«L’intervention militaire se décide toujours souverainement», insiste la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées.
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Une intervention de la France «avec des moyens armés dans le détroit d’Ormuz est évidemment hors de question«, confirme mercredi 18 mars sur France Inter Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées. Donald Trump fait pression sur les pays alliés pour qu’ils aident les États-Unis à sécuriser le détroit, en pleine guerre contre l’Iran.
Le président américain a essuyé le refus de la France, Emmanuel Macron martelant mardi qu’il était hors de question pour la France de s’engager dans ces opérations «dans le contexte actuel» de «bombardements» mais qu’une fois la situation redevenue «plus calme«, elle pourrait participer à des «escortes» de navires dans ce passage stratégique pour l’économie mondiale.
«L’intervention militaire, l’emploi de la force, se décide toujours souverainement», souligne Alice Rufo. Même si la «reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime établie» dans le détroit d’Ormuz représentent «un intérêt mondial«, il est «hors de question» de participer «à une intervention avec des moyens armés«, dit-elle. «Ce serait participer à l’offensive. Or, nous n’avons pas choisi la guerre menée par Israël et les États-Unis, donc il n’y a pas de raison d’y participer«, explique la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées.
En revanche, la France «ne reste pas inactive pour autant«, relève-t-elle, puisqu’elle procède à «un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en mer Rouge«, et «travaille avec des partenaires d’Indo-Pacifique, en particulier l’Inde, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime puisse revenir«.
Le porte-avions Charles-de-Gaulle se trouve, par exemple, «en Méditerranée orientale, placé en soutien à nos partenaires, notamment Chypre«, et d’autres navires sont déployés en mer Rouge pour «permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes», dans le cadre d’une opération de l’Union européenne. Des moyens qui permettent à la France de se défendre, car «c’est puissant quand la France se déploie, c’est dissuasif quand la France se déploie«, assure la ministre déléguée.














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