Maintenant, on passe notre temps à essayer d’obtenir des places d’examen pour nos élèves, c’est devenu un véritable parcours du combattant«, déplore-t-il.
Les mesures annoncées par le ministère de l’Intérieur visent à résoudre la crise des permis de conduire en augmentant le nombre de places d’examen, en recrutant des inspecteurs supplémentaires et en réduisant la durée de l’épreuve. Cependant, certaines voix restent sceptiques quant à l’efficacité à long terme de ces mesures et soulignent la nécessité d’une approche plus globale pour résoudre le problème. Le gérant, étranglé au téléphone, se plaint de devoir se justifier auprès des élèves et de leurs parents pour le manque de créneaux et de devoir se battre comme des pitbulls sur les nouvelles plateformes en ligne mises en place par l’État pour obtenir des places au dernier moment. Il exprime son épuisement face à cette situation.
Selon Patrice Bessonne, président de Mobilians-Éducation et sécurité routière, la solution pour résoudre la pénurie de créneaux serait d’augmenter le forfait minimum de 20 à 28 heures de conduite pour avoir le droit de passer le permis. Il estime que les candidats qui échouent après seulement 20 heures de conduite contribuent à encombrer les créneaux. En augmentant ce nombre d’heures, il pense que le taux de réussite du premier coup pourrait atteindre 65%, libérant ainsi des milliers de créneaux et résorbant la pénurie d’inspecteurs.
Cependant, le gouvernement refuse catégoriquement cette proposition, arguant que cela augmenterait les coûts pour de nombreux candidats qui réussissent l’examen dès 20 heures de formation.
Le ministre François-Noël Buffet s’est rendu à l’Institut national de sécurité routière et de recherches à Nevers, où il a rassuré les professionnels en affirmant que le passage du permis de conduire ne sera pas privatisé. Damien Mascaras du SNICA-FO se dit soulagé par cette annonce.
En plus des mesures d’urgence, une réforme du permis de conduire sera lancée à l’automne pour améliorer la préparation des jeunes candidats. Selon un représentant syndical, 40% des jeunes échouent au permis parce qu’ils ne sont pas correctement préparés, et de nouvelles méthodes d’apprentissage devront être envisagées.
Enfin, le gouvernement a annoncé 80 000 places d’examen supplémentaires, 108 postes d’inspecteurs et une réduction de la durée de l’épreuve. Ces mesures visent à réduire les délais d’attente pour passer l’examen, qui peuvent atteindre jusqu’à six mois en Seine-et-Marne. Les candidats auront plus de créneaux disponibles, grâce à la mobilisation d’inspecteurs supplémentaires et de retraités. Les bureaux d’éducation routière contacteront les retraités et les inspecteurs en fonction des besoins de chaque département. Actuellement, aucun détail géographique n’a été divulgué concernant les mesures d’urgence annoncées pour résoudre la crise des permis de conduire. Damien Mascaras, secrétaire général adjoint du SNICA-FO, se montre optimiste quant aux perspectives d’ajouter 80 000 créneaux supplémentaires d’ici fin 2025. Il considère cette mesure comme réalisable et efficace à court terme.
De même, l’embauche de 108 inspecteurs supplémentaires en 2025 et 10 de plus en 2026 est bien accueillie. Cette augmentation de 10% des effectifs d’inspecteurs en un an est jugée significative par Damien Mascaras, qui estime que cela permettra de pallier les départs en retraite et même d’avoir un effectif légèrement supérieur.
Cependant, certains acteurs du secteur, comme Ibraima Kouyaté de l’Unidec, expriment leur insatisfaction, estimant que le recrutement d’inspecteurs devrait être plus important pour anticiper sur le long terme. Les difficultés rencontrées par les auto-écoles, notamment en termes de disponibilité des places d’examen, sont mises en lumière par des professionnels comme Youssef, gérant d’une auto-école en Seine-et-Marne.
Patrice Bessonne, président de Mobilians-Éducation et sécurité routière, propose d’allonger le forfait minimum de cours de conduite pour obtenir le permis de conduire, afin de réduire l’encombrement des créneaux d’examen. Cependant, cette proposition est rejetée par le gouvernement, qui craint une augmentation des coûts pour de nombreux candidats.
Le ministre de l’Intérieur, François-Noël Buffet, s’est rendu à l’Institut national de sécurité routière et de recherches pour rassurer les acteurs du secteur sur la question de la privatisation du passage du permis de conduire. Il a confirmé que cette compétence restera entre les mains des agents de l’État, ce qui a été bien accueilli par les professionnels.
Au-delà des mesures d’urgence, une réflexion plus large sur l’apprentissage et la préparation au permis de conduire est également en cours, avec le lancement d’une mission parlementaire à l’automne. L’objectif est d’améliorer les méthodes d’enseignement pour augmenter le taux de réussite des jeunes candidats.
En conclusion, les mesures d’urgence annoncées pour résoudre la crise des permis de conduire suscitent des réactions variées au sein du secteur. Alors que certains se montrent optimistes quant aux effets à court terme, d’autres soulignent la nécessité de mesures plus ambitieuses pour anticiper sur le long terme et résoudre durablement les problèmes rencontrés par les auto-écoles et les candidats. Certains auto-écoles sont sceptiques, tandis que les examinateurs sont plutôt rassurés.
Le gérant, au téléphone, exprime son exaspération : «Maintenant, on passe des heures à se justifier auprès des élèves et de leurs parents que l’on n’a pas de créneaux et on se bat sur des nouvelles plateformes en ligne instaurées par l’État pour avoir des places au dernier moment, comme des pitbulls ! Et on n’en peut plus.»
Pour Patrice Bessonne, président de Mobilians-Éducation et sécurité routière, la solution serait d’allonger le forfait minimum de 20 à 28 heures pour avoir le droit de passer son permis de conduire, en vue de réduire la pénurie de créneaux d’examen. Il estime que cela permettrait d’atteindre un taux de réussite de 65 % du premier coup.
Cette proposition est cependant refusée par le gouvernement, qui craint une augmentation des coûts pour de nombreux candidats qui réussissent déjà l’examen après 20 heures de formation.
Le ministre François-Noël Buffet a rassuré les professionnels en affirmant que le passage du permis de conduire restera une compétence d’agents de l’État et ne sera pas privatisé.
Une mission parlementaire sera lancée dès l’automne pour dépoussiérer le permis de conduire et réfléchir à de nouvelles méthodes d’apprentissage pour réduire le taux d’échec des jeunes candidats.
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