Sur le plateau des «4V» ce lundi 9 mars, le président d’E.Leclerc s’est dit surpris par la hausse soudaine et brutale du prix des carburants à la pompe depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Il attribue cette augmentation aux «raffineurs» tels que «Total, BP, Avia», et a annoncé de nouvelles augmentations «ce matin et probablement en milieu de semaine».
Après plus d’une semaine de conflit au Moyen-Orient, le prix des carburants a continué d’augmenter en France, et devrait encore grimper ce lundi 9 mars, selon Michel-Édouard Leclerc, président du Comité stratégique des centres E. Leclerc, lors des «4 Vérités» sur France 2. Il a souligné que ce n’est pas le pompiste qui est responsable de cette inflation, mais plutôt les raffineurs, et a appelé à ce qu’ils s’expliquent.
Gilles Bornstein a interrogé Michel-Édouard Leclerc sur les raisons des augmentations des prix, et ce dernier a mentionné qu’il s’agit probablement d’une bulle spéculative créée par les raffineurs en amont. Il a également cité des noms tels que Total, BP, Avia, Shell et Esso comme étant impliqués dans ces hausses.
Leclerc a assuré que les stations-service de son groupe n’ont pas profité des hausses pour augmenter leurs marges, et a souligné qu’ils ont dû acheter plus cher malgré leur position parmi les moins chères du marché. Il a également mentionné que des hausses supplémentaires étaient à prévoir dans les jours à venir.
Concernant les contrôles annoncés par Sébastien Lecornu de la DGCCRF, Leclerc a indiqué que c’était nécessaire mais que les contrôles devraient se concentrer ailleurs pour comprendre les raisons derrière ces hausses de prix.
Sur le plateau des «4V» ce lundi 9 mars, le président d’E.Leclerc se dit surpris quant à la hausse soudaine et brutale du prix des carburants à la pompe depuis le début du conflit au Moyen-Orient, qu’il attribue aux «raffineurs», comme «Total, BP, Avia», et annonce par ailleurs de nouvelles augmentations «ce matin et probablement en milieu de semaine.»
Après plus d’une semaine de conflit au Moyen-Orient, le prix des carburants n’a cessé d’augmenter dans l’Hexagone, et il devrait encore grimper ce lundi 9 mars, annonce Michel-Édouard Leclerc, président du Comité stratégique des centres E. Leclerc, dans les «4 Vérités» sur France 2. «Ce n’est évidemment pas le pompiste qui est la cause de cette inflation», assure-t-il, estimant qu’il faudrait que les raffineurs «s’expliquent» plutôt que les stations-essence.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Gilles Bornstein : Le carburant a pris 15 % en gros chez vous depuis le début de la guerre. Alors qu’on sait qu’il faut théoriquement trois semaines pour que les prix du brut se répercutent sur les stations-service. Pourquoi ces augmentations ?
Michel-Édouard Leclerc : Je me pose les mêmes questions, c’est pour ça que vous ne m’avez pas vu pendant 3-4 jours. J’ai l’habitude d’ouvrir mon caquet dès la première augmentation. Je ne comprenais pas parce que tout le monde a dit qu’il y avait du stock. En tout cas sur la plupart des carburants. Et donc on a vu arriver ça, et toutes les hausses ne sont pas encore passées. Il y a encore des hausses qui vont passer ce matin et probablement en milieu de semaine. C’est probablement une bulle, une bulle d’anticipation, une bulle spéculative, très en amont, au niveau des raffineries. Mais, je vais vous dire, il s’est dit beaucoup de choses. Ce n’est évidemment pas le pompiste qui est la cause de cette inflation. Aujourd’hui, il y a des gens très en amont…
S’ils puisent sur des stocks qui leur coûtent le prix d’avant et qu’ils augmentent, c’est que quelqu’un se fait de la marge quelque part.
Ceux qui ont des stocks.
Mais ceux qui ont des stocks, c’est qui ? Des pompistes, des raffineurs, c’est qui ?
Ce sont des raffineurs, principalement.
Donc, ce sont des raffineurs qui ont profité de l’augmentation à venir pour augmenter leurs prix ? Qui sont-ils ces raffineurs ?
Je pense qu’il y a des raffineurs et je pense qu’il y a des brokers. Les raffineurs, c’est Total, BP, Avia, Shell, Esso…
Donc eux ont profité de la guerre pour reconstituer des marges ?
