Un enfant de 7 ans brandit un couteau contre le directeur de son école.

Les faits se sont déroulés ce mercredi 4 février, dans l’école publique «Les quatre coins du monde», à Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques.
Dans la matinée, un enfant de 7 ans, a menacé, avec un couteau, le directeur de l’établissement ainsi qu’un autre employé. Une information de source policière, confirmée par le procureur de la République de Pau .

Selon le parquet de Pau, l’enfant avait été emmené dans la salle des professeurs après avoir quitté sa salle de classe. Alors qu’il se montrait très agité, le directeur l’a accompagné pour tenter de le calmer dans la pièce, qui fait également office de cuisine. C’est pendant que ce dernier tentait de lui parler, que l’enfant l’a menacé à l’aide d’un couteau. «L’enfant se saisissait d’un couteau qui était en train de sécher et le pointait en direction de l’adulte, qui quittait immédiatement la salle pour avertir les forces de l’ordre», précise Rodolphe Jarry, le procureur de Pau dans un communiqué.
Le directeur a déposé plainte afin de «favoriser une prise de conscience destinée à aider l’enfant«, ajoute le parquet de Pau qui précise que l’enfant a été entendu par les policiers.

Il admettait s’être emparé d’un couteau pour le menacer afin qu’il arrête de le gronder.

Rodolphe Jarry

Procureur de la République de Pau

Une enquête a été confiée au commissariat de police de Pau. En raison de son très jeune âge, l’enfant est présumé être «non capable de discernement«, précise M. Jarry. L’association d’aide aux victimes APAVIM a été saisie par le parquet afin d’apporter de l’aide à la victime.

L’école où se sont déroulés les faits se trouve dans un quartier prioritaire et est «très sensible«, note Elsa Delignières, co-secrétaire du FSU-Snuipp dans les Pyrénées-Atlantiques, qui précise que de «nombreux signalements» émanent de cet établissement. «Il s’agit d’une école régulièrement confrontée à des accès de violence, des refus d’autorité et de nombreuses difficultés. C’est récurrent depuis des années», précise-t-elle.
«Malheureusement, nous ne disposons pas d’assez de moyens pour pouvoir accompagner les élèves dans leurs besoins spécifiques, il n’y a pas assez de psychologues scolaires, d’AESH… Tout cela fait que le contexte est très compliqué et très sensible», regrette la syndicaliste, qui déplore un «problème structurel«, «qui découle d’une politique de casse du service public».

Cet événement intervient au lendemain de la grave agression d’une enseignante de Sanary-sur-Mer, poignardée par un collégien.

En raison de son très jeune âge, l’enfant est présumé être «non capable de discernement«, précise M. Jarry. L’association d’aide aux victimes APAVIM a été saisie par le parquet afin d’apporter de l’aide à la victime.

L’école où se sont déroulés les faits se trouve dans un quartier prioritaire et est «très sensible«, note Elsa Delignières, co-secrétaire du FSU-Snuipp dans les Pyrénées-Atlantiques, qui précise que de «nombreux signalements» émanent de cet établissement. «Il s’agit d’une école régulièrement confrontée à des accès de violence, des refus d’autorité et de nombreuses difficultés. C’est récurrent depuis des années», précise-t-elle.
«Malheureusement, nous ne disposons pas d’assez de moyens pour pouvoir accompagner les élèves dans leurs besoins spécifiques, il n’y a pas assez de psychologues scolaires, d’AESH… Tout cela fait que le contexte est très compliqué et très sensible», regrette la syndicaliste, qui déplore un «problème structurel«, «qui découle d’une politique de casse du service public».

Cet événement intervient au lendemain de la grave agression d’une enseignante de Sanary-sur-Mer, poignardée par un collégien.

En raison de son très jeune âge, l’enfant est considéré comme «non capable de discernement», selon M. Jarry. L’association d’aide aux victimes APAVIM a été contactée par le parquet pour apporter son soutien à la victime.

L’école où les événements se sont produits est située dans un quartier prioritaire et est décrite comme «très sensible» par Elsa Delignières, co-secrétaire du FSU-Snuipp dans les Pyrénées-Atlantiques. Elle souligne que de nombreux signalements proviennent de cet établissement, qui est confronté régulièrement à des actes de violence, des problèmes d’autorité et de nombreuses difficultés depuis plusieurs années.

«Malheureusement, nous manquons de ressources pour accompagner les élèves dans leurs besoins spécifiques. Il y a une pénurie de psychologues scolaires et d’AESH… Ce contexte rend la situation très complexe et délicate», déplore la syndicaliste, pointant du doigt un problème structurel qui découle d’une politique de démantèlement du service public.

Cet incident survient peu de temps après l’agression grave d’une enseignante à Sanary-sur-Mer, poignardée par un collégien.

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