Une salle de réveil n’est pas un lieu pour mourir, a déclaré le médecin chirurgien à la barre en racontant le décès brutal d’une patiente. Une salle de réveil n’est pas un endroit pour mourir», déclare l’infirmière avec émotion. Elle évoque le choc ressenti par l’anesthésiste en charge, M. Buet, face à la tragédie. Elle témoigne également de son respect pour lui, soulignant sa rigueur et sa façon d’être avec les patients. Lorsqu’elle est interrogée sur les souvenirs du décès brutal de Monique Varguet, l’infirmière mentionne le poste 10 où elle se trouvait, une infirmière de Dijon présente, le Dr Péchier effectuant un massage cardiaque sur la patiente, puis l’arrivée du Samu. Interrogée sur la persistance des événements indésirables graves après le départ de Frédéric Péchier, l’infirmière affirme n’avoir jamais entendu ses collègues mentionner une continuité. Elle se souvient de l’inquiétude suscitée par le nombre élevé d’arrêts cardiaques dans la clinique Saint-Vincent, pensant qu’il y avait un problème avec un produit utilisé. Lorsqu’on lui demande de clarifier le rôle du Dr Péchier, l’infirmière avoue ne se souvenir que du Dr Buet. Elle est ensuite invitée à analyser une fiche de soin qu’elle avait remplie à l’époque, mais avoue avoir du mal à la lire, demandant une copie papier pour mieux comprendre. Une salle de réveil n’est pas un lieu approprié pour un décès soudain, comme en témoigne la mort brutale d’une patiente racontée à la barre. Elle tente de clarifier les faits, mais finalement admet une «incertitude» sur l’heure d’administration des intralipides, une question qui préoccupe la cour depuis le début de l’après-midi. Une salle de réveil n’est pas un lieu pour mourir, déclare l’avocate générale, alors qu’une patiente décède brutalement pendant le témoignage du Dr Buet. Le médecin, nostalgique de son passé à la clinique, témoigne de sa douleur face à cet événement tragique. Une salle de réveil n’est pas un lieu pour s’éteindre, le décès brutal d’une patiente a été raconté à la barre. Un lieu de réveil ne devrait jamais être un endroit de départ pour l’au-delà. «Une salle de réveil n’est pas un lieu pour mourir», la mort brutale d’une patiente racontée à la barre, dans le contexte où «La présence de cette substance était anormale». «On ne peut éviter la mort dans une salle de réveil», déclare le directeur d’enquête en évoquant le décès brutal de la patiente à la barre. Lorsqu’une salle de réveil devient le lieu de la mort d’une patiente, cela soulève des questions troublantes. Le directeur de l’enquête a rappelé que le décès de Mme Noblet s’est produit dans une année particulièrement sinistrée à la clinique Saint-Vincent, marquée par de nombreux arrêts cardiaques nécessitant l’intervention du Dr Péchier. Cette patiente de 66 ans est décédée après une opération de reconstruction mammaire le 11 décembre 2012, au terme d’une série d’événements indésirables graves. Le Dr Péchier a expliqué que l’établissement effectuait plus d’opérations que la normale, ce qui pourrait expliquer ces tragédies récurrentes. La mort brutale d’une patiente en salle de réveil a été racontée à la barre, dans le contexte où de nombreux événements indésirables graves se produisaient dans ces établissements de soins. Il était mentionné que «Une salle de réveil n’est pas un endroit pour mourir». Décès brutal d’une patiente en salle de réveil

The trial of anesthesiologist Frédéric Péchier, suspected of poisoning 30 people, including 12 fatally, in two private clinics in Besançon (Doubs), continued on Tuesday, October 14. The trial takes place from September 8 to December 19 before the Assize Court. Relive the highlights of the 25th day of the trial, with our journalist on site, Jeanne Casez.

La Quotidienne Société

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18:30: The court session is adjourned and will resume on Thursday at 9 am. The families of the victims will be heard throughout the morning. This concludes our live coverage. Thank you for following along!

L’infirmière, les yeux brillants, déclare avec émotion : «Non merci, on va s’en tenir au calendrier.» Elle essaie de déchiffrer, mais finalement admet «une incertitude» sur l’heure d’administration des intralipides, une question qui préoccupe la cour depuis le début de l’après-midi. Au cours de cette période, elle est sous la responsabilité du Dr Péchier», réfléchit l’avocate générale seule.

