Face à un Hamas affaibli par la guerre, le dirigeant est soutenu par plusieurs pays du Vieux Continent. Ces derniers attendent toutefois des gages de la part d’un chef politique qui n’a plus consulté son peuple depuis son arrivée au pouvoir en 2005.
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Sans paiement. No subscription. After the Vatican and Italy, on November 6 and 7, 89-year-old Mahmoud Abbas travels to France. He is received at the Elysée by Emmanuel Macron on Tuesday, November 11 to discuss the «full implementation» of the ceasefire in Gaza and the political prospects of the territory.
Since France officially recognized the State of Palestine at the UN in September, Paris has been seeking to reaffirm its role in reviving a stalled peace process and influencing the «day after» in Gaza, as the ceasefire remains fragile. France and other European countries are also trying to give a voice back to the Palestinian Authority, seen as the only legitimate interlocutor against Hamas.
Thirty-two years after the Oslo Accords, which envisioned the creation of a transitional authority to lay the groundwork for a future state, the Authority, dominated by Fatah, now only controls a fragmented West Bank under Israeli occupation. Gaza has been under Hamas control since 2007, and East Jerusalem, claimed by Palestinians as their capital, was annexed by Israel.
However, Emmanuel Macron also intends to work on the «reform» of the Palestinian Authority, essential for the emergence of a viable and sovereign Palestinian state. Meant to embody the transition to a sovereign state, it has gradually turned into an administrative apparatus dependent on international aid. Mahmoud Abbas, who has been governing it since 2005 without being re-elected, faces widespread calls for his resignation.
Aude Signoles, a researcher at Sciences Po Aix and a Palestinian issue specialist, notes that Abbas is seen as a leader who has locked down opposition in the West Bank, whether from Hamas, left-wing forces, or even his own party. The increased presence of Palestinian security forces and their coordination with the Israeli army «feeds the idea of collaboration,» further eroding popular support.
In addition to this political crisis, there is an economic downturn. Teachers, police, and administrative staff have been receiving only half their pay for over two years, often delayed. This situation weakens the Palestinian middle class, which heavily relies on public sector employment.
Aude Signoles emphasizes that the Palestinian Authority’s legitimacy can only be restored by regularly paying its employees and improving the economic situation on the ground. The Authority’s financial troubles are exacerbated by its reliance on tax revenues collected by Israel, as well as the decline in international aid.
Western capitals are now seeking to give a new role to the Authority. Aude Signoles observes, «There is no interest in the Palestinian Authority disappearing; otherwise, Israel would have to take financial responsibility for civil management of the territories, as demanded by international law.»
This re-legitimization also involves organizing new elections. In July 2025, Mahmoud Abbas promised to hold transparent and democratic presidential and general elections within a year in all occupied Palestinian territories, including East Jerusalem. These elections should exclude Hamas. This promise aligns with Western expectations for a renewed and secure democratic framework, as articulated by Emmanuel Macron at the UN in September 2025.
The potential elections come at a time of uncertainty about Mahmoud Abbas’s future. In the West Bank, names like Marwan Barghouti and Mohammed Dahlan are frequently mentioned as potential successors. Aude Signoles believes that while Abbas is weakened, it is hard to imagine anyone else in his place at the moment. Cependant, ils attendent des garanties de la part d’un leader politique qui n’a pas consulté son peuple depuis son accession au pouvoir en 2005. Without a subscription. Après avoir visité le Vatican et l’Italie les 6 et 7 novembre, Mahmoud Abbas, âgé de 89 ans, se rend en France. Il est reçu le mardi 11 novembre à l’Élysée par Emmanuel Macron pour discuter de la «pleine application» du cessez-le-feu à Gaza et des perspectives politiques du territoire.
Depuis la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par la France en septembre dernier à l’ONU, Paris cherche à réaffirmer son rôle dans la relance d’un processus de paix enlisé et à influer sur l’avenir de la bande de Gaza, alors que la trêve demeure fragile. La France et d’autres pays européens tentent également de redonner de la légitimité à l’Autorité palestinienne, considérée comme l’interlocuteur légitime face au Hamas.
Trente-deux ans après les accords d’Oslo, qui prévoyaient la création d’une Autorité transitoire pour établir les bases d’un futur État palestinien, celle-ci, dominée par le Fatah, ne contrôle plus qu’une Cisjordanie morcelée sous occupation israélienne. La bande de Gaza est aux mains du Hamas depuis 2007, tandis que Jérusalem-Est, revendiquée par les Palestiniens comme leur capitale, a été annexée par Israël.
Emmanuel Macron envisage également une réforme de l’Autorité palestinienne, essentielle pour l’émergence d’un État palestinien viable et souverain. Perçue comme une transition vers un État souverain, elle est devenue un appareil administratif dépendant de l’aide internationale. Mahmoud Abbas, au pouvoir depuis 2005 sans avoir été réélu, voit sa légitimité contestée par plus de 80% des Palestiniens selon une enquête récente.
Aude Signoles, enseignante-chercheuse à Sciences Po Aix et spécialiste de la question palestinienne, souligne que Mahmoud Abbas est critiqué pour avoir verrouillé toute opposition en Cisjordanie, renforçant ainsi la désapprobation populaire. La coopération accrue entre les forces de sécurité palestiniennes et l’armée israélienne alimente cette perception.
La crise politique s’accompagne d’une crise économique, avec des salaires publics payés en retard ou à moitié depuis plus de deux ans, affectant les classes moyennes palestiniennes. La légitimité de l’Autorité palestinienne dépend également de sa capacité à améliorer la situation économique sur place.
La situation budgétaire est également précaire en raison de la dépendance de l’Autorité palestinienne aux transferts de taxes collectées par Israël en son nom. Les déductions appliquées par Israël sur les recettes de dédouanement ont réduit de moitié les revenus budgétaires de l’Autorité palestinienne, aggravant le déclin de l’aide internationale.
Les pays occidentaux cherchent à redonner un rôle à l’Autorité palestinienne pour éviter son effondrement, crucial pour maintenir la gestion civile des territoires conformément au droit international. Des élections transparentes et démocratiques sont prévues dans l’ensemble des territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est, dans un an.
Ces élections pourraient être l’occasion d’un renouveau politique en Palestine, alors que l’avenir de Mahmoud Abbas reste incertain. Plusieurs noms sont évoqués pour lui succéder, mais pour l’instant, il demeure au pouvoir malgré sa fragilité.
SOURCE
Camille Dupont
Je suis Camille Dupont, professionnelle junior en communication digitale. Je crée et gère du contenu pour les réseaux sociaux et les médias en ligne, en combinant copywriting, narration visuelle et montage de base. Formée en communication audiovisuelle et titulaire d’un master en contenus digitaux, je suis motivée par le storytelling et par la connexion avec les jeunes audiences à travers du contenu créatif.
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