Je ne sais pas s’ils ont profité, mais il faut qu’ils s’expliquent. Je trouve que ça a quelque chose d’assez délirant d’aller montrer le pompiste ou le garagiste du coin, d’aller dire «je surveille ses marges», alors que vous voyez bien que c’est à travers toute l’Europe et même les États-Unis, ce sont des stocks de produits raffinés. Parce qu’on ne parle pas de brut. On parle du passage du brut au produit raffiné. Le produit raffiné aujourd’hui a flambé en même temps que le brut.
Mais vous nous dites très clairement ce matin, il y a des gens qui avaient des stocks de pétrole en cuve, en caisse, en tout ce que vous voulez. Et qu’ils en ont profité pour augmenter les prix du pétrole qu’ils avaient déjà ?
C’est l’impression que j’ai, je suis en train de faire valider ça. Au cours de l’interview, Michel-Édouard Leclerc souligne que les hausses de prix des carburants sont principalement imputables aux raffineurs tels que Total, BP et Avia, et non aux stations-service elles-mêmes. Il mentionne que malgré les efforts pour acheter au meilleur prix, les stations-service des centres Leclerc ont dû subir ces hausses et n’ont pas réalisé de profits supplémentaires. Il affirme que les stations Leclerc, Système U, Intermarché et même Carrefour sont parmi les moins chères du marché, avec des prix souvent en dessous de la moyenne.
Il met en avant le fait que les stations-service Leclerc proposent des prix compétitifs, par exemple en affichant des tarifs plus bas que les concurrents comme BP, Avia et Total. Il explique que malgré les hausses de prix, les stations-service des centres Leclerc restent proches du prix coûtant, sans réaliser de marges excessives. Il souligne également que les hausses de prix annoncées seront répercutées sur les consommateurs, avec des augmentations prévues pour le gazole, le E10 et les essences.
Michel-Édouard Leclerc évoque également les possibles répercussions sur les prix des produits alimentaires dans les rayons des supermarchés, mentionnant des augmentations prévues pour la viande, la volaille, les œufs, le chocolat, et le café, ainsi que des baisses pour les pâtes, la farine, le sucre, le riz, les chips, les produits pour lessive, l’hygiène et l’entretien. Il souligne l’importance de surveiller et contrôler les acteurs en amont de la chaîne, tels que les raffineurs et les commerçants de matières premières, pour mieux comprendre les mécanismes de fixation des prix.
Enfin, Michel-Édouard Leclerc exprime ses réserves quant aux intentions du gouvernement dans la lutte contre les hausses de prix, soulignant que les taxes sur les carburants augmentent également avec le prix du pétrole. Il mentionne les scénarios envisagés par la ministre de l’Énergie pour aider les automobilistes et les plus modestes, mais appelle à la prudence face à la spéculation excessive. Il souligne que des solutions devront être trouvées pour atténuer les effets de cette hausse prolongée. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Gilles Bornstein : Depuis le début de la guerre, le prix du carburant a augmenté de 15 % en gros chez vous. Normalement, il faut trois semaines pour que les prix du brut se répercutent sur les stations-service. Pourquoi ces augmentations ?
Michel-Édouard Leclerc : Je me pose les mêmes questions, c’est pour ça que vous ne m’avez pas vu pendant 3-4 jours. Je suis habituellement le premier à réagir aux augmentations. Je ne comprenais pas car on disait qu’il y avait des stocks. En tout cas, pour la plupart des carburants. Et pourtant, les hausses se sont produites, et toutes les hausses ne sont pas encore passées. Il y en a encore à venir ce matin et probablement en milieu de semaine. C’est probablement une bulle spéculative, anticipée très en amont, au niveau des raffineries. Mais, je vais vous dire, il y a eu beaucoup de spéculations. Ce n’est évidemment pas le pompiste qui est responsable de cette inflation. Aujourd’hui, il y a des acteurs en amont…
S’ils utilisent des stocks achetés à un prix inférieur pour augmenter les prix, c’est que quelqu’un fait des marges quelque part.
Ceux qui détiennent des stocks.
Mais qui sont ces détenteurs de stocks ? Des pompistes, des raffineurs, qui ?
Principalement des raffineurs.
Donc, ce sont les raffineurs qui ont profité de la guerre pour augmenter leurs prix ? Qui sont ces raffineurs ?
Je pense qu’il y a des raffineurs et des courtiers. Les raffineurs, ce sont Total, BP, Avia, Shell, Esso…
Donc, ils ont profité de l’augmentation à venir pour augmenter leurs prix ?
Je ne sais pas s’ils ont profité, mais ils doivent s’expliquer. Je trouve cela assez délirant de pointer du doigt le pompiste ou le garagiste local en disant «je surveille ses marges», alors que cette hausse concerne toute l’Europe et même les États-Unis, ce sont des stocks de produits raffinés. Nous ne parlons pas de brut, mais du produit raffiné. Le produit raffiné a augmenté en même temps que le brut.