À 15h10, le Dr Buet partage qu’il a rencontré quelqu’un de sympathique en la personne de l’accusé. Sur le plan professionnel, il reconnaît avoir apprécié sa compétence et sa disponibilité. C’est pour ces raisons que l’anesthésiste était favorable au retour de Frédéric Péchier à la clinique Saint-Vincent en 2009, après son court passage à la polyclinique de Franche-Comté.

À 15h05, la présidente interroge le Dr Buet, médecin historique de la clinique, sur le contexte de son départ en 2012. Il a été décrit comme un anesthésiste charismatique et rassembleur par d’anciens collègues. Il a dirigé la SCM pendant 20 ans et a exprimé son engagement envers la clinique et les chirurgiens.

À 14h50, le Dr Buet se souvient d’un flacon d’intralipides perfusé à une patiente, mais ne sait plus qui l’a administré. Il doute maintenant d’avoir prescrit ce produit, contrairement à ce qu’il avait dit aux enquêteurs en 2018.

À 14h40, le Dr Buet exprime avoir mal vécu la journée de l’incident et avoir du mal à se souvenir des détails.

À 14h35, le Dr Buet explique le terme «aréactive» en parlant de sa patiente qui est passée d’un état de conscience à un état comateux. Il semble désolé en racontant cette situation.

À 14h25, le Dr Buet décrit les événements qui ont conduit au premier arrêt cardiaque de la patiente, avec des tentatives de réanimation avant le décès.

À 14h15, le Dr Buet commence à raconter les événements qui l’ont conduit à chercher des explications pendant des années. Je me suis assuré que mon deuxième patient était endormi et je suis retourné, comme d’habitude, pour vérifier l’évolution de l’opération de Mme Varguet. L’infirmière m’a informé que la patiente était «un peu raide», mais qu’elle était en train de se réveiller. Le Dr Buet est reparti mais a été rappelé par l’infirmière qui a remarqué des agitations. À 13h, la patiente est devenue complètement «aréactive [elle ne réagit pas]», alors le Dr Buet a dû l’intuber «en catastrophe».

À 14h10 : «L’opération s’est terminée à 10h. La patiente n’avait pas encore de respiration spontanée, je l’ai conduite en salle de réveil avec un brancardier. Pas de problème» pour le Dr Buet, qui a cependant noté qu’elle avait eu une baisse de tension dès la fin de l’opération.

À 14h05 : Le Dr Buet a consulté ses notes sur un carnet. Il l’a déposé sur le pupitre, l’a lu rapidement, mais s’est rapidement détourné de ses notes pour regarder la présidente. «Elle a été amenée sur la table d’opération et à ce moment-là, je l’ai endormie», a-t-il raconté en détaillant les produits administrés à la patiente.

À 14h : Nous sommes de retour dans la salle du Parlement. L’audience reprend avec le témoignage de Louis-Marie Buet. L’anesthésiste était en charge de Monique Varguet lors de son décès inattendu au cours d’une opération du colon. Âgé de 78 ans, le médecin a pris sa retraite en 2012, deux ans après les événements. Je dis cela parce qu’on nous a dit le contraire pendant cette audience [en référence au Dr Péchier, ndlr].» Pas de réaction, pas de lien avec le décès de Monique Varguet.

À 12h15, quinze minutes après avoir abordé le sujet, Christine de Curraize revient sur le mobile du crime. Elle cite le témoignage d’une infirmière de la clinique, qui a déclaré aux enquêteurs : «Si un anesthésiste était charismatique, c’était le Dr Buet [le médecin en charge de la patiente décédée]. Il était fédérateur, très fédérateur. Et quand il est parti à la retraite, on a senti que l’ambiance entre les anesthésistes se dégradait. Tout le monde voulait prendre la place du chef.»

À 12h10, avec cet argument qu’elle juge imparable, l’avocate générale exclut la culpabilité du Dr Buet : «Un médecin qui demande une autopsie est sûr de lui, de son protocole, il cherche à comprendre et surtout, il n’a rien à cacher.» L’enquêteur hoche la tête en direction du ministère public.

