À l’issue de trois semaines de procès, le parquet général a requis dix-huit ans de réclusion criminelle contre l’islamologue, jugé en son absence pour viols et viol sur personne vulnérable à la cour criminelle départementale de Paris, dans le cadre d’une affaire emblématique du mouvement #MeToo. En plus de la peine de réclusion, l’avocat général a demandé l’interdiction définitive du territoire français, une mesure de suivi socio-judiciaire, une peine d’inéligibilité de dix ans et l’inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. Le procès de l’islamologue a débuté le 2 mars mais il ne s’est pas présenté à l’audience. Ses avocats ont invoqué une hospitalisation à Genève en raison d’une poussée de sclérose en plaques. Malgré un rapport médical concluant à la stabilité de sa maladie, la présidente de la cour a décidé de le juger par défaut, avec un mandat d’arrêt à son encontre. Ses avocats ont quitté la salle d’audience, dénonçant une «parodie de justice». Au vu de la situation, la défense a déjà annoncé qu’elle ferait opposition au verdict en cas de condamnation. Réclusion criminelle de 18 ans requise contre l’islamologue jugé en son absence pour viols

L’avocat général a également requis l’interdiction définitive du territoire français, une mesure de suivi socio-judiciaire, une peine d’inéligibilité de dix ans et l’inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.


Publié



Mis à jour



Temps de lecture : 4min



Tariq Ramadan, le 27 mai 2024 à Genève (Suisse). (FABRICE COFFRINI / AFP)

A l’issue de trois semaines de procès, les réquisitions dans l’une des affaires emblématiques du mouvement #MeToo ont été prononcées, mardi 24 mars. Dix-huit ans de réclusion ont été requis contre l’islamologue, jugé par défaut pour viols et viol sur personne vulnérable à la cour criminelle départementale de Paris, annonce le parquet général.

L’avocat général a également requis contre l’islamologue, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, une interdiction définitive du territoire français et une mesure de suivi socio-judiciaire impliquant une interdiction d’entrer en contact avec les victimes et de réaliser toute œuvre visuelle ou littéraire concernant les faits. Une peine d’inéligibilité de dix ans a en outre été demandée, tout comme l’inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.

Contacté par franceinfo, Ouadie Elhamamouchi, l’un des avocats de l’ex-conférencier star, parle de «réquisitions iniques et totalement déconnectées du dossier, encouragées par l’absence de défense de Tariq Ramadan». De son côté, Sarah Mauger-Poliak, qui représente Henda Ayari, l’une des victimes, considère que «le procès s’est déroulé de manière exemplaire» même si elle «déplore l’absence de l’accusé». «L’essentiel des témoins de la défense a été entendu et tous les arguments de la défense ont été scrupuleusement étudiés par la cour et le ministère public», ajoute l’avocate. .

Le procès de Tariq Ramadan a débuté le 2 mars, mais il ne s’est pas présenté à l’audience. Ses avocats ont alors expliqué qu’il avait été hospitalisé deux jours auparavant à Genève, en Suisse, en raison selon eux d’une «poussée» de sclérose en plaques.

La présidente de la cour criminelle, Corinne Goetzmann, a donc ordonné une expertise médicale sur pièces à deux neurologues désignés pour évaluer son état de santé, afin de décider d’un renvoi ou non du procès à une date ultérieure. Dans ce rapport, les experts ont conclu à la «stabilité de la sclérose en plaques» dont souffre l’islamologue depuis plusieurs années, «sans signe de poussée récente», et ont estimé qu’il pouvait donc comparaître devant la cour criminelle.

La présidente a alors rejeté la demande de renvoi du procès et décidé que l’accusé de 63 ans serait jugé par défaut, et à huis clos comme le demandait une partie civile. Elle a, par ailleurs, indiqué qu’un mandat d’arrêt, «à exécution et diffusion immédiate», était délivré à son encontre. Ses quatre avocats ont quitté la salle d’audience, estimant qu’ils ne pouvaient défendre leur client dans cette «parodie de justice».

