Proposition d’expérimentation pour lutter contre la dermatose nodulaire contagieuse par l’abattage sélectif, soutenue par le président de la Corrèze.

Le président (LR) du département de la Corrèze milite pour une phase expérimentale, qui permettrait à certains éleveurs d’opter pour l’abattage sélectif quand un animal de leurs troupeaux est contaminé par la DNC. Il s’est en revanche opposé à la vaccination totale.

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Une expérimentation en France pour trouver une alternative à l’abattage généralisé des troupeaux bovins contaminés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). C’est la proposition de Pascal Coste pour sortir de la crise sanitaire qui secoue le monde agricole ces derniers jours.

Le président LR du département de la Corrèze a publié un long communiqué, ce dimanche 13 décembre, posant les bases de sa réflexion qui vise à «responsabiliser» tout le monde et à sortir de «l’affrontement caricatural entre l’abattage total et la vaccination généralisée».

Joint par téléphone ce dimanche, le conseiller régional en charge des questions agricoles en Nouvelle-Aquitaine, a endossé les costumes de médiateur et d’acrobate.

Dans un premier temps, il s’est fermement opposé à deux revendications phares des deux syndicats (Coordination rurale et Confédération paysanne) qui portent la gronde du monde agricole, à savoir le recours à la vaccination généralisée et l’arrêt des abattages massifs.

«La vaccination totale est irresponsable et irréalisable quand on sait qu’il existe 16 millions de bovins», a-t-il argumenté, au lendemain de la promesse lancée par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, qui a annoncé la vaccination d’un million d’animaux dans les prochaines semaines.

L’expertise de terrain des éleveurs est indispensable. Mais l’association ne signifie pas l’abandon de la rigueur sanitaire ni la soumission aux discours les plus bruyants.

Dans le prolongement, Pascal Coste a vanté les mérites de l’abattage total, «qui est vieux comme le monde et qui a permis d’éradiquer des maladies majeures telles que la tuberculose bovine», a-t-il souligné.

Par la suite, l’ancien maire de Beynat (Corrèze) a insisté sur le fait qu’il fallait «donner le choix aux éleveurs». Le modèle hybride qu’il défend prévoit deux cas de figure en cas de contamination à la DNC. Si l’éleveur accepte l’abattage total, ce qui devrait être plutôt rare, le cadre sanitaire actuel «qui a démontré son efficacité» serait appliqué.

Si l’éleveur refuse de perdre tout son cheptel, un protocole expérimental serait alors mis en place, «sous la supervision de vétérinaires scientifiques pendant six semaines», afin d’euthanasier les seuls cas cliniques avérés et suspects.

Nous devons lancer cette expérimentation dès maintenant, car nous n’avons pas encore atteint le pic de la maladie. On ne va quand même pas attendre et décimer 100% des bêtes.

Selon l’expert corrézien David Quint, «l’abattage sélectif ne pourrait se faire qu’en cas d’immunité installée, c’est-à-dire si les animaux ont été vaccinés correctement dans la zone concernée», a affirmé le président du syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral (SNVEL).

Pascal Coste milite également pour mettre fin aux abattages à la ferme et pour qu’ils soient réalisés en abattoir, de nuit car «il s’agit d’une énorme souffrance pour les éleveurs». Mais pour le vétérinaire corrézien David Quint, le fait d’euthanasier directement sur place empêche le déplacement de cette maladie, qui est vectorielle. D’autant que «les mouches» qui peuvent être porteuses de la DNC «ne piquent pas les cadavres».

Pour rappel, l’État a jusqu’à présent décidé d’abattre toutes les bêtes d’un troupeau, dès lors que l’une d’entre elles a été affectée par cette maladie. Une mesure qui s’accompagne d’une vaccination d’urgence de tous les bovins dans un rayon de 50 km autour de la zone touchée. Cette stratégie est soutenue par l’alliance syndicale majoritaire entre la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs.

En revanche, il s’est opposé à la vaccination totale. Par contre, il s’est opposé fermement à la vaccination totale.

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