À 12h05, Christine de Curraize insiste sur le fait que le Dr Thevenet [gastro-entérologue] et le Dr Buet [anesthésiste en charge de la patiente] ont expliqué avoir été confrontés au seul décès inexpliqué de leur carrière dans le cas de Monique Varguet. Elle rappelle également le nombre étonnant de drames similaires survenus dans l’établissement : «Entre ces cas, nous avons quand même des similitudes qui nous permettent de faire le lien ?» «Tout à fait», répond l’enquêteur.

À 12h, l’avocate générale prend la parole sur la question du mobile : «On aime comprendre les passages à l’acte, mais le criminel doit s’expliquer ?» «Tout à fait», acquiesce l’enquêteur, sans savoir encore où le ministère public veut en venir.

À 11h45, à la fin de son long témoignage, Fabrice Charligny suggère le mobile présumé de cet empoisonnement : «Le Dr Buet était le leader à l’époque, il gérait la SCM. Était-ce pour atteindre le leader ? Ou pour écarter un anesthésiste vieillissant ?» L’enquêteur rappelle que le mobile n’a pas d’incidence sur la constitution de l’infraction pénale.

À 11h35, une fois de plus, l’enquêteur évoque la présence du Dr Péchier lors de la réanimation. L’accusé, assis à sa droite, soupire et feuillette un dossier. L’anesthésiste a longuement parlé la veille. Mais en ce qui concerne les décès de Monique Varguet et Annie Noblet, il devra attendre vendredi pour être entendu. La présence anormale de cette substance était détectée. Le directeur d’enquête s’exclame alors : «Il était difficile de faire autrement, Maître !» When questioned by the authorities at the time, Dr. Péchier replied that the clinic was performing more operations than usual, which could explain the recurrent number of these events.

The day before, on Monday, October 13, the Assize Court turned a new page in this trial by closing the cases of Gendronneau and Gaillard. These two patients survived an unexplained cardiac arrest two weeks apart in 2009, when Frédéric Péchier had just returned to the Saint-Vincent clinic and was in conflict with some colleagues. In the morning, two experts prioritized the possibility of poisoning in their very structured presentation. Péchier admitted to one of the poisonings but denied responsibility for the other.

Frédéric Péchier, a former anesthesiologist, worked at the Saint-Vincent clinic and the Franche-Comté polyclinic in Besançon from 2008 to 2017. A cette époque, de nombreux événements indésirables graves (EIG) se produisent dans ces deux établissements privés de soins, dans des proportions disproportionnées.

With the collaboration of Sophie Courageot, deputy editor-in-chief, and Morgane Hecky, digital editing manager, as well as the reporting teams present at the trial.

🔗 For a chronological recap of the entire trial, don’t hesitate to scroll to the bottom of the page.

6:30 PM: The hearing is adjourned and will resume on Thursday at 9 AM. The families of the victims will be heard throughout the morning. That concludes our live coverage. Thank you for following along!

6:20 PM: The lawyer for the Noblet family, Stéphane Giuranna, specifies to Dr. Harbon that during the investigation, it was alleged that Dr. Péchier had «massively» administered lidocaine to the patient. «What do you think about that?» the lawyer asks. «It’s fallacious,» reacts the surgeon, turning to the accused with a surprised look. «It’s disgusting, that’s what I personally think,» adds Me Giuranna to top it off.

6:15 PM: The surgeon highlights the abnormality of this death. «Very clearly, we did not understand anything about this death. In medicine, there are always things that we cannot explain, but this was extremely surprising.»

It was a simple, short surgery, we could never have imagined it would end like this.

Dr. Harbon, surgeon of Annie Noblet

5:15 PM: The prosecutor Thérèse Brunisso questions the surgeon about his decision to end Mrs. Noblet’s operation, given her fragility. «It was a decision made collegially, with the anesthesiologist and the cardiologist. Mrs. Noblet had suffered a first cardiac arrest, her heart had restarted, it was decided to close. It was only later that she had a second cardiac arrest, in the recovery room, I remind you,» clarifies the surgeon, who seems to remember the events precisely, which occurred in 2012.

5:55 PM: Dr. Harbon is now being questioned. His first words require some adaptation from the audience (if not a perilous mental gymnastics at this late hour). Indeed, this is no longer the case of Monique Varguet, but that of Annie Noblet, detailed earlier in the morning. Plastic surgeon Sylvain Harbon was in charge of the breast reconstruction of this patient, aged 66 at the time of her death. «A dramatic and unforgettable accident» for the doctor.

