Les entreprises sont dans le besoin de stabilité et de cohérence, inquiètes après l’annonce de François Bayrou de solliciter un vote de confiance.

Inquiétude. C’est le sentiment du Medef (Mouvement des entreprises de France) après l’annonce de François Bayrou de solliciter un vote de confiance. Dans un contexte économique déjà fragile, les entreprises dénoncent un manque de visibilité qui freine décisions et investissements.

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Paralysie politique, incertitude économique et rentrée morose : c’est dans une ambiance pesante que s’est ouverte, ce mercredi 27 août à Roland-Garros, la REF (Rencontre des Entrepreneurs de France.) Alors que le slogan de l’événement clame «Jeu décisif, l’heure des choix», beaucoup de dirigeants, eux, disent ne plus savoir sur quel pied danser.

En toile de fond : l’annonce du Premier ministre François Bayrou, lundi 25 août, de solliciter un vote de confiance à l’Assemblée nationale le 8 septembre. Plusieurs partis, des Insoumis au Rassemblement national, ont déjà annoncé qu’ils ne voteront pas la confiance.

Pour les chefs d’entreprise présents à la REF, cette nouvelle séquence politique ajoute une couche d’instabilité dans un climat déjà peu encourageant.

«On a connu ce flou l’année dernière. Aujourd’hui, on a un gouvernement, mais rien ne garantit qu’il sera encore en place le 8 septembre», résume Valentin Doligé, président du Medef du Loiret. «Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’économie ne redémarre pas. Le PIB ne progresse que de 0,3 %, certains secteurs comme le bâtiment sont en retrait.»

Résultat : les décisions sont gelées, les embauches repoussées. «Dans un contexte comme celui-là, on ne peut pas avancer. On reporte, on attend. Et ça, c’est terrible pour l’activité économique,» explique le président du Medef du Loiret.

Le cœur du problème, pour le patronat, c’est l’impossibilité de se projeter. Le budget 2026, censé être déposé le 7 octobre au Parlement, devient une source d’inquiétude majeure.

On a besoin de savoir quelles seront les règles du jeu. Pas juste pour l’année à venir, mais pour cinq ou dix ans. Les entreprises investissent sur le long terme, elles ont besoin de stabilité et de cohérence.

Valentin Doligé, président du Medef du Loiret

Le flou politique pèse aussi sur l’emploi, notamment pour les plus jeunes. Dans plusieurs régions, les contrats d’apprentissage sont en baisse : un signe que les entreprises hésitent à s’engager.

«C’est une année plus dure pour les jeunes. Les contrats de 1 ou 2 ans deviennent rares. Quand l’avenir est incertain, on freine.», explique Valentin Doligé. Selon le Ministère du Travail, à la fin mai 2025, «81 100 contrats d’apprentissage ont commencé depuis le début de l’année, en baisse de 3,1 % sur un an.»

L’inquiétude des entreprises ne s’arrête pas à cette rentrée. Elles anticipent déjà les mois à venir. L’année 2026 sera marquée par les élections municipales. Or, dans de nombreuses régions, les commandes publiques, souvent cruciales pour certaines PME, commencent à être gelées dès l’année précédente.

«Pour toutes les entreprises qui travaillent avec les collectivités, cela signifie une baisse d’activité dès 2025. Les décisions sont mises en pause dans l’attente des élections. C’est un cycle qu’on connaît, mais cette fois, il s’ajoute à une conjoncture déjà dégradée» explique le président du Medef du Loiret.

Dans le département du Loiret, les filières stratégiques, comme la cosmétique, la santé ou la logistique, sont, elles aussi, sous tension. «Ce sont des secteurs qui, sur le papier, devraient résister. Mais même là, on sent les effets du ralentissement et de l’incertitude. Dans la cosmétique, par exemple, les réglementations européennes évoluent (droits de douane de 15% sur ses produits exportés) et ça complique les choses.», affirme Valentin Doligé.

Le message du patronat est clair : sans stabilité politique, sans cohérence dans les politiques économiques, il est impossible d’envisager une reprise durable. «On ne peut pas continuer à fonctionner avec des décisions qui changent tous les ans» conclut Valentin Doligé.

L’université d’été du Medef se terminera ce jeudi 28 aout.

En période économique déjà fragile, les entreprises expriment leur préoccupation face à un manque de clarté qui entrave les prises de décision et les investissements.

La paralysie politique, l’incertitude économique et une rentrée morose ont marqué l’ouverture de la Rencontre des Entrepreneurs de France à Roland-Garros. Alors que le slogan de l’événement proclame «Jeu décisif, l’heure des choix», de nombreux dirigeants se sentent perdus dans cette atmosphère pesante.

La déclaration du Premier ministre François Bayrou demandant un vote de confiance à l’Assemblée nationale le 8 septembre a semé le doute. Plusieurs partis, des Insoumis au Rassemblement national, ont déjà annoncé qu’ils refuseront de donner leur confiance.

Pour les chefs d’entreprise présents à la rencontre, cette nouvelle séquence politique ajoute une couche d’instabilité à un climat déjà peu favorable. L’impossibilité de se projeter et le manque de croissance économique entravent les décisions et freinent les embauches.

Le manque de visibilité sur le budget de 2026, qui doit être présenté au Parlement le 7 octobre, est une source d’inquiétude majeure. Les entreprises ont besoin de stabilité et de prévisibilité pour investir sur le long terme.

Le flou politique impacte également l’emploi, en particulier pour les jeunes. Dans plusieurs régions, les contrats d’apprentissage sont en baisse, reflétant l’hésitation des entreprises à s’engager.

Les entreprises anticipent déjà les mois à venir, marqués par les élections municipales de 2026. Les commandes publiques, cruciales pour certaines PME, commencent à être gelées, entraînant une baisse d’activité précoce.

Dans le département du Loiret, des secteurs stratégiques comme la cosmétique, la santé et la logistique sont également sous pression. Les réglementations européennes et l’incertitude économique compliquent davantage la situation.

Le message du patronat est clair : sans stabilité politique et cohérence dans les politiques économiques, une reprise durable est impossible. L’université d’été du Medef se termine sur ces constats inquiétants. Les entreprises dénoncent un manque de visibilité qui entrave les décisions et les investissements, dans un contexte économique déjà fragile.

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