Lorsque vous pratiquez de l’anesthésie, vous savez comment éliminer quelqu’un sans laisser de traces. «Lorsque vous prenez fait et cause dans un dossier, sans connaître le moindre élément, pensiez-vous que c’était la chose à faire ?» s’insurge l’homme en noir, lors de la 5e journée d’audience. «Quand tu fais de l’anesthésie, tu sais comment tuer un mec sans que ça se voit» répète inlassablement le médecin-anesthésiste. «Me Frédéric Douchez, avocat de la Clinique Saint-Vincent à Besançon où travaillait Frédéric Péchier, déclare : «Toute votre intervention dans ce dossier est une erreur». Me Berna prend la parole : «Vous savez que M.Péchier a supprimé, dans l’envoi de votre entretien au juge d’instruction, la réponse où vous lui dites qu’il est possible de survivre ?». Romain Jouffroy répond : «Je ne le savais pas, je n’avais pas ces paramètres». Me Berna lit une écoute téléphonique entre le témoin et le Dr Cherreau. «Dans vos écoutes, vous dites «On a sorti Fred de là, prochaine étape : niquer Serri». Pourquoi avoir dit cela ?». «Je ne sais pas, je n’avais pas à dire cela» s’excuse presque le témoin. Les avocats des parties civiles interviennent : «Si on vous appelait pour faire un nouveau pseudo-rapport, vous le referiez». Romain Jouffroy répond : «Non, absolument pas». Me Berna s’adresse au témoin : «Moi, dans vos échanges avec le Dr Péchier, j’ai l’impression que vous n’en avez rien à ficher de ce qu’a subi Sandra Simard, que vous êtes dans une discussion clinique, sans penser qu’il y a quelqu’un derrière». Sandra Simard, présente dans le public, reste impassible, le visage fermé. Lors de la 5e journée d’audience, Thérèse Brunisso, avocate générale, prend la parole et lit des échanges de messages entre Frédéric Péchier et Romain Jouffroy. Les échanges semblent lourds pour ce dernier, et il est directement attaqué par l’avocate générale. Romain Jouffroy admet finalement avoir été manipulé dans cette affaire, reconnaissant son implication. La présidente révèle un échange de mails où Frédéric Péchier informe Romain Jouffroy que l’événement grave de Sandra Simard est dû à une intoxication au potassium. Cette thèse est contestée par le ministère public et les avocats des parties civiles. Delphine Thibierge souligne une phrase prononcée par Romain Jouffroy lors d’un appel téléphonique, évoquant la capacité de tuer quelqu’un discrètement en anesthésie. Les questions sur l’administration de gluconate de calcium, une information non transmise par Péchier à Jouffroy, sont également abordées. Romain Jouffroy reconnaît que l’administration de ce traitement peut améliorer la tolérance au potassium sur le moment, mais admet qu’il aurait dû être mieux informé sur la situation de la patiente. Lorsque vous pratiquez l’anesthésie, vous savez comment éliminer quelqu’un sans laisser de traces», déclare le témoin d’une voix hésitante, lors de la cinquième journée d’audience. «C’est référencé au niveau national et international», assure-t-il. «Le gluconate ne doit pas être injecté d’entrée de jeu», réagit Delphine Thibierge, se basant sur les propos de Sébastien Pili-Floury, chef du service réanimation du CHU de Besançon. À 9h25, la présidente revient sur la question cruciale pour la cour. «Frédéric Péchier vous demande s’il est possible de réanimer une personne de poids comme Mme Simard, malgré 12g de potassium dans la poche polluée, que lui répondez-vous ?» «Oui, il est toujours possible de réanimer quelqu’un», affirme le Dr Jouffroy, en accord avec le Pr Pili-Floury. À 9h12, le témoin évoque un échange téléphonique et des données transmises par Word par le Dr Péchier. «Mais c’est difficile d’analyser cela. Il y a l’influence de ce qu’on nous dit, avec des propos qui peuvent être différents de ce qu’il s’est réellement passé.» À 9h03, Romain Jouffroy, anesthésiste-réanimateur à l’AP-HP des hôpitaux de Paris, est le premier témoin à comparaître. «Avec Frédéric Péchier, on avait déjà échangé en 2016», précise-t-il. Il explique que Péchier l’avait sollicité après le cas Simard pour analyser un dossier. Avant même la reprise des débats à 8h56, le public est déjà nombreux dans la salle d’audience du palais de justice de Besançon. Lorsque vous pratiquez l’anesthésie, vous savez comment neutraliser un individu sans laisser de traces

In Besançon, it is already the 5th day of the trial of anesthesiologist Dr. Frédéric Péchier. The man is suspected of poisoning 30 people, including 12 fatally, between 2008 and 2017 in two private clinics in Besançon (Doubs). Our journalist Antoine Comte will keep you updated on the highlights of the trial on Friday, September 12th in front of the Doubs Assize Court.

