Après le report de l’ultimatum de Donald Trump, la presse iranienne montre des signes de crainte et de méfiance. Les médias iraniens, qu’ils soient proches des Gardiens de la révolution ou non, expriment majoritairement des inquiétudes concernant ce report, tandis que de nouvelles voix se font entendre sur la question du traité de non-prolifération nucléaire. Iranian Press Reacts to Trump’s Ultimatum Delay with Fear and Mistrust

Les médias iraniens, proches des Gardiens de la révolution ou non, voient en majorité d’un mauvais œil le report de l’ultimatum du président américain tandis que nouvelles voix se font entendre concernant le traité de non-prolifération nucléaire.


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Temps de lecture : 3min



Une femme lisant une caricature de presse tirée du journal proche du pouvoir officiel, Javan, le 25 mars 2026 à Téhéran. (AFP)

Donald Trump repousse une fois de plus son ultimatum. L’Iran a désormais jusqu’au 6 avril avant que le président américain ne mette à exécution ses menaces afin de s’attaquer aux installations énergétiques du pays. Ce temps diplomatique intervient alors que les deux parties échangent leurs conditions par l’intermédiaire du Pakistan.

En Iran, ce sursis appelle toutefois à la méfiance dans la presse officielle. Le quotidien Javan, proche des Gardiens de la révolution, qualifie le président américain de «menteur raté et déshonoré». Le média estime que Donald Trump, comme autrefois, entend frapper l’Iran sous couvert de négociations et gagner du temps afin de déployer ses troupes supplémentaires. Cette suspicion fait en effet écho à la guerre des 12 jours en juin 2025 et à celle en cours tandis que des pourparlers étaient en cours.

Le tableau n’est pas entièrement noir du côté de la presse iranienne, le journal Javan se réjouissant de voir le détroit d’Ormuz entre les mains de l’Iran. Ce passage maritime stratégique reste même fermé aux navires ennemis où trois porte containers ont ainsi été contraints de faire demi-tour, abondent les Gardiens sur leur site Sepah news.

La télévision d’Etat a également accordé la parole à un commentateur conservateur affirmant représenter l’opinion publique et encourageant le pays à développer ou acquérir une arme nucléaire.

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Les médias iraniens, proches des Gardiens de la révolution ou non, voient en majorité d’un mauvais œil le report de l’ultimatum du président américain tandis que nouvelles voix se font entendre concernant le traité de non-prolifération nucléaire.


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Une femme lisant une caricature de presse tirée du journal proche du pouvoir officiel, Javan, le 25 mars 2026 à Téhéran. (AFP)

Une femme lisant une caricature de presse tirée du journal proche du pouvoir officiel, Javan, le 25 mars 2026 à Téhéran. (AFP)

Donald Trump repousse une fois de plus son ultimatum. L’Iran a désormais jusqu’au 6 avril avant que le président américain ne mette à exécution ses menaces afin de s’attaquer aux installations énergétiques du pays. Ce temps diplomatique intervient alors que les deux parties échangent leurs conditions par l’intermédiaire du Pakistan.

En Iran, ce sursis appelle toutefois à la méfiance dans la presse officielle. Le quotidien Javan, proche des Gardiens de la révolution, qualifie le président américain de «menteur raté et déshonoré». Le média estime que Donald Trump, comme autrefois, entend frapper l’Iran sous couvert de négociations et gagner du temps afin de déployer ses troupes supplémentaires. Cette suspicion fait en effet écho à la guerre des 12 jours en juin 2025 et à celle en cours tandis que des pourparlers étaient en cours.

Le tableau n’est pas entièrement noir du côté de la presse iranienne, le journal Javan se réjouissant de voir le détroit d’Ormuz entre les mains de l’Iran. Ce passage maritime stratégique reste même fermé aux navires ennemis où trois porte containers ont ainsi été contraints de faire demi-tour, abondent les Gardiens sur leur site Sepah news.

Chine, Russie, Inde, Pakistan, Irak… La liste des pays autorisés à transiter sur le détroit se dessine. Même si le gouvernement iranien ne manque pas de fixer ses conditions : deux containers chinois ont été obligés de rebrousser chemin en raison de leur provenance ou destination vers des ports liés à «l’ennemi».