5:45 PM: The prosecutor Christine de Curraize reminds the court that when the case broke out in 2017, Martine David was tempted to confide in Dr. Buet, who had retired. But she changed her mind because the investigators had asked her not to communicate. For the prosecution, this contradicts Frédéric Péchier’s version, who claimed the day before that his former colleagues had conspired against him. At the stand, the nurse nods, without commenting.

5:40 PM: The president asks Martine David if she wants to add one last thing before the questions from the prosecution. «No,» answers the nurse, before changing her mind: «Yes, I thought the stress would diminish as we went along but no, it’s still as stressful to testify at the stand.»

«Do you have to come back again? You’ll be a regular here. But if you want, we can summon you more often to get you even more accustomed,» teases Delphine Thibierge, the president.

L’infirmière, les yeux brillants, conclut : «Non merci, on va s’en tenir au calendrier.» Après avoir essayé de déchiffrer, elle admet finalement «une incertitude» quant à l’heure d’administration des intralipides, une question qui préoccupe la cour depuis le début de l’après-midi. Au cours de cette période, l’avocate générale souligne que le Dr Péchier avait la responsabilité de la situation.

À 15h10, le Dr Buet témoigne de son appréciation pour l’accusé et de son soutien à son retour à la clinique Saint-Vincent en 2009.

À 14h50, le Dr Buet exprime des doutes quant à l’administration d’un flacon d’intralipides à une patiente, remettant en question ses propres souvenirs.

À 14h40, le Dr Buet affirme avoir mal vécu l’incident et en avoir peu de souvenirs, attribuant cela à un traumatisme.

À 14h35, le Dr Buet explique le terme «aréactive» en décrivant l’état de sa patiente.

À 14h25, le Dr Buet relate les événements qui ont mené au décès de la patiente.

À 14h15, le Dr Buet commence à relier son récit aux événements qu’il tentera d’expliquer par la suite. J’ai endormi le deuxième patient et suis retourné, comme d’habitude, vérifier comment se déroulait l’opération de Mme Varguet. L’infirmière m’a informé que la patiente était un peu raide mais en phase de réveil. Cependant, elle a ensuite signalé des agitations, et à 13h, la patiente est devenue complètement aréactive, ce qui a nécessité une intubation en urgence par le Dr Buet.

L’opération s’est terminée à 10h mais la patiente n’avait pas encore repris spontanément sa respiration. Je l’ai alors conduite en salle de réveil avec un brancardier, sans aucun problème, bien que j’aie noté une baisse de tension dès la fin de l’opération.

À 14h, nous sommes de retour dans la salle du Parlement pour la déposition du Dr Louis-Marie Buet, qui était en charge de Monique Varguet lors de son décès pendant l’opération du colon. Âgé de 78 ans, le médecin a pris sa retraite en 2012.

L’audience est suspendue à 12h55 et reprendra à 14h. À 12h50, la défense n’a plus de questions et la cour est informée de la constitution de partie civile du fils de Sylvie Gaillard. À 12h35, des contestations éclatent lors de la lecture d’une déclaration de Frédéric Péchier, qui nie avoir mentionné la carbocaïne lors de l’interrogatoire. Enfin, à 12h25, l’avocat de Mme Varguet pose une question sur la vente de patientèle par le Dr Buet, confirmée par l’enquêteur. Je dis cela parce que nous avons été informés du contraire lors de ce procès [il parle du Dr Péchier, ndlr]. Aucune réaction ; aucun lien avec le décès de Monique Varguet.

A 12h15, quinze minutes après avoir abordé le sujet, Christine de Curraize revient sur le mobile du crime. Elle cite la déposition d’une infirmière de la clinique, qui a déclaré aux enquêteurs : «S’il y avait un anesthésiste charismatique, c’était le Dr Buet [le médecin en charge de la patiente décédée]. Il a été fédérateur, très fédérateur. Et lorsqu’il est parti en retraite, on a eu l’impression que l’ambiance entre les anesthésistes se délitait. Tout le monde voulait récupérer la place du chef.»