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10:30

10:22: The defense now asks its questions to the witness. Randall Schwerdorffer revisits the famous phrase uttered by Romain Jouffroy on the phone, «we’re going to screw Serri.» «If I understand correctly, Dr. Péchier was convinced that Serri was the poisoner?» the lawyer questions. «As you just said, yes» timidly confirms the witness. «So, when you say you want to screw him, it’s because you think he was the poisoner

We understand that in this court, people who dare to defend Dr. Péchier are not welcome.

Me. Schwerdorffer,

lawyer for Dr. Péchier

Randall Schwerdorffer then refers to a message where Frédéric Péchier warns Dr. Jouffroy in advance that he is removing some of his answers «to improve the judges’ understanding of the document.» «Yes, but he didn’t tell me which ones» retorts the witness.

10:20: On the stand, Romain Jouffroy is clearly struggling. Me Douchez, lawyer for Clinique Saint-Vincent, accuses him of «conducting wild experiments» on patients with hyperkalemia. Something the witness vehemently denies.

L’homme en noir s’indigne : «Pensez-vous vraiment qu’il était juste de prendre parti dans une affaire sans connaître aucun élément ?«

«C’était une erreur de ma part, je n’avais pas tous les tenants et aboutissants«, répète le médecin-anesthésiste, alors que Me Frédéric Douchez, avocat de la Clinique Saint-Vincent, déclare : «Toute votre intervention dans ce dossier est une erreur

Au cours de l’audience, Me Frédéric Berna interroge le témoin sur des éléments compromettants concernant l’affaire. Le témoin répond humblement : «Je ne le savais pas, je n’avais pas ces paramètres

L’avocat de Sandra Simard confronte le témoin à une conversation téléphonique compromettante. Face aux accusations, le témoin s’excuse : «Je ne sais pas, je n’avais pas à dire cela

Lorsque les avocats des parties civiles prennent la parole, Me Giuranna interroge le témoin sur sa possible implication dans une nouvelle affaire. Le témoin nie catégoriquement : «Non, absolument pas.» Me Berna reproche au témoin de ne pas montrer de compassion envers les victimes, notamment Sandra Simard.

Sandra Simard, présente dans la salle d’audience, garde un visage impassible et fermé. Cependant, elle semble particulièrement affectée par ces échanges qui la concernent directement. Le témoin assure, d’une voix hésitante, que cela est référencé au niveau national et international.

«Le gluconate ne doit pas être injecté d’entrée de jeu», rebondit Delphine Thibierge, se basant sur les propos de Sébastien Pili-Floury, chef du service réanimation du CHU de Besançon.

La présidente revient sur la question principale pour la cour. «Frédéric Péchier vous demande s’il est possible de réanimer une personne du poids de Mme Simard, malgré 12g de potassium dans la poche polluée, que lui répondez-vous ?» Le Dr Jouffroy assure qu’il est toujours possible de réanimer quelqu’un, comme l’avait affirmé le Pr Pili-Floury la veille.

Interrogé sur les éléments transmis par le Dr Péchier, le témoin évoque un échange téléphonique et des données transmises par Word, mais trouve difficile d’analyser cela. Delphine Thibierge lui demande quelles questions lui posait le Dr Péchier, et le Dr Jouffroy se souvient difficilement qu’il devait faire une lecture du cas et dérouler une chronologie.

L’audience reprend avec le témoignage de Romain Jouffroy, anesthésiste-réanimateur à l’AP-HP des hôpitaux de Paris, qui précise avoir déjà échangé avec Frédéric Péchier en 2016. Il explique que le Dr Péchier l’a contacté après le cas Simard pour analyser un dossier sur des patients souffrant d’hyperkaliémie.

Avant même la reprise des débats, le public est déjà nombreux dans la salle d’audience, la salle historique du palais de justice de Besançon. Alors que les avocats des parties civiles discutent, la défense et Frédéric Péchier ne sont pas encore présents. From September 8 to December 19, 2025, follow the ongoing debates in the courtroom live on our website, thanks to our journalists Jeanne Casez, Antoine Comte, and Sarah Rebouh.