Ce scepticisme face aux annonces de Donald Trump reste largement partagé au-delà des organes de presse des Gardiens de la révolution puisque le Teheran Times écrit ainsi que «Donald Trump déguise la coercition sous les habits de la diplomatie». Jusque dans les titres les plus réformateurs, les doutes fusent quant à une issue diplomatique du conflit, à l’image du quotidien Shargh. Celui-ci note les positions maximalistes des deux parties mais redoute que ce ne soit qu’un prélude à une escalade du conflit et met en garde les Etats-Unis contre «le bourbier dans lequel elle s’enliserait si elle voulait intensifier la guerre».

Des voix s’élèvent même publiquement en Iran afin d’exhorter le régime à quitter le traité de non-prolifération nucléaire (TNP), voire à tout faire pour disposer de l’arme atomique. Cette prise de position constitue une inflexion pour ce pays qui avait, jusqu’à présent, publiquement affirmé que son programme nucléaire n’avait que des fins civiles et démentait farouchement ceux qui l’accusaient de vouloir se doter de la bombe.

Officiellement la doctrine ne change pas. L’Iran reste certes engagé au sein du TNP, la question est désormais celle de sa durée. La population iranienne, quant à elle, est partagée sur la question du report de l’ultimatum de Donald Trump. Certains craignent que cela ne soit qu’une manœuvre pour mieux préparer une attaque, tandis que d’autres voient dans ce délai une opportunité de trouver une solution pacifique au différend. Les médias locaux reflètent cette diversité d’opinions, allant de la méfiance envers les intentions américaines à l’espoir d’une résolution négociée.

Dans ce contexte tendu, l’agence de presse Tasnim, réputée proche des Gardiens de la révolution, a pris position en faveur du retrait du traité de non-prolifération nucléaire. Cela s’inscrit dans une volonté de renforcer la position de l’Iran face aux menaces extérieures. De même, la télévision d’État a donné la parole à un commentateur conservateur appelant ouvertement à la fabrication ou à l’acquisition d’une arme nucléaire. Cette prise de position radicale illustre les tensions et les craintes qui règnent au sein de la société iranienne.

Alors que les négociations se poursuivent entre l’Iran et les États-Unis par l’intermédiaire du Pakistan, le détroit d’Ormuz reste un enjeu crucial dans le conflit. La maîtrise de ce passage maritime stratégique est un atout majeur pour l’Iran, qui montre sa détermination à protéger ses intérêts coûte que coûte. Les récentes mesures prises pour restreindre l’accès à ce détroit illustrent la fermeté de la position iranienne face à ses adversaires.

En fin de compte, la presse iranienne reflète les tensions et les incertitudes qui règnent dans le pays. Entre méfiance envers les intentions américaines, espoir de résolution pacifique et appels à la fermeté, les médias locaux tentent de donner un écho aux diverses voix qui s’expriment au sein de la société iranienne. Il reste à voir quelle sera la direction que prendront les événements et quelles conséquences cela aura sur la région et au-delà. Celui-ci remarque les positions maximalistes des deux parties mais craint que cela ne soit qu’un prélude à une escalade du conflit et met en garde les Etats-Unis contre «le bourbier dans lequel elle s’enliserait si elle voulait intensifier la guerre».

Des voix s’élèvent même publiquement en Iran pour exhorter le régime à quitter le traité de non-prolifération nucléaire (TNP) voire à tout faire pour acquérir l’arme atomique. Cette prise de position marque un changement pour ce pays qui avait jusqu’à présent affirmé que son programme nucléaire était à des fins civiles et avait nié catégoriquement toute intention de se doter de l’arme nucléaire.

Officiellement, la doctrine ne change pas. L’Iran reste engagé au sein du TNP mais la question de sa durée est désormais posée. L’agence de presse Tasnim, proche des Gardiens de la Révolution, a publié un article appelant au retrait du traité de non-prolifération nucléaire. La télévision d’État a également donné la parole à un commentateur conservateur exprimant l’opinion publique et encourageant le pays à développer ou acquérir une arme nucléaire.

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