Chaos causé par les rassemblements d’adolescents au Royaume-Uni


Publié



Mis à jour



Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

En Grandre-Bretagne, les services de sécurité s’inquiètent de ces rassemblements d’enfants au cœur des villes lancés depuis quelques semaines via les réseaux sociaux. Le phénomène baptisé «Link Up» a deux facettes : d’un côté, des attroupements plutôt bon enfant, de l’autre, des scènes de violence et de pillages de magasins ainsi que des affrontements avec la police.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Des cris, des sirènes de police et des centaines d’adolescents dans cette rue commerçante du sud de Londres (Angleterre). La situation est telle que la circulation est bloquée et les policiers complètement dépassés. Des scènes de chaos observées dans plusieurs villes du Royaume-Uni en seulement quelques jours. Il y a d’abord eu Birmingham, fin mars, Londres, puis Milton Keynes ou encore Brighton, jeudi 9 avril.

Ces rassemblements qui dégénèrent sont le résultat d’appels lancés sur les réseaux sociaux pour se retrouver et traîner ensemble. Leur nom, Link Up, est bien connu des jeunes Londoniens. «Sur les réseaux sociaux, ils disent de venir à tel endroit», explique un jeune londonien. «Ils donnent une date, ils disent : «Ramenez vos produits illicites», ajoute un autre.

Dans un quartier de la capitale britannique, un gérant d’un snack en a été le témoin direct. Son établissement a été envahi la semaine dernière. «Entre 70 et 80 adolescents sont entrés. On commençait à crier et à être agressifs», raconte Sheikh Awais. Dans la rue, d’autres commerces ont été saccagés, pillés, notamment des supermarchés. En Grande-Bretagne, les autorités de sécurité sont préoccupées par les rassemblements d’enfants qui prennent place au cœur des villes depuis quelques semaines, organisés via les réseaux sociaux. Ce phénomène, appelé «Link Up», présente deux aspects distincts : d’un côté, des regroupements plutôt innocents, et de l’autre, des scènes de violence, de pillages de magasins et d’affrontements avec les forces de l’ordre.

Des cris, des sirènes de police et des centaines d’adolescents envahissent les rues commerçantes du sud de Londres, plongeant la situation dans le chaos. Ces scènes se répètent dans plusieurs villes du Royaume-Uni en l’espace de quelques jours, de Birmingham à Londres, en passant par Milton Keynes et Brighton.

Ces rassemblements qui dégénèrent sont le résultat d’appels lancés sur les réseaux sociaux pour se retrouver et traîner ensemble. Le nom «Link Up» est bien connu des jeunes Londoniens, qui suivent les instructions données en ligne. Certains appellent même à apporter des produits illicites lors de ces rencontres.

Un gérant de snack à Londres a été témoin de ces événements, son établissement ayant été envahi par 70 à 80 adolescents la semaine précédente. D’autres commerces ont également été saccagés et pillés, y compris des supermarchés. La police est intervenue pour disperser la foule dans certains cas.

Dans un magasin où des images ont été capturées en caméra discrète, une employée exprime son incompréhension face à ces actes. Elle se sent menacée sur son lieu de travail, où elle devrait normalement se sentir en sécurité. De nombreux Britanniques sont préoccupés par cette tendance, qui rappelle des incidents similaires observés aux États-Unis.

La sphère politique, de gauche à droite, s’indigne de ces rassemblements. Le leader d’extrême droite, Nigel Farage, utilise même ces événements pour renforcer sa théorie selon laquelle le Royaume-Uni serait en proie à un effondrement social, un argument clé de sa campagne politique.

La situation suscite des inquiétudes au sein de la société britannique, alors que ces rassemblements se multiplient et débouchent sur des actes de violence et de vandalisme. La jeunesse actuelle est au cœur de ces préoccupations, alors que certains semblent trouver refuge dans des comportements destructeurs et irrespectueux, peut-être influencés par la culture d’Internet.

SOURCE

Deja una respuesta

Tu dirección de correo electrónico no será publicada. Los campos obligatorios están marcados con *