In Besançon, it is already the 5th day of the trial of the anesthesiologist Frédéric Péchier. The man is suspected of poisoning 30 people, 12 of whom died, between 2008 and 2017 in two private clinics in Besançon (Doubs). Our journalist Antoine Comte brings you the highlights of the trial on this Friday, September 12, in front of the Assize Court of Doubs.

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10:30 AM

10:22 AM: The defense now questions the witness. Randall Schwerdorffer revisits the famous phrase uttered by Romain Jouffroy on the phone, «we’re going to screw Serri.» «If I understand correctly, Dr. Péchier was convinced that Serri was the poisoner?» asks the lawyer. «As you just said, yes,» timidly confirms the witness. «So, when you say you want to screw him, it’s because you thought he was the poisoner.»

Randall Schwerdorffer then goes back to a message where Frédéric Péchier warns Dr. Jouffroy in advance that he removes some of his answers «to improve the judges’ understanding of the document.» «Yes, but he didn’t tell me which ones,» retorts the witness.

10:20 AM: On the stand, Romain Jouffroy is clearly struggling. Me Douchez, the lawyer for the Saint-Vincent Clinic, accuses him of «conducting wild experiments» on patients with hyperkalemia, which the witness vehemently denies. L’homme en noir s’insurge : «Est-ce que prendre parti dans une affaire sans connaître le moindre élément était la bonne chose à faire ?»

Le médecin-anesthésiste répète inlassablement : «C’était une erreur de ma part, je n’avais pas tous les tenants et aboutissants.»

Me Frédéric Douchez, avocat de la Clinique Saint-Vincent, déclare : «Toute votre intervention dans ce dossier est une erreur.»

Me Berna interroge : «Vous savez que M.Péchier a supprimé, dans l’envoi de votre entretien au juge d’instruction, la réponse où vous lui dites qu’il est possible de survivre à l’empoisonnement subi par Sandra Simard ?» Romain Jouffroy répond : «Je ne le savais pas, je n’avais pas ces paramètres.»

L’avocat de Sandra Simard lit une écoute téléphonique où le témoin dit : «On a sorti Fred de là, prochaine étape : niquer Serri.» Face à cela, le témoin s’excuse presque : «Je ne sais pas, je n’avais pas à dire cela.»

Les avocats des parties civiles interviennent, remettant en question les actions du témoin. Sandra Simard reste impassible dans le public. Cependant, ces échanges auxquels elle est directement impliquée semblent particulièrement pesants pour elle. Le témoin assure, d’une voix hésitante, que cela est reconnu au niveau national et international.

«Le gluconate ne doit pas être injecté d’entrée de jeu», ajoute Delphine Thibierge, se basant sur les propos du chef du service réanimation du CHU de Besançon, Sébastien Pili-Floury.

La présidente interroge le Dr Jouffroy sur la possibilité de réanimer une personne malgré une forte dose de potassium, à laquelle il répond positivement, en accord avec le Pr Pili-Floury.

Le témoin évoque un échange téléphonique avec le Dr Péchier et des données transmises par Word, mais admet la difficulté d’analyser ces éléments.

Romain Jouffroy, anesthésiste-réanimateur à l’AP-HP des hôpitaux de Paris, est le premier témoin à comparaître, indiquant avoir déjà échangé avec le Dr Péchier en 2016. Il explique que ce dernier l’avait contacté pour analyser un dossier sur des cas d’hyperkaliémie.

Avant le début des débats, la salle d’audience est déjà remplie de public. Les avocats des parties civiles sont en discussion, mais la défense et Frédéric Péchier ne sont pas encore présents. In Besançon, it is already the 5th day of the trial of the anesthesiologist Dr. Frédéric Péchier. The man is suspected of poisoning 30 people, 12 of whom died, between 2008 and 2017 in two private clinics in Besançon (Doubs). Our journalist, Antoine Comte, will take you through the highlights of the trial in front of the Assize Court of Doubs on this Friday, September 12.

### The Trial Proceedings

The trial of Dr. Frédéric Péchier has entered its 5th day, with intense scrutiny on the accusations against him. The anesthesiologist is accused of poisoning 30 individuals, resulting in the death of 12 people, during his time at two private clinics in Besançon. The courtroom is filled with tension as witnesses and experts provide their testimonies.