Avec cet argument qu’elle estime imparable, l’avocate générale écarte ensuite la culpabilité du Dr Buet en demandant : «Un médecin qui demande une autopsie, c’est qu’il est sûr de lui, de son protocole, qu’il cherche à comprendre et surtout, qu’il n’a rien à cacher ?» L’enquêteur acquiesce, regardant vers le ministère public.

A 12h10, Christine de Curraize souligne que le Dr Thevenet [un gastro-entérologue] et le Dr Buet [l’anesthésiste en charge de la patiente] ont expliqué avoir été confrontés au seul décès inexpliqué de leur carrière dans le cas de Monique Varguet. Elle rappelle ensuite le nombre étonnant de drames similaires ayant frappé l’établissement, demandant si ces cas ont des similitudes permettant de faire le lien. L’enquêteur acquiesce.

A 12h, l’avocate générale rebondit sur la question du mobile en demandant : «On aime bien comprendre les passages à l’acte, mais il faut que le criminel s’explique ?» L’enquêteur est d’accord, sans savoir encore où le ministère public veut en venir.

A 11h45, Fabrice Charligny suggère le mobile présumé de cet empoisonnement : «M. Buet [l’anesthésiste en charge de la patiente] était le leader à l’époque, il gérait la SCM [la société civile des anesthésistes]. Était-ce pour atteindre le leader ? Ou écarter un anesthésiste vieillissant ?» L’enquêteur rappelle que le mobile n’a pas d’influence sur la constitution de l’infraction pénale.

A 11h35, l’enquêteur mentionne une fois de plus la présence du Dr Péchier lors de la réanimation. L’accusé soupire et feuillette un dossier. Il devra attendre vendredi pour être entendu sur les décès de Monique Varguet et Annie Noblet.

A 11h30, une infirmière aurait déclaré aux enquêteurs à l’époque : «Étant donné l’impact psychologique de ce décès sur le Dr Buet, j’ai du mal à croire qu’il ait pu empoisonner son propre patient.» Une erreur médicale de sa part ? «Cette infirmière n’y pensait pas non plus» tant le Dr Buet paraissait compétent, explique le directeur d’enquête.

A 11h20, le Dr Buet était convaincu de ne pas avoir commis d’erreur dans son protocole ni d’avoir utilisé de mépivacaïne. Il entretenait des relations professionnelles mais pas amicales avec l’accusé, qui lui avait beaucoup apporté.

A 11h10, le chirurgien de Mme Varguet a affirmé que c’était une opération sans problème, mais ne se souvenait pas des personnes ayant participé à la réanimation.

A 11h05, le cas de Monique Varguet est apparu aux enquêteurs grâce à sa fille, qui a décidé de déposer plainte contre l’anesthésiste. Une autopsie a révélé la présence de mépivacaïne dans l’organisme de la défunte, une substance non utilisée dans le protocole. La présence inhabituelle de cette substance était détectée. Le directeur d’enquête s’exclame alors : «Il était difficile de faire autrement, Maître !» When questioned at the time, Dr. Péchier responded that the clinic was performing more operations than usual, which could explain the recurring number of these events. A cette époque, un grand nombre d’EIG, c’est-à-dire des «événements indésirables graves», se produisent de manière excessive dans ces deux établissements de soins privés. With the collaboration of Sophie Courageot, deputy editor-in-chief, and Morgane Hecky, digital editing manager, and the reporting teams present at the hearing.

Tuesday, October 14, saw the continuation of the trial of anesthesiologist Dr. Frédéric Péchier, suspected of poisoning 30 people, 12 of whom died, in two private clinics in Besançon (Doubs). The trial is taking place from September 8 to December 19 before the assize court. Relive the highlights of the 25th day of the hearing, with our journalist on-site, Jeanne Casez.

18:30: The hearing is adjourned and will resume on Thursday at 9 a.m. The families of the victims will testify throughout the morning. This concludes our live coverage. Thank you for following along!

18:20: The lawyer for the Noblet family, Stéphane Giuranna, specifies to Dr. Harbon that he was accused of administering a «massive» amount of lidocaine to the patient by Dr. Péchier during the investigation. «What do you think about that?» the lawyer questions. «It’s fallacious,» the surgeon replies, turning to the accused with a surprised look. «It’s disgusting, that’s what I personally think,» Me Giuranna adds to top it off.

