Des habitants de Téhéran ont partagé leurs témoignages, affirmant qu’ils n’ont pas peur de mourir si cela signifie la liberté de l’Iran. Leur quotidien est marqué par les bombardements et le confinement, avec des patrouilles militaires dans les rues et des attaques aériennes. Les explosions qui ont frappé la ville et sa périphérie ouest ont semé la terreur parmi la population, alors que la guerre s’étend à tout le Moyen-Orient.
Les États-Unis ont déclaré avoir frappé 2 000 cibles en Iran, perturbant gravement la vie quotidienne des habitants. Malgré le blocus internet, des témoignages ont pu être recueillis, décrivant une atmosphère de peur et de tension à Téhéran. Les habitants restants sont confinés chez eux, surveillant le ciel et évitant les cibles des raids. Les explosions fréquentes font trembler les fenêtres des immeubles, créant un climat de stress permanent.
Certains habitants ont partagé leur soulagement après la mort d’Ali Khamenei, mais ce soulagement a vite laissé place à la peur face aux patrouilles militaires dans les rues. Une mère raconte sa crainte d’envoyer son fils à l’école, car le bâtiment sert désormais de dortoir aux forces paramilitaires Basij. La population de Téhéran vit dans la peur constante, mais certains sont prêts à sacrifier leur vie pour la liberté de l’Iran. TÉMOIGNAGES : Vivre entre bombardements et confinement à Téhéran
Un homme passe devant un drapeau iranien flottant au-dessus de l’épave d’une voiture dans le centre de Téhéran, le 4 mars 2026. (AFP)
franceinfo a pu recueillir les témoignages d’Iraniens qui dévoilent un quotidien rempli de dangers, entre patrouilles militaires dans les rues et bombardements dans les airs.
Une vie quotidienne rythmée par les bombardements. Plusieurs explosions ont frappé Téhéran et sa périphérie ouest, jeudi 5 mars, ont rapporté les médias locaux, après l’annonce par Israël de nouvelles frappes au sixième jour d’une guerre qui s’est étendue à l’ensemble du Moyen-Orient avec des représailles de l’Iran. L’armée israélienne avait annoncé un peu plus tôt avoir lancé «une vague d’attaques à grande échelle contre les infrastructures du régime terroriste iranien à travers Téhéran«.
Les Etats-Unis ont affirmé avoir frappé 2 000 cibles en Iran depuis samedi, secouant les vies quotidiennes des habitants du pays. Leurs conditions de vie sont inconnues, ou presque : le pays est sous le coup d’un blocus internet quasi total. franceinfo a pourtant pu récolter des témoignages au compte-goutte qui donnent un aperçu du quotidien.
Ces messages que nous avons reçus décrivent un Téhéran qui s’est vidé, où ceux qui restent sont confinés chez eux et où les explosions, régulières, font vibrer les fenêtres des immeubles. «Sortir de chez soi, nous dit un habitant de Téhéran, ça veut dire scruter le ciel, faire de longs détours pour éviter les cibles des raids, c’est-à-dire les commissariats ou les installations militaires«. Cet homme se dit «très stressé» dès qu’il prend le volant.
Il nous décrit aussi la joie qu’il a entendue, samedi 28 février, après la mort d’Ali Khamenei et qui a laissé place à de nombreuses patrouilles de militaires sur les artères principales. Une autre habitante nous écrit la peur d’envoyer son fils à l’école, car la nuit, le bâtiment sert désormais de dortoir aux forces paramilitaires Basij.
Un panache de fumée s’élève après une frappe sur la capitale iranienne, Téhéran, le 5 mars 2026. (ATTA KENARE / AFP)
Face au danger, le sentiment est confus : deux hommes nous disent qu’ils ont confiance en la précision des frappes et qu’ils les soutiennent. Ali, un trentenaire de l’est de Téhéran, se dit, lui, partagé. «Nous sommes sous pression, mais nous gardons espoir en l’avenir. Nous attendons la fin de cette guerre pour parvenir à une situation stable, à un Iran libre. Nombre d’Iraniens, moi y compris, n’aurions pas peur de mourir dans ce contexte si notre mort signifiait la liberté de l’Iran et une vie meilleure pour les générations futures».
Quant à la vie économique de la capitale, les témoignages évoquent des prix en hausse et certaines entreprises ou magasins qui ont baissé le rideau. Bien loin de l’effervescence qui règne habituellement dans le pays à cette période, à deux semaines de Norouz, le Nouvel An perse.
Ces Iraniens qui nous écrivent prennent de gros risques : dans leur pays, parler à un média occidental est considéré comme un crime. Ces témoignages sont donc rares pour des raisons de sécurité, mais aussi pour des raisons techniques. Le réseau ne fonctionne qu’à 1% de sa capacité, impossible ou presque donc, d’envoyer des photos, des vocaux… Cette coupure touche également le réseau mobile. La plupart des Iraniens en France n’ont pas de nouvelles de leur famille depuis samedi.
Publié
Temps de lecture : 3min
Un homme passe devant un drapeau iranien flottant au-dessus de l’épave d’une voiture dans le centre de Téhéran, le 4 mars 2026. (AFP)
franceinfo a pu recueillir les témoignages d’Iraniens qui dévoilent un quotidien rempli de dangers, entre patrouilles militaires dans les rues et bombardements dans les airs.
Une vie quotidienne rythmée par les bombardements. Plusieurs explosions ont frappé Téhéran et sa périphérie ouest, jeudi 5 mars, ont rapporté les médias locaux, après l’annonce par Israël de nouvelles frappes au sixième jour d’une guerre qui s’est étendue à l’ensemble du Moyen-Orient avec des représailles de l’Iran. L’armée israélienne avait annoncé un peu plus tôt avoir lancé «une vague d’attaques à grande échelle contre les infrastructures du régime terroriste iranien à travers Téhéran«.
