Les victimes de l’affaire Le Scouarnec dénoncent dans une lettre ouverte à la procureure de la République que le procès ne leur a pas été destiné et n’a pas été conçu pour les prendre en compte. Elles expriment leur désaccord face à un manque de reconnaissance et déplorent de ne pas avoir été correctement considérées lors des trois mois d’un procès exceptionnel. Les victimes de l’Affaire Le Scouarnec exigent une remise en question de la justice.

Le collectif de victimes de Joël Le Scouarnec a envoyé une lettre ouverte à la procureure de la République. Des victimes qui regrettent un manque de reconnaissance et surtout de n’avoir pas été correctement «prises en compte», durant les trois mois d’un procès hors norme.

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Elles ont été heurtées par les mots de la procureure, Laetitia Mirande, à l’ouverture d’une nouvelle audience, un 2e procès, devant la cour criminelle du Morbihan, ce 4 novembre 2025. La magistrate a évoqué «un procès tourné vers les victimes» et c’est à ces mots que le collectif de victimes réagit, par le biais d’une lettre ouverte.

Cinq mois après la fin du premier procès Le Scouarnec, qui avait vu la condamnation de l’ex-chirurgien pédocriminel à 20 ans de réclusion, cette nouvelle audience, pour le volet civil, visait à définir les différents préjudices subis par les victimes et leurs proches, et à évaluer l’indemnisation à laquelle ils ont droit. Vu le nombre de victimes directes ou indirectes, une deuxième audience est d’ailleurs prévue le 4 décembre, et d’autres suivront.

Un nouvel acte, après un premier procès, long de trois mois, traumatisant, qui a profondément marqué les victimes, mais aussi tous ceux qui y ont assisté. Rappelons que, même si le lien entre son geste et l’affaire n’est pas établi, l’un des avocats de Joël Le Scouarnec, Maître Maxime Tessier, s’est suicidé début juillet.

Dans ce courrier, adressé à la procureure de la République, le collectif de victimes passe en revue tous les éléments qui font qu’elles ne se sont senties ni reconnues, ni prises en compte, durant les mois de procès, et avant même qu’il n’ait lieu. Elles ont été choquées, d’emblée, par la tenue d’une conférence de presse pour la communication des dates et de l’organisation de cet événement hors normes, avant que leurs avocats n’en soient informés. Il faut préciser que cette affaire, à l’ampleur sans précédent, a réuni durant des mois à Vannes près de 300 victimes. Et puis,«la saisine tardive de France Victimes 56, sans anticipation, a aggravé cette impression d’impréparation» ajoute le collectif, qui mentionne encore une visite du tribunal, dont toutes n’ont pas eu connaissance.

Les victimes rappellent en outre qu’«aucun dispositif de prévenance n’a été mis en œuvre durant les premiers jours d’audience. Lorsque les premières images et les premiers textes ont été diffusés, sans avertissement quant à leur contenu, la seule réaction a été : « Il va falloir s’y faire, il y en aura d’autres. » Dans d’autres cours, un message préalable était transmis pour laisser aux victimes le choix de la confrontation. Ce ne fut pas le cas à Vannes.» Elles évoquent les psychologues, trop peu nombreux, le manque d’information sur leurs droits.

La salle de déport a été vécue (par certaines victimes) comme une violence. Ne pas choisir où poser son regard, subir celui de la régie, ne pas pouvoir observer les réactions de la cour, être seul dans un amphithéâtre, loin de son avocat.

Le Collectif des victimes de Joël Le Scouarnec

Leur courrier insiste également sur la salle de déport. La salle d’audience étant trop exiguë pour un si grand nombre de victimes, cette 2ᵉ salle a été aménagée, à proximité. Si elle a permis à certains une mise à distance appréciable, pour d’autres, «elle a été vécue comme une violence, poursuit le texte, et vous ne pouvez le nier. Ne pas choisir où poser son regard, subir celui de la régie, ne pas pouvoir observer les réactions de la cour, être seul dans un amphithéâtre, loin de son avocat… Le premier jour, lorsque nos noms et les faits reprochés ont été énoncés, l’unique image visible était le visage de Joël Le Scouarnec. Durant les dix premiers jours, l’organisation nous a été imposée puisque nous n’avons jamais eu la possibilité d’accéder au tribunal qui nous était interdit.»

Enfin, les victimes regrettent un verdict énoncé en quelques minutes, tous leurs noms n’ayant pas été mentionnés. Elles déplorent pour finir ce procès de trois mois, que pour la plupart, elles n’ont pas pu suivre en intégralité, car aucun moyen n’était mis à leur disposition pour ce faire. «Certaines victimes considèrent aujourd’hui que le procès leur a échappé, et que leur reconstruction leur a été volée» révèle le courrier, qui «n’est pas motivé par un intérêt personnel. Le mal est fait, la justice a mal fait.