#### Defense’s Cross-Examination

During the trial, the defense team presented its arguments and cross-examined witnesses, including Randall Schwerdorffer, a key figure in the case. Schwerdorffer was questioned about a phone conversation where the phrase «on va niquer Serri» was mentioned. The defense inquired about Dr. Péchier’s conviction that Serri was the poisoner, to which Schwerdorffer cautiously confirmed. This exchange shed light on the doctor’s suspicions and the context of the case.

#### Controversial Statements

One of the pivotal moments in the trial was when Schwerdorffer expressed his frustration at the lack of support for Dr. Péchier’s defense. He stated, «On a bien compris qu’à cette cour, les personnes qui osent défendre le Dr Péchier ne sont pas les bienvenues,» highlighting the challenges faced by those advocating for the accused anesthesiologist.

#### Witness Testimony

Romain Jouffroy, another key witness, faced intense questioning during the trial. He was accused of conducting unauthorized medical experiments on patients with hyperkalemia, a charge he vehemently denied. The courtroom atmosphere was tense as Jouffroy defended his medical practices and refuted the allegations against him.

### Conclusion

As the trial of Dr. Frédéric Péchier continues, the court is tasked with unraveling the complex web of accusations and testimonies surrounding the alleged poisonings. The prosecution and defense are locked in a battle of wits, with the fate of the accused hanging in the balance. The coming days will reveal more details about the case and shed light on the truth behind the mysterious deaths in Besançon.

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10h30

10h22 : La défense pose à son tour ses questions au témoin. Randall Schwerdorffer revient sur la fameuse phrase prononcée par Romain Jouffroy au téléphone, «on va niquer Serri«. «Si j’ai bien compris, le Dr Péchier était convaincu que Serri était l’empoisonneur ?» interroge l’avocat. «Comme vous venez de le dire, oui» assure timidement le témoin. «Donc, quand vous dites que vous voulez le niquer, c’est en pensant qu’il était l’empoisonneur«.

On a bien compris qu’à cette cour, les personnes qui osent défendre le Dr Péchier ne sont pas les bienvenues.

Me Schwerdorffer,

avocat du Dr Péchier

Randall Schwerdorffer revient ensuite sur un message où Frédéric Péchier prévient en amont le Dr Jouffroy qu’il enlève certaines de ses réponses «pour améliorer la compréhension du document par les juges«. «Oui, mais il ne m’a pas dit lesquelles» rétorque le témoin.

10h20 : A la barre, Romain Jouffroy est clairement en difficulté. Me Douchez, avocat de la Clinique Saint-Vincent, qui l’accuse de «pratiquer des essais sauvages» sur des patients en hyperkaliémie. Ce que le témoin nie farouchement.

«L’homme en noir s’indigne : ‘Prendre fait et cause dans un dossier, sans connaître le moindre élément, pensiez-vous que c’était la chose à faire ?’

‘C’était une erreur de ma part, je n’avais pas tous les tenants et aboutissants’, répète inlassablement le médecin-anesthésiste.

‘Toute votre intervention dans ce dossier est une erreur’, déclare Me Frédéric Douchez, avocat de la Clinique Saint-Vincent.

Me Berna interroge : ‘Vous savez que M.Péchier a supprimé, dans l’envoi de votre entretien au juge d’instruction, la réponse où vous lui dites qu’il est possible de survivre à l’empoisonnement qu’a subi Sandra Simard ?’

‘Je ne le savais pas, je n’avais pas ces paramètres’, répond Romain Jouffroy.

L’avocat de Sandra Simard lit une écoute téléphonique : ‘Dans vos écoutes, vous dites «On a sorti Fred de là, prochaine étape : niquer Serri». Pourquoi avoir dit cela ?’

‘Je ne sais pas, je n’avais pas à dire cela’, s’excuse presque le témoin.

Au tour des avocats des parties civiles : ‘Si on vous appelait pour faire un nouveau pseudo-rapport, vous le referiez’, lance Me Giuranna. ‘Non, absolument pas’, assure Romain Jouffroy.

Me Berna s’emporte : ‘Moi, dans vos échanges avec le Dr Péchier, j’ai l’impression que vous n’en avez rien à ficher de ce qu’a subi Sandra Simard, que vous êtes dans une discussion clinique, sans penser qu’il y a quelqu’un derrière.’

Présente dans le public, Sandra Simard reste impassible. Le visage fermé.» Cependant, ces échanges auxquels elle participe directement semblent particulièrement pesants pour elle.

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