visage aux communes et augmente surtout la pression sur un marché immobilier déjà en tension.

Si la Bretagne est une destination prisée pour les résidences secondaires, les Pays de la Loire ne sont pas en reste. Le littoral atlantique concentre la majorité de ces logements.

Selon l’observatoire régional des Pays de la Loire, à Piriac-sur-Mer, en Loire-Atlantique, ces résidences représentent 75,29 % du parc immobilier. Sur l’île de Noirmoutier, ce taux s’élève à 68.7 % du parc, quand l’île d’Yeu en affiche 60 %.

Et une même dynamique s’exprime dans les plus grosses villes comme aux Sables-d’Olonne où plus de 15 000 habitations sont portes close une partie de l’année.

Pour faire face au phénomène, les municipalités encadrent l’arrivée de nouveaux habitants ou jouent de leviers fiscaux.

Depuis 2023, des centaines de communes du littoral ont la possibilité d’augmenter la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS). Une majoration pouvant aller jusqu’à + 60 % qu’ont adoptée de nombreuses communes insulaires de la région.

Sur l’île d’Yeu, la surtaxe atteint désormais + 60 %, tout comme à L’Épine et à Barbâtre (île de Noirmoutier). La ville de Noirmoutier-en-l’île applique quant à elle une hausse de + 40 %.

Un moyen de dissuader l’achat de résidences secondaires au détriment des habitants permanents, mais aussi une recette supplémentaire pour financer le logement ou les services publics locaux, souvent en peine quand les jeunes actifs ne parviennent pas à se loger.

Aux Sables-d’Olonne, depuis 2022, la mairie encourage les propriétaires de résidences secondaires à louer leur logement durant l’année scolaire. Avec son plan «Louez à l’année», la Ville offre aux propriétaires des aides financières, un accompagnement administratif et des garanties sur le paiement des loyers.

En contrepartie, ils s’engagent à louer leur bien pendant au moins trois ans, souvent à des étudiants ou à des ménages en attente d’une solution pérenne. L’objectif : réduire la vacance de logements et maintenir une vie locale en dehors de la haute saison touristique.

Pour l’instant, aucune commune n’a annoncé suivre le chemin de Cancale, qui restreint désormais le neuf aux résidences principales. Mais la plupart des communes concernées par ce mode d’habitat temporaire, fait aussi la chasse aux meublés touristiques.

À Nantes, La Baule, Pornic ou encore dans l’agglomération de CAP Atlantique (La Baule, Le Pouliguen, Le Croisic, Guérande, Pornichet…), impossible de louer librement sa résidence secondaire en ligne.

Pour ce faire, les propriétaires doivent changer l’usage de leur habitation qui bascule en activité commerciale. Concrètement, le propriétaire doit obtenir une autorisation préalable de la mairie, parfois limitée dans le temps ou soumise à des quotas par quartier pour éviter la saturation.

En cas de non-respect, l’annonce est tout simplement illégale et expose à des amendes pouvant atteindre 50 000 €.

Des règles strictes adoptées par ces communes ligériennes pour freiner la prolifération des meublés touristiques et préserver le parc de logements disponibles à l’année pour les habitants. Un problème qui préoccupe les municipalités.

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