Une des victimes de viol, Céline Mahuteau, et son avocate, Lise Bornes, se préparent à marcher de Paris jusqu’au tribunal judiciaire d’Amiens du 25 au 28 août 2025, avec une lettre destinée au président Emmanuel Macron. Ce geste symbolique vise à presser le chef de l’État à mettre en place une politique nationale efficace contre la pédocriminalité. Une des victimes et son avocate se mobilisent pour interpeller Emmanuel Macron, prévenant qu’elles ne resteront pas sans réponse. «On trouvera autre chose !»

From August 25 to 28, 2025, Céline Mahuteau, one of the victims of Joël Le Scouarnec’s rape, and her lawyer, Lise Bornes, will walk from Paris to the judicial court of Amiens with a letter for the President of the Republic. The symbolic gesture aims to urge the head of state to create an efficient national policy against pedocriminality.

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«A child is sexually assaulted or raped every three minutes. Why are we not doing anything?» She already warned, at the end of the Le Scouarnec trial, about the «legislative shortcomings» protecting «the perpetrators and not the victims«. Two months later, Me Lise Bornes, legal counsel for Céline Mahuteau, one of the victims of the pedophile, decided to take action.

In a statement, she announced that she will walk with Céline Mahuteau from Paris to Amiens from August 25 to 28, the birthplace of Emmanuel Macron. The symbolic goal is to deliver the letter sent to the Elysée after the trial, for which they did not receive a response.

«If the adult did not understand the contents of this letter, we hope that by returning to where Emmanuel Macron grew up, it will also speak to the child he once was,» explains Lisa Bornes regarding the symbolic nature of this 140-kilometer journey.

In this letter, «experimented solutions, some of which are used by our European neighbors» to effectively combat pedocriminality are proposed, including «the elimination of the thirty-year statute of limitations«. Former surgeon Joël Le Scouarnec stood trial in May for rapes and sexual assaults on 299 victims, but over a hundred additional victims were not heard because the crimes they reported were time-barred.

This loophole may also affect the Bétharram trial, supported by 212 plaintiffs for acts of violence and sexual abuse in this Catholic institution, facts brought to the attention of the current Prime Minister François Bayrou as early as 1996, although he firmly denied it.

In addition, Céline Mahuteau and Lise Bornes propose other measures: a «real sexual inhibition protocol with the consent of the individual«, «mandatory psychological follow-up for sex offenders«, and «prevention of the possibility of pedophilic activities in prison settings«.

Furthermore, in the name of transparent prevention of fighting pedophilia and pedocriminality, they recommend the «massive» dissemination of the dedicated helpline for those who feel they are at risk and need help: 0 806 23 10 63. The lawyer also raises concerns about «the lack of training for professionals, whether judges, psychiatrists, or childhood professionals«.

«We need to look at what is happening in our European neighbors,» protests Lise Bornes. «There is nothing extraordinary about these proposals. If we prevent just one act, we protect our children. So why aren’t we doing it?» Instead, French society, she continues, refuses to acknowledge the problem and hides it by locking up individuals without ensuring sufficient care, for example, in their treatment path.

This march, «cathartic for Céline,» writes her lawyer, «is in honor of these persecuted children, prey to predators in general indifference, due to the excessive costs of protecting them«.

Céline exposes herself before all of us despite her suffering, to take responsibility in the face of all those innocent eyes that remain silent.

Lise Bornes, lawyer for Céline Mahuteau

The journey, heading to the judicial court of Amiens, aims to be «politically neutral» and «respectful of all regulations«.

If Céline Mahuteau’s letter remains unanswered again, her lawyer warns, «we will not stop there, we will find something else!«

L’objectif symbolique est de remettre en main propre la lettre envoyée à l’Elysée suite au procès et restée sans réponse. Lisa Bornes explique que si l’adulte n’a pas pris connaissance du contenu de cette lettre, retourner là où Emmanuel Macron a grandi pourra peut-être toucher l’enfant qu’il a été, de manière symbolique, sur ce trajet de 140 kilomètres.

Dans cette lettre, des solutions expérimentées, notamment chez nos voisins européens, sont proposées pour lutter de manière efficace contre la pédocriminalité, comme la suppression de la prescription trentenaire. Le procès de l’ancien chirurgien Joël Le Scouarnec en mai a mis en lumière des viols et agressions sexuelles sur 299 victimes, mais plus de cent autres victimes n’ont pas pu être entendues car les faits étaient prescrits.

Cette faille risque également d’affecter le procès Bétharram, porté par 212 plaignants pour des faits de violences et d’abus sexuels dans une institution catholique, des faits portés à la connaissance de l’actuel Premier ministre François Bayrou dès 1996, malgré ses dénégations.

En plus des mesures proposées, telles qu’un protocole d’inhibition sexuelle avec accord de l’intéressé, un suivi psychologique obligatoire des délinquants sexuels et la prévention des activités pédophiles en milieu carcéral, il est recommandé de diffuser massivement le numéro vert dédié à ceux qui se sentent en danger et ont besoin d’aide : 0 806 23 10 63. L’avocate souligne également le manque de formation des professionnels, qu’ils soient juges, psychiatres ou professionnels de l’enfance.

