Le rappeur Naps est jugé, dès ce lundi 16 février, par la cour criminelle départementale de Paris. Connu du grand public pour son tube «La kiffance», il est accusé d’avoir violé une jeune femme dans son sommeil. Les faits remonteraient à 2021. Le rappeur né en 1986 collabore régulièrement avec des stars du rap francophone comme Ninho, Gims, JuL ou encore Damso, et conteste les faits pour lesquels il doit comparaître. De son vrai nom Nabil Boukhobza, il doit être jugé dès ce 16 février, devant la cour criminelle départementale de Paris. En novembre 2024, le rappeur qui compte plus de trois millions d’abonnés sur YouTube avait publié sur ses réseaux sociaux un communiqué, depuis supprimé. Dans cette publication, il se disait «tarpin» (NDLR : très) «serein», niant «l’ensemble des accusations» et rappelant être «présumé innocent». L’affaire débute par une plainte en octobre 2021. Selon le parquet, une jeune femme, alors âgée de 20 ans, explique avoir passé la soirée dans une boîte de nuit du 9e arrondissement de Paris, «The Key». Elle y a été invitée par «un promoteur» avec deux amies. Ce qui permet à des femmes, sélectionnées, d’accéder gratuitement aux clubs de la capitale, sans contrepartie. Le rappeur Naps y est aussi, accompagné de son cousin et manager, d’un garde du corps, ainsi que d’un journaliste sportif et d’un ami de ce dernier. Conviées à leur table par le rappeur, les jeunes femmes assurent le rencontrer pour la première fois. Serveuse dans un restaurant, Emma (prénom modifié), alors en arrêt maladie, explique lors de son audition qu’elle ne se sentait pas en forme ce soir-là mais qu’elle s’était forcée à sortir pour se changer les idées. Vers 04 h 30 du matin, Nabil Boukhobza propose de prolonger la soirée dans son hôtel proche de la gare de Lyon. Après avoir consommé sur le trajet du cannabis, de l’alcool et du protoxyde d’azote, lors du trajet puis dans la chambre, celle-ci est «progressivement quittée par les amis du rappeur» qui se retrouve seul avec les trois jeunes femmes qui avaient été été priées de laisser leur téléphone à l’entrée. À partir de cet instant, les récits divergent. Sans se dévêtir, tous se couchent dans le même lit, épuisés par une nuit de fête. Emma décrit avoir alors été «dans les vapes», «entre le réveil et le sommeil», lorsqu’elle sent quelqu’un lui baisser ses sous-vêtements. Elle explique ensuite avoir été réveillée par la «douleur d’une pénétration vaginale» et avoir tenté de repousser le rappeur. Lorsqu’elles quittent l’hôtel vers 10 heures, Emma, mutique, est encouragée par une de ses amies à déposer plainte. Des traces d’ADN du rappeur sont retrouvées sur ses vêtements ainsi qu’une lésion au niveau de son hymen. Naps explique, quant à lui, aux enquêteurs qu’il s’agissait d’un rapport sexuel consenti puisque la jeune femme a «émis des gémissements de plaisir». La justice a toutefois estimé que la plaignante «était susceptible de ne pas être en état d’exprimer un consentement libre et éclairé» en raison notamment de «témoignages constants des deux témoins» sur le fait qu’elle dormait. Lors de l’annonce de son renvoi pour viol, l’avocat de Naps, Me Nabil Boudi, avait assuré qu’il se présenterait «à son procès en toute sérénité» et «avec le même état d’esprit qui était le sien pendant l’instruction». À quelques jours du procès, sa défense entend «prouver (qu’il) est innocent dans cette affaire» et réserve «ses commentaires et déclarations à la cour». De son côté, l’avocat de la plaignante, Me Jean-Baptiste Boué-Diacquenod, affirme : «Ma cliente est prête à soutenir devant la juridiction les faits de viol qu’elle a dénoncés, avec la même détermination que celle dont elle fait preuve depuis le dépôt de sa plainte.» Le verdict de ces quatre jours de procès est attendu jeudi 19 février. À noter que le rappeur a également été mis en examen en juillet 2024 dans le Var pour viols et agressions sexuelles. Trois jeunes femmes avaient alors porté plainte. Le rappeur Naps nie les accusations de viol et sera jugé le 16 février, malgré les démentis de l’homme de 40 ans.

