Un mois après l’incendie qui a ravagé près de 750 hectares au nord de Marseille, les habitants sinistrés de l’Estaque commencent à s’installer dans des mobil-homes. Plusieurs familles, qui ont tout perdu le 8 juillet, témoignent de leur nouvelle réalité. Dans les hauteurs de l’Estaque, à quelques mètres de leurs maisons détruites par les flammes, un quartier entier tente de se reconstruire. Déjà cinq mobil-homes sont en place, et une dizaine d’autres devraient bientôt accueillir les familles touchées par l’incendie. Pour certains, l’arrivée de ces habitations temporaires est perçue comme un premier pas vers une certaine normalité. Une habitante exprime son soulagement pour sa nièce qui attendait avec impatience son nouveau logement. Elle souligne que l’arrivée des mobil-homes représente l’espoir de retrouver une certaine normalité de vie, après avoir vécu des conditions difficiles depuis l’incendie. Des familles se regroupent non loin du terrain brûlé, entre solidarité et ingéniosité, pour prendre en main l’installation de leurs nouveaux logements. Mois après l’incendie à Marseille, les sinistrés continuent de faire face à la galère de reconstruire leur vie. Entre solidarité et débrouille, ils prennent en main l’installation de leurs nouveaux logements. Anne-Marie, sexagénaire, regarde avec amertume les ruines de sa maison détruite par les flammes. Elle se résigne à vivre dans un mobile home en construction, espérant s’y habituer malgré tout. D’autres, comme Alexandra, reconstruisent tout de leurs propres mains, dans des conditions difficiles. Certaines associations, comme les Joutes de l’Estaque, les ont aidés financièrement. Michel, propriétaire d’un mobile home, raconte la débrouille de tout reconstruire en un mois, à leurs frais, avec l’aide de la famille et des amis. Malgré le manque de soutien de la part de la mairie, ils avancent et s’entraident pour rebâtir leur vie.

Un peu plus d’un mois après les flammes qui ont ravagé près de 750 hectares au nord de Marseille, les habitants sinistrés de l’Estaque commencent à s’installer dans des mobil-homes. Plusieurs familles, qui ont tout perdu le 8 juillet, témoignent d’un nouveau quotidien.

La Quotidienne Société

De la vie quotidienne aux grands enjeux, recevez tous les jours les sujets qui font la société locale, comme la justice, l’éducation, la santé et la famille.

France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter «La Quotidienne Société». Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

Dans les hauteurs de l’Estaque, à quelques mètres de leurs maisons ravagées par l’incendie, c’est tout un quartier qui tente de se reconstruire. Déjà cinq mobile homes sont en place. Une dizaine en tout devraient bientôt être installés pour accueillir les familles sinistrées, après l’incendie qui a détruit plusieurs habitations le 8 juillet dernier.

Les stigmates de l’incendie sont encore visibles. Ici, les habitations ravagées par les flammes.

© Valérie Bour – France Télévisions

Pour certains, l’arrivée de ces habitations précaires est vécue comme un premier pas vers un semblant de normalité. «On attend un nouveau mobile home, celui de ma nièce. Elle était impatiente. Je suis soulagée qu’elle ait un toit aussi, parce que c’est dur pour tout le monde, pas que pour nous«, confie une habitante.

Elle poursuit : «l’arrivée des mobile homes, c’est l’espoir de pouvoir continuer à vivre à peu près une vie normale. Depuis l’incendie, on ne peut plus cuisiner, on est obligés de se laver à l’eau froide… C’est une vie dure qu’on n’a pas l’habitude de vivre

Des familles réunies, non loin du terrain calciné. Certains, soutenus par des associations comme les Joutes de l’Estaque, prennent en main l’installation de leurs nouveaux logements entre solidarité et débrouille.

Five are already in place, others are yet to arrive.

© Valérie Bour – France Télévisions

For Cathy, morale is at an all-time low. She is still waiting for a mobile home: «I am frustrated and tired of seeing my grandchildren and children like this. I never imagined I would find myself in this situation. On television, I saw that it happened to others, but you never imagine… We have no help, that’s the truth.»

After four weeks of staying in a hotel, many had to fend for themselves: «Some slept in trucks, others in cars or with family. I sleep at my son’s house. My daughter is at her mother-in-law’s with her children, but she will soon be placed in a mobile home too. We feel abandoned. We don’t sleep at night, we are in the sun all day… We were promised things, we are still waiting for them. We are exhausted.»