Les Etats-Unis ont affirmé avoir frappé 2 000 cibles en Iran depuis samedi, secouant les vies quotidiennes des habitants du pays. Leurs conditions de vie sont inconnues, ou presque : le pays est sous le coup d’un blocus internet quasi total. franceinfo a pourtant pu récolter des témoignages au compte-goutte qui donnent un aperçu du quotidien.
Ces messages que nous avons reçus décrivent un Téhéran qui s’est vidé, où ceux qui restent sont confinés chez eux et où les explosions, régulières, font vibrer les fenêtres des immeubles. «Sortir de chez soi, nous dit un habitant de Téhéran, ça veut dire scruter le ciel, faire de longs détours pour éviter les cibles des raids, c’est-à-dire les commissariats ou les installations militaires». Cet homme se dit «très stressé» dès qu’il prend le volant.
Il nous décrit aussi la joie qu’il a entendue, samedi 28 février, après la mort d’Ali Khamenei et qui a laissé place à de nombreuses patrouilles de militaires sur les artères principales. Une autre habitante nous écrit la peur d’envoyer son fils à l’école, car la nuit, le bâtiment sert désormais de dortoir aux forces paramilitaires Basij.
In the midst of danger, emotions run high as two men express their confidence in the precision of the strikes and their support for them. However, Ali, a man in his thirties from the east of Tehran, shares a different sentiment. He admits to feeling conflicted, stating, «We are under pressure, but we remain hopeful for the future. We await the end of this war to achieve a stable situation, a free Iran. Many Iranians, myself included, would not be afraid to die in this context if our death meant freedom for Iran and a better life for future generations.»
As for the economic life of the capital, reports indicate rising prices and some businesses or shops closing down. This is a stark contrast to the usual hustle and bustle that prevails in the country at this time, just two weeks before Norouz, the Persian New Year.
The Iranians who have reached out to us are taking significant risks: in their country, speaking to a Western media outlet is considered a crime. Therefore, these testimonies are rare due to security concerns as well as technical limitations. The internet is only functioning at 1% of its capacity, making it nearly impossible to send photos, voice messages, etc. This disruption also affects the mobile network, leaving most Iranians in France with no news from their families since Saturday.
The situation is dire, and the voices of these brave individuals shed light on the challenges faced by ordinary Iranians during these tumultuous times. Their courage in speaking out against the odds is a testament to their resilience and unwavering hope for a better future. It is imperative that their stories are heard and shared to raise awareness about the plight of the Iranian people and the impact of conflict on their daily lives.
In times of crisis, it is crucial to listen to the voices of those directly affected and to amplify their stories to ensure that their struggles are not forgotten. The resilience and determination of the Iranian people in the face of adversity serve as a reminder of the human spirit’s capacity to endure and overcome even the most challenging circumstances. As we navigate through these turbulent times, let us stand in solidarity with those who are fighting for a brighter tomorrow and work towards a world where peace and stability prevail.
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Un homme passe devant un drapeau iranien flottant au-dessus de l’épave d’une voiture dans le centre de Téhéran, le 4 mars 2026. (AFP)
franceinfo a pu recueillir les témoignages d’Iraniens qui dévoilent un quotidien rempli de dangers, entre patrouilles militaires dans les rues et bombardements dans les airs.
Une vie quotidienne rythmée par les bombardements. Plusieurs explosions ont frappé Téhéran et sa périphérie ouest, jeudi 5 mars, ont rapporté les médias locaux, après l’annonce par Israël de nouvelles frappes au sixième jour d’une guerre qui s’est étendue à l’ensemble du Moyen-Orient avec des représailles de l’Iran. L’armée israélienne avait annoncé un peu plus tôt avoir lancé «une vague d’attaques à grande échelle contre les infrastructures du régime terroriste iranien à travers Téhéran«.
Les Etats-Unis ont affirmé avoir frappé 2 000 cibles en Iran depuis samedi, secouant les vies quotidiennes des habitants du pays. Leurs conditions de vie sont inconnues, ou presque : le pays est sous le coup d’un blocus internet quasi total. franceinfo a pourtant pu récolter des témoignages au compte-goutte qui donnent un aperçu du quotidien.
Ces messages que nous avons reçus décrivent un Téhéran qui s’est vidé, où ceux qui restent sont confinés chez eux et où les explosions, régulières, font vibrer les fenêtres des immeubles. «Sortir de chez soi, nous dit un habitant de Téhéran, ça veut dire scruter le ciel, faire de longs détours pour éviter les cibles des raids, c’est-à-dire les commissariats ou les installations militaires». Cet homme se dit «très stressé» dès qu’il prend le volant.
Il nous décrit aussi la joie qu’il a entendue, samedi 28 février, après la mort d’Ali Khamenei et qui a laissé place à de nombreuses patrouilles de militaires sur les artères principales. Une autre habitante nous écrit la peur d’envoyer son fils à l’école, car la nuit, le bâtiment sert désormais de dortoir aux forces paramilitaires Basij.
Je suis Camille Dupont, professionnelle junior en communication digitale. Je crée et gère du contenu pour les réseaux sociaux et les médias en ligne, en combinant copywriting, narration visuelle et montage de base. Formée en communication audiovisuelle et titulaire d’un master en contenus digitaux, je suis motivée par le storytelling et par la connexion avec les jeunes audiences à travers du contenu créatif.
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