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Depuis la publication des fichiers Epstein par le ministère de la Justice américain, fin janvier, de nombreuses images virales générées par intelligence artificielle sont relayées sur les réseaux sociaux. Elles peuvent laisser croire à tort qu’elles sont issues des documents mis en ligne. Le ministère de la Justice américain a publié une énorme quantité de documents liés à l’affaire du prédateur sexuel Jeffrey Epstein, vendredi 30 janvier. Pas moins de 180 000 photographies personnelles de l’homme d’affaires, saisies par les enquêteurs, ont ainsi été mises en ligne. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses images représentant le multimillionnaire en compagnie de personnalités connues, notamment des élus démocrates, sont relayées. Certaines sont générées par l’intelligence artificielle (IA), capable de reproduire le grain des vieilles photographies retrouvées chez le financier. Franceinfo démêle le vrai du faux. Une fausse photo de groupe devant une piscine avec des célébrités Alignées devant une piscine, villa luxueuse en arrière-plan, six personnalités américaines posent, le sourire aux lèvres, aux côtés de Jeffrey Epstein. Sur cette image figurent deux rappeurs américains, Jay-Z et P. Diddy, condamné à plus de quatre ans de prison pour violences sexuelles, en octobre dernier. Sont également présents Bill Gates, le cofondateur de Microsoft, les démocrates américains Hillary et Bill Clinton, ainsi que l’astrophysicien Stephen Hawking. «Une grande famille heureuse de pédophiles. Ces gens me rendent malade», est-il inscrit dans la description de ce tweet posté par un compte pro-Trump le 4 février et vu plus de 800 000 fois. Les noms de ces personnes figurent bien dans les Epstein Files, mais aucune photographie similaire n’a été retrouvée dans les documents publiés par le ministère de la Justice américain. Bill Clinton et Bill Gates apparaissent notamment plus de 2 000 fois dans les documents déclassifiés, mais aucun acte répréhensible n’a été identifié à ce stade. Bill Gates a affirmé, mercredi 4 février, «regretter chaque minute» passée avec Jeffrey Epstein, mais assure n’avoir rien à se reprocher. Bill Clinton affirme quant à lui depuis 2019 ne rien avoir su des actes criminels de Jeffrey Epstein. Le couple Clinton sera auditionné fin février par une commission du Congrès américain qui enquête sur l’affaire Epstein. La photographie a en réalité été générée par intelligence artificielle. Plusieurs aberrations visuelles sont perceptibles. Les mains ont un aspect étrange, une erreur courante dans les images générées par IA, comme le détaille le guide pour la détection d’images IA d’AI Forensics. La main droite de Stephen Hawking semble notamment comporter six doigts. Autre indice : seuls les corps de Jeffrey Epstein et Bill Gates se reflètent dans l’eau de la piscine. Jay-Z porte par ailleurs un tee-shirt sur lequel est plaquée l’inscription «Viper», du nom du compte parodique à l’origine de la première publication sur X de l’image, postée le surlendemain de la divulgation des Epstein Files. L’outil de détection d’IA de Google confirme par ailleurs que ces images ont été créées ou modifiées à l’aide de sa propre intelligence artificielle. De faux rituels occultes en compagnie des Clinton et de Bill Gates Ce n’est pas la seule fausse photographie ciblant le couple Clinton et Bill Gates. Certaines vont jusqu’à les mettre en scène avec Jeffrey Epstein dans un décor de rituel occulte, en référence aux théories complotistes accusant le pédocriminel de satanisme. Des images publiées sur X le 6 février et vues 1,8 million de fois les montrent vêtus de tuniques rouges. A l’arrière-plan, des corps sont enveloppés dans des linceuls blancs. Des boucs, allégorie de Satan, ont les yeux rivés sur l’objectif. Une autre image représente les quatre personnalités en train de célébrer un rite occulte. Alignées, elles lèvent les mains en l’air, face à un individu affublé d’une tunique noire. Des dizaines de personnes en tunique rouge, ainsi que d’autres bêtes cornues, les entourent. «Avons-nous besoin d’expliquer quoi que ce soit ?», est-il insinué dans la description de ces images. Sans surprise, ces photos sont également générées par intelligence artificielle. Le pseudo-horodatage figurant en bas de l’une des photos veut faire croire que la photographie aurait été prise le 26 octobre 2019. A cette date, Jeffrey Epstein était mort depuis plus de deux mois. Là encore, l’outil de détection IA de Google juge qu’il s’agit d’images générées par sa propre intelligence artificielle. Dans les commentaires, si certains utilisateurs s’indignent de l’usage de l’IA, d’autres doutent et demandent à Grok, l’IA du réseau social X, si les images sont réelles. Le compte à l’origine de la publication a relayé, le même jour, d’autres images générées par IA, faisant croire que Jeffrey Epstein, toujours vivant, aurait récemment été photographié en Israël. Un faux dîner avec un sénateur démocrate Attablés dans un restaurant chic, le sénateur démocrate Chuck Schumer, hilare, et Jeffrey Epstein prennent la pose. «Comment était le dîner @SenSchumer ? Je demande pour un ami», interroge l’autrice de la publication, postée le 3 février sur X et cumulant plus de 600 000 vues. Ce dîner n’a en réalité jamais eu lieu. L’image est, là aussi, générée par l’IA, indique l’outil de détection de Google. Quelques éléments suspects sont également visibles, comme un couteau anormalement long à l’arrière-plan, ou des couverts semblant s’entremêler de façon bizarre au premier plan. L’utilisatrice qui a posté cette image précise dans sa biographie être un compte parodique et conservateur. Le sénateur démocrate Chuck Schumer avait accusé l’administration Trump de mener «une opération de dissimulation» après le retard dans la publication des Epstein Files, en décembre dernier. Franceinfo a retrouvé l’image originale à l’aide d’un outil de recherche d’images inversées. Elle a été postée lundi 2 février par un compte parodique qui assume de poster des «vidéos et mèmes générés par IA». Cet internaute est à l’origine de nombreux autres fausses images concernant l’affaire Epstein, comme celles faisant croire que Mira Nair, la mère de Zohran Mamdani, maire de New York, aurait fréquenté Jeffrey Epstein. Ces images, devenues virales, ont également été générées par IA, comme l’a démontré l’Agence France-Presse (AFP). Un faux selfie souriant avec des jeunes femmes et le président israélien Un faux selfie généré par IA a été relayé par erreur par une journaliste du Times, lundi 9 février. Attention aux fausses images virales d’IA montrant des personnalités avec Jeffrey Epstein