Joachim, on the other hand, is trying to stay positive. With his family, he lost everything in the fire. «We bought this mobile home from a private individual, 5,800 euros. It’s my new home. We will put a chair, a TV, a closet. We do everything ourselves: painting, insulation… Because apparently in mobile homes, it gets cold in winter.»

While he tries to remain positive, he sees the suffering of his wife: «I’m fine, but my wife is not. She’s suffocating. She opens everything, windows and doors, to breathe. Before, we had a large terrace, a balcony… We could go out whenever we wanted. Now, we have to get used to it«.

In the midst of the ruins, the mobile homes symbolize a new hope for reconstruction.

© Valérie Bour – France Télévisions

For the victims, the arrival of the mobile homes is a necessary but insufficient step. Everyone hopes to be able to find a real home, rebuild or rehabilitate what can be. In the meantime, they organize, tinker, and support each other.

» Elle tient à ajouter : «Je suis là à côté de tout le monde, ça me fait un peu peur. Mais bon, on n’a pas le choix, il faut bien vivre

Cela me soulage, peut-être le sourire viendra plus tard.

D’autres, comme Alexandra, ont dû tout reconstruire par eux-mêmes : «J’ai tout perdu, je n’ai plus rien du tout. Pour l’instant, on vit dans les mobile homes, le mien est arrivé, on est en train de le refaire. Et il y en a un autre qui va être amené de Plan-de-Campagne. On est en train de tout retaper, c’est beaucoup de travail, on n’en peut plus toute la journée». Certaines associations comme les Joutes de l’Estaque les ont aidés financièrement.

Michel, propriétaire d’un mobile home, raconte la débrouille : «On a fait tout le terrain, les évacuations, l’électricité, l’eau, les sanitaires aussi… En un mois, à nos frais, entre famille et amis. Si on n’avait pas tout pris en main, on dormirait encore dans la voiture. Personne n’est venu nous voir de la part de la mairie, on se sent un peu à l’abandon. Heureusement que les anciens sont là».

Pour Cathy, le moral est au plus bas. Elle vit toujours dans l’attente d’un mobile home : «Je suis énervée et fatiguée de voir mes petits-enfants et mes enfants comme ça. Je n’aurais jamais imaginé me retrouver dans cette situation. À la télévision, je voyais que ça arrivait aux autres, mais on ne s’imagine pas… On n’a pas d’aide, c’est la vérité».

Après quatre semaines d’hébergement en hôtel, beaucoup ont dû se débrouiller : «Certains ont dormi dans les camions, d’autres dans les voitures ou chez de la famille. Moi, je dors chez mon fils. Ma fille est chez sa belle-mère avec ses enfants, mais elle ne va pas tarder à être placée aussi dans un mobile home. On se sent délaissés. On ne dort plus la nuit, on est toute la journée en plein soleil… On nous avait promis des choses, on les attend encore. On est épuisés».

Joachim, lui, tente de garder la tête haute. Avec sa famille, il a tout perdu dans l’incendie. «On a acheté ce mobile home chez un particulier, 5 800 euros. C’est ma nouvelle maison. On va mettre un fauteuil, une télé, un placard. On fait tout nous-mêmes : peinture, isolation… Parce qu’apparemment dans les mobile homes, il fait froid l’hiver». S’il essaie de rester positif, il voit la souffrance de son épouse : «Moi, ça va, mais ma femme, non. Elle s’étouffe. Elle ouvre tout, fenêtres et portes, pour respirer. Avant, on avait une grande terrasse, un balcon… On pouvait sortir comme on voulait.

Il faut s’adapter à cette nouvelle situation.

Au milieu des ruines, les mobilhomes symbolisent un nouvel espoir de reconstruction.

© Valérie Bour – France Télévisions

Pour les sinistrés, l’arrivée des mobil-homes est une étape nécessaire mais insuffisante. Tous espèrent pouvoir retrouver un vrai logement, reconstruire ou réhabiliter ce qui peut l’être. En attendant, ils s’organisent, bricolent, se serrent les coudes.

SOURCE

Deja una respuesta

Tu dirección de correo electrónico no será publicada. Los campos obligatorios están marcados con *