Le problème, c’est qu’on va avoir des charges et on se demande comment on va passer l’année.»
Et ce n’est pas la seule source d’inquiétude pour les agriculteurs. Céréalier dans l’Oise, Arthur Portier regarde d’un œil inquiet son stock d’engrais. «Ici, nous avons des livraisons d’ammonitrate 33,5. Je les ai achetées au mois de juillet 2025», détaille l’agriculteur.
La suspension du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz fait grimper leur prix. Trente pour cent du commerce mondial des engrais transitent par cette zone. Arthur Portier, agriculteur et consultant sur les matières premières agricoles pour Argus Media, précise : «Comme le gaz a augmenté, c’est la matière première principale pour produire les engrais azotés et notamment l’ammoniac, alors on observe une hausse de la tonne de l’ordre de 40 à 50, voire 60 euros la tonne.»
Des produits qui pourraient même venir à manquer. Résultat : dans les champs de blé, les pertes risquent de s’accentuer. Arthur Portier n’exclut pas de renoncer à certaines cultures dans les prochains mois, comme il le raconte : «Il restera une solution : c’est d’arrêter de produire. On ne saura pas évidemment ce que l’on va gagner. On ne gagnera presque rien, mais on sait que l’on ne perdra pas, tout simplement parce qu’on investira moins à l’hectare.»
Moins de céréales, moins de blé, c’est aussi un risque pour les consommateurs de voir le prix des pâtes ou des farines, par exemple, augmenter si les tensions perdurent.
Liste non exhaustive
La situation actuelle préoccupe les agriculteurs français qui font face à des défis majeurs. Avec la guerre en cours au Moyen-Orient, les prix du carburant et des engrais ont considérablement augmenté, mettant ainsi une pression financière sur les exploitants agricoles.
Francis Politano, un céréalier en Haute-Garonne, témoigne de l’impact direct sur ses activités, notamment en ce qui concerne le coût du carburant. Il déplore une hausse de 30 centimes par litre de GNR, ce qui se traduit par une augmentation significative de ses dépenses. Malgré cette situation, il est contraint de continuer à payer ces coûts supplémentaires sans pouvoir répercuter ces augmentations sur les prix de ses produits.
De même, Arthur Portier, un céréalier dans l’Oise, est confronté à des préoccupations similaires concernant l’approvisionnement en engrais. La suspension du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a entraîné une augmentation des prix des engrais, en raison de la dépendance de trente pour cent du commerce mondial des engrais à cette zone. Cette situation met en péril la rentabilité des exploitations agricoles et pourrait même conduire à une diminution de la production de céréales, comme le blé.
Face à ces défis, certains agriculteurs envisagent de réduire leurs semis et même d’abandonner certaines cultures pour limiter leurs pertes financières. Cette décision aura un impact direct sur l’offre de céréales, ce qui pourrait se traduire par une augmentation des prix pour les consommateurs, notamment pour des produits tels que les pâtes ou les farines.
En conclusion, la conjoncture actuelle met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les agriculteurs français, qui doivent faire face à des coûts supplémentaires et à des incertitudes en matière d’approvisionnement. Ces défis pourraient avoir des répercussions sur la production agricole et sur les prix des denrées alimentaires, mettant ainsi en péril la stabilité économique du secteur agricole. Can you please rephrase this sentence?
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