Le procès de la loge Athanor s’ouvre devant la cour d’assises de Paris


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Le procès hors norme de la loge Athanor s’ouvre ce lundi 30 mars devant la cour d’assises de Paris… Dans le viseur de ces barbouzes, une cheffe d’entreprise, un syndicaliste ou encore un ancien pilote de rallye retrouvé mort.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


Deux ex-militaires de la DGSE, les services de renseignement extérieur français, Carl E. et Pierre B., agissaient sous leurs noms de code «Adélar» et «Dagomar». Un ancien policier, spécialiste des faux papiers, ou encore un couple d’entrepreneurs, qui auraient voulu éliminer un syndicaliste, au total, 22 personnes sont soupçonnées d’avoir commandité ou organisé des contrats. Ils sont renvoyées devant les assises, la plupart sans aucun antécédent judiciaire.

Une cheffe d’entreprise était l’une des cibles. Elle a échappé in extremis à une tentative de meurtre. «Un matin, effectivement, on a essayé de me tuer. C’était impressionnant, le dispositif qu’il y avait ce jour-là pour essayer de me tuer», se souvient Marie-Hélène Dini, cheffe d’entreprise dans le domaine de la formation. Deux hommes armés l’attendaient devant chez elle, dans une voiture. Deux membres de la DGSE qui la prenaient, disent-ils, pour une espionne du Mossad et croyaient être missionnés par l’État. La réalité est tout autre. L’un des concurrents de Marie-Hélène Dini aurait payé 70 000 euros pour la faire supprimer. Ce concurrent est l’un des responsables d’une loge de francs-maçons dans les Hauts-de-Seine, une loge baptisée Athanor qui, peu à peu, se transforme en officine du crime : espionnage industriel, passage à tabac, tentative d’assassinat et même un meurtre.

Au total, 26 faits criminels sont retenus par la justice.

Le procès hors norme de la loge Athanor s’ouvre ce lundi 30 mars devant la cour d’assises de Paris. Dans le viseur de ces barbouzes, une cheffe d’entreprise, un syndicaliste ou encore un ancien pilote de rallye retrouvé mort. Deux ex-militaires de la DGSE, les services de renseignement extérieur français, Carl E. et Pierre B., agissaient sous leurs noms de code «Adélar» et «Dagomar». Un ancien policier, spécialiste des faux papiers, ou encore un couple d’entrepreneurs, qui auraient voulu éliminer un syndicaliste, au total, 22 personnes sont soupçonnées d’avoir commandité ou organisé des contrats. Ils sont renvoyés devant les assises, la plupart sans aucun antécédent judiciaire.

Une cheffe d’entreprise était l’une des cibles. Elle a échappé in extremis à une tentative de meurtre. «Un matin, effectivement, on a essayé de me tuer. C’était impressionnant, le dispositif qu’il y avait ce jour-là pour essayer de me tuer», se souvient Marie-Hélène Dini, cheffe d’entreprise dans le domaine de la formation. Deux hommes armés l’attendaient devant chez elle, dans une voiture. Deux membres de la DGSE qui la prenaient, disent-ils, pour une espionne du Mossad et croyaient être missionnés par l’État. La réalité est tout autre. L’un des concurrents de Marie-Hélène Dini aurait payé 70 000 euros pour la faire supprimer. Ce concurrent est l’un des responsables d’une loge de francs-maçons dans les Hauts-de-Seine, une loge baptisée Athanor qui, peu à peu, se transforme en officine du crime : espionnage industriel, passage à tabac, tentative d’assassinat et même un meurtre.

Au total, 26 faits criminels sont retenus par la justice. «C’est une affaire de barbouzes, de loges de francs-maçons qui ont commandité des méfaits avec parfois des aboutissements jusqu’à un assassinat», commente Me Sandrine Pégand, avocate de la famille d’une victime. Un assassinat, celui d’un pilote automobile doué mais endetté, Laurent Pasquali. L’homme est tué froidement dans son parking puis enterré à 500 km de Paris, quelque part en Auvergne, dans un bois. Comment des agents de l’État, des membres des services secrets, ont-ils pu être impliqués dans de tels méfaits ? Les avocats de la défense comptent bien remettre en cause les procédures de contrôle au sein de la DGSE. «Ce procès est l’occasion assez unique dans l’histoire de notre République de questionner le fonctionnement et le contrôle de la DGSE sur ces agents qui opèrent en France ou à l’étranger», partage Me Romain Ruiz, avocat de l’un des militaires de la DGSE. Au terme du procès, les principaux accusés risquent la réclusion criminelle à perpétuité.

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