Depuis la publication des fichiers Epstein par le ministère de la Justice américain, fin janvier, de nombreuses images générées par…

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La tournée médiatique de Gisèle Pelicot confirme son statut d’icône féministe mondiale, à trois jours de la sortie de son livre «Et la joie de vivre», prévu pour le 17 février dans 22 pays simultanément. Son visage est omniprésent, plus exposé que jamais. La septuagénaire affirme que son livre est un message d’espoir pour toutes les femmes traversant des périodes difficiles. Après des mois de silence médiatique, entrecoupés par le procès de l’accusé ayant fait appel, voici Gisèle Pelicot de retour sous les projecteurs. Sa tournée promotionnelle a débuté avec la publication des bonnes feuilles dans Le Monde, suivi d’une interview sur France 5. Elle est attendue dans d’autres émissions télévisées et radios, son visage ornant les couvertures des principaux magazines français. Selon Augustin Trapenard, cette tournée ne promeut pas seulement un livre, mais une cause. Gisèle Pelicot souhaite sensibiliser sur les violences sexuelles et les errances médicales. Son histoire a suscité un intérêt international, avec des médias du monde entier se battant pour décrocher une interview. Malgré un accrochage médiatique autour d’un podcast du New York Times, la sortie du livre est très attendue en 2026. Les médias internationaux ont réservé des interviews avec la survivante des viols de Mazan, confirmant ainsi son statut d’icône féministe mondiale. La promotion mondiale de Gisèle Pelicot renforce son statut d’icône féministe

A seulement trois jours de la sortie de son livre, «Et la joie de vivre», qui sera publié le 17…

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