Ouadie Elhamamouchi précise à franceinfo ce mardi que son client est de nouveau hospitalisé, mais en psychiatrie cette fois-ci, confirmant des informations du Parisien. «Le monde entier aura vu l’acharnement sur la personne de Tariq Ramadan. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Et jamais cet adage n’aura été aussi vrai en matière de justice», déplore l’avocat, qui a d’ores et déjà fait savoir qu’en cas de condamnation, la défense ferait opposition au verdict, comme le prévoit la procédure de défaut criminel, lorsqu’un accusé est condamné sans avoir assisté à l’audience.

Un deuxième procès devra donc être organisé, avant un éventuel troisième, en cas d’appel. L’avocat général a également requis l’interdiction définitive du territoire français, une mesure de suivi socio-judiciaire, une peine d’inéligibilité de dix ans et l’inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. A l’issue de trois semaines de procès, les réquisitions dans l’une des affaires emblématiques du mouvement #MeToo ont été prononcées, mardi 24 mars. Dix-huit ans de réclusion ont été requis contre l’islamologue, jugé par défaut pour viols et viol sur personne vulnérable à la cour criminelle départementale de Paris, annonce le parquet général. Contacté par franceinfo, Ouadie Elhamamouchi, l’un des avocats de l’ex-conférencier star, parle de «réquisitions iniques et totalement déconnectées du dossier, encouragées par l’absence de défense de Tariq Ramadan». De son côté, Sarah Mauger-Poliak, qui représente Henda Ayari, l’une des victimes, considère que «le procès s’est déroulé de manière exemplaire» même si elle «déplore l’absence de l’accusé».

L’avocat déplore que jamais cet adage n’ait été aussi vrai en matière de justice. Il a déjà annoncé que si la défense est condamnée, elle fera opposition au verdict conformément à la procédure de défaut criminel. Cela signifie qu’un deuxième procès devra être organisé, et éventuellement un troisième en cas d’appel, car l’accusé a été condamné sans avoir assisté à l’audience.

L’avocat général a requis contre l’islamologue une peine de dix-huit ans de réclusion, ainsi que d’autres mesures telles qu’une interdiction définitive du territoire français, un suivi socio-judiciaire, une peine d’inéligibilité de dix ans et son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.

Après trois semaines de procès, les réquisitions dans une affaire emblématique du mouvement #MeToo ont été prononcées. L’islamologue a été jugé par défaut pour viols et viol sur personne vulnérable à la cour criminelle départementale de Paris. L’avocat général a également demandé des mesures strictes concernant le comportement de l’accusé en cas de condamnation.

Les avocats de Tariq Ramadan ont critiqué les réquisitions, les qualifiant d’injustes et déconnectées du dossier en raison de l’absence de défense de leur client. D’un autre côté, l’avocate représentant l’une des victimes a salué le déroulement exemplaire du procès malgré l’absence de l’accusé. Elle a souligné que tous les arguments de la défense ont été pris en compte par la cour et le ministère public.

Le procès de Tariq Ramadan a débuté le 2 mars, mais il n’était pas présent à l’audience. Ses avocats ont expliqué qu’il avait été hospitalisé à Genève en raison d’une poussée de sclérose en plaques. Une expertise médicale a été ordonnée pour évaluer son état de santé et décider du renvoi ou non du procès à une date ultérieure.

Dans ce rapport, les experts ont conclu que l’islamologue souffrant de sclérose en plaques depuis plusieurs années est stable, sans signe de poussée récente, et qu’il pouvait comparaître devant la cour criminelle.

La présidente a rejeté la demande de renvoi du procès et a décidé que l’accusé de 63 ans serait jugé par défaut, à huis clos comme demandé par une partie civile. Un mandat d’arrêt, avec exécution et diffusion immédiate, a été délivré à son encontre. Ses quatre avocats ont quitté la salle d’audience, considérant qu’ils ne pouvaient pas défendre leur client dans cette parodie de justice.

L’avocat Ouadie Elhamamouchi a confirmé que son client était de nouveau hospitalisé, cette fois en psychiatrie. Il déplore l’acharnement sur la personne de Tariq Ramadan et envisage de faire opposition au verdict en cas de condamnation, conformément à la procédure de défaut criminel. Cela entraînerait l’organisation d’un deuxième procès, suivi éventuellement d’un troisième en cas d’appel.

SOURCE

Deja una respuesta

Tu dirección de correo electrónico no será publicada. Los campos obligatorios están marcados con *