Lise Bornes insiste sur la nécessité de s’inspirer des pratiques de nos voisins européens pour protéger nos enfants. Elle souligne que ces mesures ne sont pas extraordinaires, mais qu’elles peuvent éviter des drames. Cependant, la société française refuse souvent de reconnaître le problème et préfère le cacher en enfermant les personnes sans garantir un suivi adéquat.

Cette marche, qui est cathartique pour Céline, selon son avocate, est en hommage aux enfants victimes de prédateurs, dans l’indifférence générale faute de moyens suffisants pour les protéger. L’avocate souligne que Céline se met en avant malgré sa souffrance pour prendre ses responsabilités face à ces enfants innocents qui restent silencieux.

Le parcours vers le tribunal judiciaire d’Amiens se veut apolitique et respectueux de toutes les réglementations. Si la lettre de Céline Mahuteau reste sans réponse une fois de plus, son avocate prévient qu’elles ne resteront pas inertes et trouveront d’autres moyens pour faire entendre leur voix.

Du 25 au 28 août 2025, Céline Mahuteau, l’une des victimes de viol de Joël Le Scouarnec et son avocate, Lise Bornes, vont marcher de Paris jusqu’au tribunal judiciaire d’Amiens, avec une lettre pour le président de la République. Le geste, symbolique, vise à enjoindre le chef de l’État à la création efficiente d’une politique nationale contre la pédocriminalité.

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«Un enfant toutes les trois minutes etst agressé sexuellement ou violé. Pourquoi est-ce qu’on ne fait rien ?» Elle alertait déjà, à la fin du procès Le Scouarnec, sur les «insuffisances législatives» protégeant «les bourreaux et pas les victimes«. Deux mois plus tard, Me Lise Bornes, conseil de Céline Mahuteau, l’une des victimes tourangelles du pédocriminel, a décidé de donner de sa personne.

Dans un communiqué, elle annonce qu’elle marchera avec Céline Mahuteau du 25 au 28 août de Paris à Amiens, ville de naissance d’Emmanuel Macron. L’objectif symbolique est d’apporter la lettre envoyée à l’Elysée après le procès et pour laquelle elles n’ont pas eu de réponse.

«Si l’adulte n’a pas pris conscience du contenu de cette lettre, on espère qu’en retournant là où Emmanuel Macron a grandi, ça parlera aussi à l’enfant qu’il a été«, explique Lisa Bornes au sujet du caractère symbolique de ce trajet de 140 kilomètres.

Dans cette missive, des «solutions expérimentées, dont certaines chez nos voisins européens» pour lutter efficacement contre la pédocriminalité, parmi lesquelles la «suppression de la prescription trentenaire«. L’ancien chirurgien Joël Le Scouarnec comparaissait au mois de mai pour répondre de viols et d’agressions sexuelles sur 299 victimes, mais plus d’une centaines de victimes supplémentaires n’ont pas été entendues, car les faits qu’elles dénonçaient étaient prescrits.

Une faille qui risque d’affecter également le procès Bétharram, pourtant porté par 212 plaignants pour des faits de violences et d’abus sexuels dans cette institution catholique, faits portés à la connaissance de l’actuel Premier ministre François Bayrou dès 1996, bien que ce dernier l’ait fermement nié.

En outre, Céline Mahuteau et Lise Bornes proposent d’autres mesures : un «protocole d’inhibition sexuelle réellement mis en place avec autorisation de l’intéressé«, un «suivi psychologique impératif des délinquants sexuels» et la «prévention de la possibilité d’activités pédophiles en milieu carcéral«.

En outre, au nom de la prévention non dissimulée de la lutte contre la pédophilie et la pédocriminalité, elles recommandent la diffusion «massive» du numéro vert dédié à ceux qui se sentent basculer et qui veulent de l’aide : 0 806 23 10 63. L’avocate alerte également sur «le manque de formation des professionnels, qu’ils soient juges, psychiatres, professionnels de l’enfance«.

«Il faut lever le nez et regarder ce qu’il se passe chez nos voisins européens«, s’insurge Lise Bornes. «Il n’y a rien d’extraordinaire dans ces propositions. Si on n’empêche un seul passage à l’acte, on protège nos enfants. Alors pourquoi on ne le fait pas ?» Au lieu de cela, la société française, poursuit-elle, refuse de voir le problème, et le cache en enfermant les personnes, sans s’assurer suffisamment, par exemple, de leur parcours de soin.

Cette marche, «cathartique pour Céline«, écrit encore son avocate, «est en l’honneur de ces enfants persécutés, proies des prédateurs dans l’indifférence générale, faute de moyens si dispendieux pour les protéger«.

Céline s’expose devant nous tous malgré sa souffrance, pour prendre ses responsabilités face à tous ces yeux innocents qui se murent dans le silence.

Lise Bornes, avocate de Céline Mahuteau

Le parcours, à destination du tribunal judiciaire d’Amiens, se veut «sans couleur politique» et «dans le respect de toutes les réglementation«.

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