Vous dites clairement ce matin qu’il y a des personnes qui avaient des stocks de pétrole en réserve, et qu’ils ont utilisé cette situation pour augmenter les prix du pétrole qu’ils possédaient déjà ?
C’est l’impression que j’ai, je suis en train de le confirmer. Je peux vous dire qu’au niveau de la grande distribution, qui représente 60% des ventes en France, du gasoil, du E10, des essences…
Vous avez environ 700 stations-service ?
Oui, et Leclerc, Système U, Intermarché et même Carrefour, nous sommes les moins chers sur le marché, mais nous avons subi ces hausses, même si nous achetons au meilleur prix possible.
Pouvez-vous garantir que vos stations-service ne se sont pas fait une marge illégitime sur ces hausses ?
Je vous le promets. En fait, nous sommes quasiment à prix coûtant, c’est-à-dire sans marge. Je ne peux pas le dire de manière absolue car juridiquement, si une ou deux stations ne sont pas exactement à prix coûtant, je pourrais être sanctionné.
Vous le dites quand même.
Je le dis quand même. Si vous consultez le site du gouvernement, carburant.gouv.fr, vous verrez que souvent Leclerc est le moins cher dans une ville. Ensuite, c’est souvent Système U, Intermarché. Et si ce n’est pas l’un d’eux, c’est un autre.
Le moins cher, c’est le premier ?
Oui. Hier soir, par exemple, Leclerc et Intermarché étaient à 1,96 euro, tandis que BP était à 2,09 euros pour le gasoil. Pour le E10, Leclerc était à 1,76 et Intermarché à 1,77, alors qu’Avia, BP et Total étaient au-dessus de 1,90 euro, avec un écart de 16 centimes.
Vous avez dit au début de cette interview que les prix allaient encore augmenter ?
Oui, car il y a des hausses annoncées pour la veille du week-end que nous n’avons pas pu appliquer. Elles entreront en vigueur à partir de lundi, aujourd’hui.
Avec un baril à 115 euros, comme c’était le cas ce week-end, quel serait le prix de l’essence ?
Environ 70 euros ? Mais il faut encore confirmer tout cela, car la spéculation est en jeu. Il faut être prudent, même lorsque les partis politiques disent «L’État devrait…». Si nous répondons favorablement, cette inflation continue. Il y aura un effet d’aubaine. Je ne peux pas donner de chiffres sur la limite à laquelle cela pourrait aller. Certains courtiers en matières premières parlent de 200 dollars le baril si le détroit d’Ormuz reste fermé un mois.
Sébastien Lecornu a annoncé que la DGCCRF allait mener 500 contrôles. Approuvez-vous cette décision ? Est-ce nécessaire ?
C’est son rôle de dire qu’il faut contrôler, mais ce n’est pas là qu’il faut le faire. Tous les spectateurs peuvent vérifier les prix des stations-service de leur ville sur le site du gouvernement. Il faut remonter plus en amont, dans les raffineries, demander aux raffineurs pourquoi ils ont immédiatement répercuté cette inflation, et également contrôler les commerçants de carburant présents sur le marché libre.
Nous savons que le gouvernement bénéficie de la hausse des prix, plus le pétrole est cher, plus l’essence est chère, plus il perçoit de taxes.
Pensez-vous que le gouvernement soit sincère dans sa volonté de lutter contre les prix ou joue-t-il un double jeu ?
Dans un premier temps, je pense que c’est compréhensible que le gouvernement ne prévoie pas une augmentation excessive des prix. Cependant, récemment, la nouvelle ministre de l’Énergie, Maud Bregeon, a évoqué des scénarios pour aider les automobilistes et les personnes les plus modestes face à la hausse des prix. Il semble que des mesures soient en cours d’étude. Il reste à voir combien de temps cela durera. Si la situation se détériore rapidement, ce sera problématique. Mais si cela perdure, comme beaucoup le prédisent, l’État devra trouver des solutions pour atténuer cette hausse, peut-être à travers une TIPP flottante ou un autre mécanisme.
Craignez-vous que les prix des produits alimentaires et d’autres produits augmentent également dans vos rayons ?
Il est prévu que certains produits, tels que la viande, la volaille, les œufs, le chocolat, et le café, connaissent des hausses après les négociations commerciales. En revanche, les pâtes, la farine, le sucre, le riz, les chips, ainsi que les produits d’entretien et d’hygiène, devraient connaître des baisses de prix.
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