18:15: The surgeon highlights the abnormality of this death. «Very clearly, we did not understand anything about this death. In medicine, there are always things that we cannot explain, but this was extremely surprising.»

17:15: The Attorney General, Thérèse Brunisso, questions the surgeon about his decision to end Mrs. Noblet’s operation, considering her fragile condition. «It was a decision made collectively, with the anesthesiologist and the cardiologist. Mrs. Noblet had experienced a first cardiac arrest, her heart resumed beating, and it was decided to close her up. It was only later that she had a second cardiac arrest in the recovery room, I remind you,» the surgeon explains, recalling the events of 2012.

17:55: Dr. Harbon is now being questioned. His initial words require some adaptation from the audience (if not a perilous mental gymnastics at this late hour). Indeed, this is no longer about the case of Monique Varguet but that of Annie Noblet, detailed earlier in the morning. Plastic surgeon Sylvain Harbon was in charge of the breast reconstruction of this patient, aged 66 at the time of her death. «A dramatic and unforgettable accident» for the doctor.

17:45: Attorney General Christine de Curraize reminds the court that when the case broke out in 2017, Martine David was tempted to confide in Dr. Buet, who had retired. But she refrained because the investigators had asked her not to communicate. According to the prosecution, this contradicts Frédéric Péchier’s version, who claimed the day before that his former colleagues had conspired against him. At the stand, the nurse nods without making any comments.

17:40: The president asks Martine David if she wants to add anything before the questions from the prosecution. «No,» the nurse responds before changing her mind: «Yes, I thought the stress would lessen as time went on, but no, it’s still as stressful to testify at the stand.»

«You have to come back again? You’ll be a frequent visitor after this. But if you want, we can summon you more often to get you even more accustomed,» teases Delphine Thibierge, the president. L’infirmière, les yeux brillants, déclare avec fermeté : «Non merci, on va s’en tenir au calendrier.» Elle a essayé de déchiffrer, mais finalement, elle a admis «une incertitude» sur l’heure d’administration des intralipides, une question qui préoccupe la cour depuis le début de l’après-midi. Au cours de cette période, elle est exclusivement sous la responsabilité du Dr Péchier», réfléchit l’avocate générale.

À 15h10, le Dr Buet décrit l’accusé comme quelqu’un de sympathique. Il reconnaît son professionnalisme et sa disponibilité, et c’est pour ces raisons qu’il était favorable à son retour à la clinique Saint-Vincent en 2009.

À 15h05, le Dr Buet, un anesthésiste charismatique et fédérateur, témoigne de son engagement envers la clinique et les chirurgiens.

À 14h50, le Dr Buet ne se souvient pas avec certitude de l’administration d’un flacon d’intralipides à une patiente en 2012, ce qui complique l’enquête.

À 14h40, le Dr Buet exprime son malaise et son manque de souvenirs concernant une journée difficile.

À 14h35, le Dr Buet explique que sa patiente est passée d’un état réveillé à un état comateux, ce qui l’a profondément attristé.

À 14h25, le Dr Buet relate les événements menant à un arrêt cardiaque chez une patiente, malgré les tentatives de réanimation.

À 14h15, le Dr Buet commence à décrire les événements qui l’ont marqué et qu’il cherchera à expliquer par la suite. J’ai endormi mon deuxième patient et je suis revenu, comme d’habitude, pour vérifier l’évolution de l’opération de Mme Varguet. L’infirmière m’a informé que la patiente était un peu raide mais en phase de réveil. Cependant, elle a signalé des agitations plus tard. À 13h, la patiente est devenue complètement aréactive, alors j’ai dû l’intuber en urgence.

L’opération s’est terminée à 10h, mais la patiente n’avait pas encore repris spontanément sa respiration. Je l’ai conduite en salle de réveil avec un brancardier sans problème, bien que j’aie remarqué une baisse de tension dès la fin de l’opération.

À 14h10, je témoigne devant la cour concernant le décès soudain de Monique Varguet lors de l’opération du colon. J’ai pris ma retraite deux ans après cet événement, à l’âge de 78 ans.

À 14h, je commence à lire mes notes sur un carnet mais je suis rapidement interrompu. Je décris le processus d’anesthésie de la patiente en détaillant les médicaments administrés.