Le collectif de victimes demande donc à la procureure de la République de reconnaître ces erreurs, de tirer les leçons de cette affaire, et de mettre en place des mesures pour améliorer la prise en charge des victimes dans les futurs procès. Ils réclament également une meilleure communication et une plus grande considération de leurs droits et de leur bien-être tout au long des procédures judiciaires.

En conclusion, le collectif de victimes de Joël Le Scouarnec reste mobilisé pour que la justice prenne en compte leurs revendications et pour que les victimes soient réellement placées au cœur du système judiciaire. Ils continueront à se battre pour que le soin, l’écoute et la réflexion avec et pour les victimes deviennent la norme, afin d’éviter que des erreurs similaires ne se reproduisent à l’avenir.

Le collectif de victimes de Joël Le Scouarnec a exprimé son mécontentement dans une lettre ouverte adressée à la procureure de la République. Les victimes regrettent un manque de reconnaissance et de prise en compte pendant les trois mois d’un procès exceptionnel. Elles ont été particulièrement touchées par les propos de la procureure, Laetitia Mirande, lors de l’ouverture d’une nouvelle audience devant la cour criminelle du Morbihan le 4 novembre 2025.

Ce deuxième procès, destiné au volet civil, avait pour objectif de déterminer les différents préjudices subis par les victimes et leurs proches, ainsi que d’évaluer les indemnisations auxquelles ils ont droit. En raison du nombre important de victimes directes et indirectes, une deuxième audience est prévue pour le 4 décembre, avec d’autres à suivre.

Après un premier procès marquant et traumatisant qui a duré trois mois, les victimes et les spectateurs ont été profondément marqués. Il est à noter que l’un des avocats de Joël Le Scouarnec, Maître Maxime Tessier, s’est suicidé début juillet, bien que le lien avec l’affaire ne soit pas établi.

Le collectif de victimes a souligné dans sa lettre les nombreux éléments qui ont contribué à leur sentiment de non-reconnaissance et de non-prise en compte pendant et avant le procès. Elles ont été choquées par l’organisation d’une conférence de presse pour annoncer les dates et l’organisation de l’événement, sans que leurs avocats en soient informés au préalable. Cette affaire, qui a rassemblé près de 300 victimes à Vannes pendant des mois, est d’une ampleur sans précédent.

Les victimes ont également critiqué le déroulement du procès, soulignant qu’elles n’avaient pas eu la possibilité de choisir où poser leur regard, subissant celui de la régie, et n’ayant pas pu observer les réactions de la cour. Elles se sont senties seules dans l’amphithéâtre, loin de leur avocat. De plus, le verdict a été énoncé en quelques minutes, sans que tous les noms des victimes ne soient mentionnés. Les victimes ont déploré ne pas avoir pu suivre intégralement le procès, faute de moyens mis à leur disposition.

Le collectif de victimes a souligné que leur combat n’était pas motivé par un intérêt personnel, mais pour toutes les autres victimes, isolées ou collectives, afin que le soin, l’écoute et la réflexion avec et pour les victimes deviennent la norme. Elles ont également appelé à une remise en question de la justice et une reconnaissance des erreurs commises lors de ce procès pour éviter qu’elles ne se reproduisent à l’avenir.

Les victimes ont manifesté contre le silence du monde politique et réclamé une commission interministérielle pour tirer les leçons de cette affaire. Elles ont également annoncé la création d’un numéro vert pour elles-mêmes, leurs familles et les professionnels impliqués. Le collectif attend désormais que la justice fasse une introspection et reconnaisse les erreurs commises lors de ce procès pour éviter qu’elles ne se répètent dans le futur. Le collectif souligne que le retard de France Victimes 56, sans préparation préalable, a exacerbé le sentiment d’impréparation. De plus, certaines victimes n’ont pas été informées de toutes les visites du tribunal. Elles critiquent le manque de prévenance pendant les premiers jours d’audience, le manque de psychologues, et le manque d’information sur leurs droits. La salle de déport a été vécue comme une violence par certaines victimes, qui ont été contraintes à y assister. Le verdict a été prononcé en quelques minutes, sans mentionner tous les noms des victimes. Les victimes regrettent de ne pas avoir pu suivre intégralement le procès et estiment que leur reconstruction leur a été volée. Le collectif demande une remise en question de la justice pour éviter de répéter les erreurs commises dans cette affaire.

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