Avec la reconnaissance de catastrophe naturelle, les sinistrés de Bergerac peuvent enfin envisager des travaux

Trois semaines après les intempéries et inondations qui ont touché le Sud Ouest, 55 communes de Dordogne ont été reconnues en état de catastrophe naturelle. Au nord de Bergerac, là où le Caudeau a débordé, cette reconnaissance est vécue comme un soulagement, face à l’ampleur des dégâts.

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Dans les cours et jardins, les déchets détrempés s’amoncellent, prêts à être évacués vers la déchetterie. Une partie des objets et du mobilier de ces familles sinistrées par les inondations sont irrécupérables. C’est la conséquence des inondations dues aux débordements du Caudeau. Ce ruisseau, long de 38 kilomètres, prend sa source au nord de Sainte-Alvère et descend jusqu’à Bergerac avant de se jeter dans la Dordogne. Il y a trois semaines, il est sorti de son lit et a inondé plusieurs quartiers de Bergerac. Trois semaines durant lesquelles l’eau s’est infiltrée partout, a investi les maisons et les caves.

Pour certains sinistrès, les pertes d’objets ou de documents sont irremplaçables.© France 3 Aquitaine

Pour Marie-Thérèse Loiseau et son conjoint, qui font partie de la centaine de sinistrés recensés par la mairie, l’heure est au bilan. Il était primordial pour eux que la commune soit reconnue en état de catastrophe naturelle. «Tous les meubles à changer, les revêtements à refaire, les peintures et tout ce qu’on a perdu, les draps… Je n’arriverais pas à dire ce que ça représente financièrement».

C’est un soulagement, même si notre assurance était compréhensive. Ils attendaient l’arrêté.

Marie-Thérèse Loiseau

Sinistrée

Certaines collections pourront être sauvées, d’autres non.© France 3 Aquitaine

En revanche, pour ces collectionneurs, il n’y aura pas de retour en arrière possible.

Dans ces inondations, de nombreux objets de collection, livres anciens et souvenirs d’enfance ont été perdus, des choses précieuses qui n’ont pas de prix selon elle. Malgré cela, on garde une perspective positive, car cette reconnaissance permettra une indemnisation plus rapide pour commencer les travaux de réparation, en commençant par la maison elle-même. Les murs et la structure des maisons ont été endommagés par l’eau, nécessitant un assèchement des plâtres et des murs. Les travaux d’assainissement du logement devraient prendre au moins trois mois, avec des frais pris en charge par les assurances après la déclaration de catastrophe naturelle de Bergerac et des 54 autres communes de Dordogne.

Cette déclaration a été demandée par la commune de Bergerac, qui a elle-même subi des dommages évalués à près de 100 000 euros sur l’espace public. Les crues répétées ont également augmenté les frais d’assurance pour les communes, financés par une taxe catastrophe naturelle prélevée sur les contrats d’assurance. Au niveau national, les intempéries de février ont coûté près d’un milliard d’euros aux assurances.

Un arrêté établit les communes de Dordogne bénéficiant de la reconnaissance en état de catastrophe naturelle depuis le 3 mars. Cette reconnaissance devrait faciliter les indemnisations, avec un délai limité pour les assurances. Cependant, une franchise de 380 euros reste imposée et il est important de vérifier si la garantie catastrophe naturelle est incluse dans son contrat d’assurance. Cependant, cette situation n’est pas toujours applicable aux véhicules, notamment ceux assurés «au tiers». Ils attendaient impatiemment l’arrêté. – Marie-Thérèse Loiseau, Sinistrée Trois semaines après les intempéries et inondations qui ont touché le Sud Ouest, 55 communes de Dordogne ont été reconnues en état de catastrophe naturelle. Au nord de Bergerac, là où le Caudeau a débordé, cette reconnaissance est vécue comme un soulagement, face à l’ampleur des dégâts.

Dans les cours et jardins, les déchets détrempés s’amoncellent, prêts à être évacués vers la déchetterie. Une partie des objets et du mobilier de ces familles sinistrées par les inondations, sont irrécupérables. C’est la conséquence des inondations dues aux débordements du Caudeau. Ce ruisseau, long de 38 kilomètres, prend sa source au nord de Sainte-Alvère et descend jusqu’à Bergerac avant de se jeter dans la Dordogne. Il y a trois semaines, il est sorti de son lit et a inondé plusieurs quartiers de Bergerac.

En février dernier, à l’échelle nationale, les intempéries auront coûté près d’un milliard d’euros aux assurances. Et cette tendance devrait certainement augmenter dans les années à venir.

Depuis le 3 mars, un arrêté établit les communes de Dordogne qui pourront se prévaloir de cette reconnaissance en état de catastrophe naturelle. La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour une commune devrait faciliter les indemnisations car le délai de retours des assurances est limité. Les sinistrés doivent recevoir dans les deux mois une provision pour pouvoir engager leurs travaux de réparation. Ils doivent recevoir les restants de l’indemnisation annoncée dans les trois mois. Mais la reconnaissance de catastrophe naturelle ne garantit pas un remboursement intégral. Une franchise de 380 euros reste imposée.

Il est également essentiel de vérifier si la «garantie catastrophe naturelle» est indiquée dans son contrat d’assurance. Cette garantie est incluse aujourd’hui dans tous les contrats d’assurance multirisques habitation. Cependant, ce n’est pas forcément le cas pour les véhicules, par exemple, assurés «au tiers».

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