À 12h55, l’audience est suspendue jusqu’à 14h. À 12h50, la défense n’a pas de questions supplémentaires. La cour est informée que le fils de Sylvie Gaillard se constitue partie civile dans le procès.

À 12h35, des contestations éclatent lorsqu’une déclaration de Frédéric Péchier est relue. Il nie avoir mentionné un produit spécifique, ce qui est remis en question par l’enquêteur. Une discussion houleuse s’ensuit.

À 12h25, l’avocat de Mme Varguet pose une question sur la vente de patientèle au Dr Buet, ce qui semble éloigné du sujet principal de l’audience. Je dis cela car on nous a affirmé le contraire pendant cette audience [en référence au Dr Péchier]. Aucune réaction, aucun lien avec le décès de Monique Varguet.

12h15 : Quinze minutes après avoir abordé le sujet, Christine de Curraize revient sur le mobile du crime. Elle cite le témoignage d’une infirmière de la clinique qui a déclaré aux enquêteurs : «Si un anesthésiste charismatique existait, c’était le Dr Buet. Il était rassembleur, très rassembleur. Et quand il est parti à la retraite, on a eu l’impression que l’ambiance entre les anesthésistes se détériorait. Tout le monde voulait prendre sa place de chef.»

12h10 : Avec cet argument qu’elle estime imparable, l’avocate générale écarte ensuite la responsabilité du Dr Buet en citant : «Un médecin qui demande une autopsie est sûr de lui, de son protocole, il cherche à comprendre et surtout, il n’a rien à cacher.» L’enquêteur hoche la tête en direction du ministère public.

12h05 : Christine de Curraize insiste sur le fait que le Dr Thevenet et le Dr Buet ont déclaré avoir été confrontés au seul décès inexpliqué de leur carrière dans le cas de Monique Varguet. Elle souligne également le nombre troublant de drames similaires survenus dans l’établissement. L’enquêteur acquiesce à cela.

12h : «Je vais commencer par ce par quoi vous avez terminé», rebondit l’avocate générale sur la question du mobile. «On aime comprendre les passages à l’acte, mais il faut que le criminel s’explique.» L’enquêteur convient sans savoir où le ministère public veut en venir.

11h45 : Après une longue déposition, Fabrice Charligny suggère le mobile présumé de cet empoisonnement : «Était-ce pour atteindre le leader ou écarter un anesthésiste vieillissant ?» L’enquêteur rappelle que le mobile n’a pas d’influence sur la constitution de l’infraction pénale.

11h35 : Une fois de plus, l’enquêteur mentionne la présence du Dr Péchier pendant la réanimation. L’accusé soupire et feuillette un dossier.

11h30 : «Étant donné l’impact psychologique de ce décès sur le Dr Buet, j’ai du mal à croire qu’il ait pu empoisonner son propre patient», aurait déclaré une infirmière. Une erreur médicale de sa part ? «Cette infirmière n’y pensait pas non plus» tant le Dr Buet lui semblait compétent, poursuit le directeur d’enquête.

11h20 : Le Dr Buet était convaincu de n’avoir commis aucune erreur dans son protocole ni d’avoir utilisé de mépivacaïne. Il n’entretenait pas de relations amicales avec l’accusé, mais ce dernier lui avait beaucoup apporté professionnellement.

11h10 : Le chirurgien de Mme Varguet, M. Cuche, a été interrogé par la police sept ans après les faits. Il a décrit l’opération comme étant sans problème mais ne se souvenait pas des personnes présentes lors de la réanimation.

11h05 : Le cas de Monique Varguet a été signalé aux enquêteurs par sa fille. Après sa plainte contre l’anesthésiste, une autopsie a été réalisée et a révélé la présence de mépivacaïne dans l’organisme de la défunte. La présence de cette substance était inhabituelle.» Le directeur d’enquête s’exclame alors : «Il était difficile de faire autrement, Maître !» When questioned, Dr. Péchier [at the time] replied that the establishment was performing more operations than usual, which could explain the recurring number of these events. A cette période, un grand nombre d’EIG, qui signifie «événements indésirables graves», surviennent dans ces deux établissements privés de soins, de manière excessive. With the collaboration of Sophie Courageot, deputy editor-in-chief, Morgane Hecky, digital editing manager, and the reporting teams present at the hearing.

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