Une enquête a été ouverte à l’hôpital de Brive après des signalements de morts suspectes effectués par plusieurs membres du personnel de la réanimation. Le parquet de Brive a confirmé l’ouverture de l’enquête pour un certain nombre d’infractions, sans pour autant valider les soupçons d’euthanasie. Le syndicat CFDT a alerté les autorités début octobre concernant des manquements au protocole au sein du service de réanimation. Certains membres du personnel médical sont accusés d’avoir agi de manière autonome, sans partage en équipe, dans des situations critiques pour les patients. Le syndicat évoque au moins trois cas depuis 2022 et soulève des suspicions d’euthanasie au sein de la structure hospitalière. Enquête ouverte à l’hôpital de Brive : ce que l’on sait à ce jour

The CFDT union made a report at the beginning of October after cases of suspicious deaths were reported by «several staff members». The Brive prosecutor’s office confirms the opening of an investigation into «a number of offenses», without validating the suspicions of euthanasia. Let’s take a look at the situation.

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Some staff members at the Brive hospital’s intensive care unit are implicated in reports of protocol violations. The CFDT union confirmed sounding the alarm to the gendarmerie at the beginning of October.

Jean-Pierre Sales, CFDT Health section secretary at the Brive hospital, provided more details in the ICI 12/13 Limousin edition, explaining that «We have been informed of suspicious deaths. The information comes from paramedical and medical staff about patients who could, perhaps, still be alive today. But that was not the choice made. Normally, when a patient is in a critical condition, we implement what is called a «LATA», which allows for a shared discussion among the medical team, paramedics, and a representative of the patient’s family, which was not done, according to the information we were given, as doctors were acting on their own initiative

When asked if there are suspicions of euthanasia within the hospital structure, the union representative responds: «One might think so, since the actions were taken based on a very personal opinion, without team consensus.» He mentions at least three cases since 2022.

Des signalements qui restent à ce jour à vérifier et à confirmer, ou infirmer. Concernant le terme «d’euthanasie», Nicolas Portolan, directeur des hôpitaux corréziens, a déclaré à nos confrères de La Montagne, à l’origine de ces révélations, que «on en est très très loin…» Il précise qu’il ne fera plus de commentaire sur l’affaire. Nous avons pu joindre par téléphone l’un des sept médecins de ce service qui évoque de son côté «une vengeance malsaine orchestrée» par quelques personnels de santé, démarche qui, selon ce dernier, fait «un tort considérable à l’ensemble de l’équipe médicale et paramédicale du service.» Voici l’intégralité de l’interview dans le journal de la mi-journée :

Décès suspects hôpital de Brive : l’interview de Jean-Pierre Sales, du syndicat CFDT à l’origine de l’alerte. ©Charles de Quillacq – Julie Radenac – France 3 Pays de Corrèze – France Télévisions

Contacté par les équipes de France 3 Pays de Corrèze, le parquet de Brive confirme une «enquête ouverte, il y a quelques semaines, pour un certain nombre d’infractions et confiée à la Police judiciaire de Limoges». Contactée, l’Agence régionale de santé a fait savoir que les services «ont été informés le 20/09 et ont saisi le parquet le 22.» Pour les détails de l’affaire, elle renvoie vers la justice. De son côté, le syndicaliste, qui évoque par ailleurs «beaucoup de problèmes, et dysfonctionnements» dans ce service, sans pour autant faire un lien avec l’enquête en cours, exprime un souhait : «Ce qui serait, semble-t-il, le mieux pour tout le monde, pour le personnel et je dirais les patients eux-mêmes, ce serait effectivement que la direction suspende à titre conservatoire les médecins qui sont potentiellement incriminés dans cette affaire-là. Cela serait à minima la moindre des choses qui devrait être faite d’urgence.» The CFDT union has reported concerns about possible protocol violations by some staff in the intensive care unit at Brive hospital. The union notified the gendarmerie at the beginning of October about alleged suspicious deaths. Jean-Pierre Sales, the CFDT Health section secretary at Brive hospital, stated that reports of suspicious deaths were received from medical and paramedical staff regarding patients who may still be alive today if different decisions had been made. Normally, in critical situations, a shared decision-making process involving medical, paramedical staff, and a family representative is followed, but according to the information received, this process was not followed as doctors acted on their own initiative. When asked if there were suspicions of euthanasia within the hospital, the union representative suggested that there may have been, as actions were taken based on personal opinions without team consensus. He mentioned at least three cases since 2022. Des signalements qui nécessitent encore une vérification et une confirmation, ou une infirmation, sont en cours. Le directeur des hôpitaux corréziens, Nicolas Portolan, a réagi aux révélations de La Montagne concernant le terme «d’euthanasie» en déclarant que «on en est très très loin…» Il a précisé qu’il ne fera plus de commentaire sur l’affaire.

Un des sept médecins du service a été contacté par téléphone et a évoqué «une vengeance malsaine orchestrée» par certains membres du personnel de santé. Il a souligné que cette démarche fait «un tort considérable à l’ensemble de l’équipe médicale et paramédicale du service.»

Le parquet de Brive a confirmé qu’une enquête a été ouverte il y a quelques semaines pour un certain nombre d’infractions et qu’elle a été confiée à la Police judiciaire de Limoges. L’Agence régionale de santé a également été informée et a saisi le parquet. Elle renvoie vers la justice pour plus de détails sur l’affaire.

Le syndicat CFDT, à l’origine de l’alerte, a signalé des «décès suspects» à l’hôpital de Brive début octobre, après que plusieurs personnels aient dénoncé ces cas. Le syndicaliste a évoqué «beaucoup de problèmes et dysfonctionnements» dans ce service, sans pour autant établir de lien avec l’enquête en cours. Il a exprimé le souhait que la direction suspende à titre conservatoire les médecins potentiellement incriminés dans l’affaire, pour le bien du personnel et des patients.

Il est important de souligner que les informations sur cette affaire restent à confirmer ou à infirmer, et que l’enquête est en cours. La transparence et la vérification des faits sont essentielles pour assurer la justice et la vérité.

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