Quatre hommes soupçonnés d’espionnage pour la Chine en France, mis en examen

Ils avaient installé en Gironde un dispositif qui permettait d’intercepter des échanges par satellite entre des «entités militaires d’importance vitale».


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Le Palais de justice, à Paris. (MARTIN LELIEVRE / AFP)

Quatre hommes, dont deux ressortissants chinois, ont été mis en examen mercredi soir, indique le parquet de Paris, à franceinfo, jeudi 5 février. Ils sont soupçonnés d’avoir intercepté des données militaires pour les transmettre à Pékin. Les quatre hommes ont été interpellés samedi, en Gironde.

Les deux Chinois louaient une maison à Camblanes-et-Meynac. Une commune de 3 000 habitants où des riverains ont remarqué une parabole de deux mètres de diamètre installée dans le jardin. La justice a alors saisi la DGSI. Lors de leur perquisition, les enquêteurs ont découvert un système d’ordinateurs reliés à des antennes paraboliques. Un dispositif qui, précise le parquet de Paris, permettait «d’intercepter» les échanges par satellite entre des «entités militaires d’importance vitale». Les autorités soupçonnent qu’il s’agissait ensuite de les transmettre à Pékin.

Les deux ressortissants sont officiellement venus en France comme ingénieurs pour une entreprise de recherche sur les systèmes de communication sans fil. Les deux autres hommes sont soupçonnés d’avoir aidé à importer le matériel.

Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour «livraison d’informations à une puissance étrangère, une entreprise ou une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation». Un crime passible de 15 ans de prison.

Quatre individus, dont deux ressortissants chinois, ont été inculpés mercredi soir et risquent jusqu’à 15 ans de prison, selon le parquet de Paris. Ils sont soupçonnés d’avoir intercepté des données militaires pour les transmettre à Pékin. Les quatre hommes ont été appréhendés en Gironde après que des riverains ont signalé une parabole de grande taille installée dans le jardin d’une maison louée par les deux Chinois à Camblanes-et-Meynac, une commune de 3 000 habitants.

Lors de la perquisition, la DGSI a découvert un système d’ordinateurs connectés à des antennes paraboliques, permettant d'»intercepter» les échanges par satellite entre des «entités militaires d’importance vitale». Les autorités soupçonnent que ces informations étaient ensuite envoyées à Pékin. Les deux ressortissants chinois étaient officiellement en France en tant qu’ingénieurs pour une entreprise de recherche sur les systèmes de communication sans fil, tandis que les deux autres hommes sont accusés d’avoir aidé à importer le matériel.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour «livraison d’informations à une puissance étrangère, une entreprise ou une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation», un crime passible de 15 ans de prison. Ils encourent une peine de 15 ans de prison.

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