Les Iraniens étaient-ils réellement à «une semaine» d’obtenir l’arme nucléaire, comme l’ont affirmé les Américains ?


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C’est l’argument principal avancé par les Américains et les Israéliens pour justifier la guerre : la nucléaire iranien. Où en est leur programme d’enrichissement ? Le site de Natanz a été frappé par des raids mardi 3 mars. A-t-il été impacté par la guerre ? France Télévisions a enquêté.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Que reste-t-il du programme nucléaire iranien après six jours de guerre ? Et représente-t-il une menace ? Un constat d’abord. Les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique ne sont plus sur place pour contrôler ou renseigner. Ils sont partis depuis juin 2025, depuis la première campagne de frappes israélo-américaine. À ce moment-là, trois sites avaient été touchés : Ispahan, Natanz et Fordo.

Rappelez-vous de ce que disait à l’époque le président américain, assez sûr de lui : «Les installations nucléaires iraniennes ont été complètement anéanties.» Les images satellites montraient, à l’époque, par exemple, le complexe disparaissant avant les frappes le 16 juin : après les bombardements, il apparaît largement détruit.

Cela signifie que pour régler la question, un accord sera nécessaire», souligne David Rigoulet-Roze, spécialiste de l’Iran et chercheur à l’Institut Français d’Analyse Stratégique.

Malgré les frappes décidées par Donald Trump sur des sites nucléaires en Iran, il est important de se demander où en est réellement le programme nucléaire du pays. L’usine souterraine d’enrichissement de Natanz a été particulièrement visée.

Cependant, il est crucial de se demander quel est l’état actuel du programme nucléaire iranien après plusieurs jours de guerre, et s’il représente encore une menace. En l’absence des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique sur le terrain depuis leur départ en juin 2025, la situation est difficile à évaluer. Lors de la première campagne de frappes israélo-américaine, trois sites avaient été touchés : Ispahan, Natanz et Fordo.

Les déclarations passées du président américain affirmant que les installations nucléaires iraniennes avaient été «complètement anéanties» semblent être en contradiction avec les récentes alertes d’urgence concernant la possible obtention imminente de matériaux nécessaires à l’arme nucléaire par l’Iran. Les experts s’accordent cependant à dire que les Iraniens n’étaient pas si près de posséder une bombe nucléaire fonctionnelle qui aurait pu être utilisée contre l’Arabie Saoudite ou Israël.

La question demeure sur les activités secrètes potentielles des Iraniens, notamment concernant le déplacement de matériel sur le site de Fordo en juin dernier. La quantité d’uranium enrichi et les capacités actuelles en centrifugeuses sont des éléments clés pour évaluer le réel danger d’un programme nucléaire iranien. Malgré les tentatives de destruction des infrastructures par les Américains, il est clair que les Iraniens disposent d’un acquis nucléaire qu’il sera difficile d’effacer totalement sans un accord international.

En fin de compte, la question du programme nucléaire iranien reste complexe et sujette à de multiples interprétations. Les nouvelles frappes sur des sites nucléaires en Iran ne font que souligner l’urgence de trouver une solution diplomatique pour régler cette question délicate et éviter une escalade militaire qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la région et le monde entier. David Rigoulet-Roze, spécialiste de l’Iran et chercheur à l’Institut Français d’Analyse Stratégique, souligne : «Pour régler la question, il faudra un accord.» Malgré cela, les nouvelles frappes décidées par Donald Trump visent à nouveau des sites nucléaires, tels que l’usine souterraine d’enrichissement de Natanz.

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