Mercredi 4 mars, un collégien de 13 ans a poignardé un de ses camarades du même âge dans le collège Beauregard de la Rochelle.
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«S’occuper de la santé mentale de nos jeunes doit être une absolue priorité», affirme jeudi 5 mars auprès d’ICI La Rochelle Audrey Chanonat, principale du collège Élisée-Mounier de Cognac et secrétaire nationale du Syndicat des personnels de direction de l’Education nationale (le SNPDEN-Unsa). Mercredi matin, un collégien de 13 ans a porté des coups de couteau à un camarade du même âge dans le collège Beauregard de la Rochelle (Charente-Maritime).
«On alerte depuis plusieurs années sur le sujet», se désole cette principale. «On manque de personnels qui auraient pu accompagner cette situation, les repérer en amont. On n’en a plus assez dans les établissements scolaires aujourd’hui.» Selon elle, «plus de 50% des postes de médecins scolaires ne sont plus pourvus. Dans mon établissement, j’ai une psychologue de l’Education nationale, mais qui est présente une demie journée par semaine, et deux demies journées la semaine d’après. C’est très largement insuffisant», déclare la secrétaire nationale du SNPDEN-Unsa.
«Ce qui se passe se profile depuis maintenant plusieurs années», déplore Audrey Chanonat. «On essaie de sécuriser les établissements au maximum, par des fouilles de sacs, parfois par des portiques de sécurité, mais on ne pourra jamais transformer les établissements en bunkers, ce n’est pas possible», poursuit-elle, ajoutant qu’«un Opinel, puisqu’il a l’air de s’agir de ça, peut évidemment nous échapper extrêmement facilement.»
Les raisons derrière son acte restent encore inconnues. On ne sait pas encore pourquoi il a agi de cette façon.
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