Beaucoup d’artistes afro-descendants, notamment venus d’Amérique, ont trouvé en France un pays synonyme de liberté. Claude McKay, un artiste jamaïcain, a vécu entre 1923 et 1928 en France, à Marseille, où il a écrit ses plus grands romans. Son parcours exceptionnel sera présenté par Matthieu Verdeil dans «Claude McKay, errances d’un poète révolté», diffusé sur France 5 le dimanche 12 avril à 22h40, puis sur France.tv. McKay, poète, romancier, journaliste, activiste, et acteur temporaire, a été une figure majeure de la Renaissance de Harlem, mouvement d’émancipation lancé par des artistes afro-américains aux États-Unis, et a inspiré les chantres de la Négritude.
Le romancier franco-rwandais Gaël Faye donne voix à Claude McKay à travers le poème «If We Must Die», devenu l’hymne du «Red Summer» en 1919 aux États-Unis. Ce poème symbolise les luttes des Noirs pour leurs droits humains et civiques, des manifestations pour Adama Traoré en France aux mouvements Black Lives Matter aux États-Unis.
Claude McKay, fils d’un paysan jamaïcain et descendant d’un esclave africain, a connu la discrimination raciale dès son arrivée à Kingston en 1907. Ses poèmes, dont «Songs of Jamaica», expriment la souffrance de la classe ouvrière, le racisme et l’homosexualité. Son succès littéraire l’a conduit aux États-Unis où il a été témoin de la violence de la ségrégation raciale en Alabama. Il s’est ensuite installé à Harlem, où il a contribué à la vitalité artistique du quartier noir.
Les événements du «Red Summer» en 1919 ont inspiré à McKay le poème «If We Must Die», reflet des luttes des Afro-Américains contre l’impérialisme. Publié dans le journal The Liberator, ce poème appelle à la dignité et au courage face à l’oppression.
L’atmosphère oppressante aux États-Unis a poussé McKay à voyager en Europe, notamment à Londres en 1920. Il décrit le peuple anglais comme froid mais rencontre des figures majeures de l’extrême gauche à Londres. Il forge une conscience politique et lit Karl Marx. En Grande-Bretagne, il rencontre Sylvia Pankhurst et rejoint le journal Workers’ Dreadnought. Il retourne aux États-Unis en 1921, fréquentant les militants de gauche et l’élite des penseurs noirs. À Harlem, il est considéré comme un précurseur du mouvement de la Renaissance. Il se tourne ensuite vers la Russie et la France, où il est associé à la communauté des Montparnos. Atteint de maladies, il rejoint Marseille et écrit son premier roman, Retour à Harlem. Il continue à voyager à travers le monde et finit par arriver au Maroc, où il se sent libéré de la conscience de la couleur. Il retourne finalement à New York en 1934, publiant son autobiographie trois ans plus tard. Il se convertit au catholicisme et ses derniers écrits sont des poèmes catholiques. Il décède en 1948, laissant derrière lui des poèmes et des analyses toujours pertinents sur la condition noire. Claude McKay, errances d’un poète révolté rappelle amèrement en faisant découvrir un artiste visionnaire. La France a été pour beaucoup d’artistes afro-descendants, notamment venus d’Amérique, un pays qui rime avec liberté. Cela n’aura jamais été aussi vrai que pour Claude McKay qui y a séjourné entre 1923 et 1928. À Marseille, il écrit ses plus grands romans. Matthieu Verdeil fait découvrir l’exceptionnel parcours de l’artiste jamaïcain dans Claude McKay, errances d’un poète révolté qui sera diffusé dans «La Case du siècle» sur France 5, dimanche 12 avril à 22h40, puis sur France.tv. Poète, romancier, journaliste, activiste et acteur durant quelques minutes, McKay a été une figure majeure de la Renaissance de Harlem (Harlem Renaissance), mouvement d’émancipation lancé par des artistes afro-américains aux Etats-Unis, et a inspiré les chantres de la Négritude. Par sa voix, le romancier franco-rwandais Gaël Faye fait revivre l’auteur du poème If We Must Die qui deviendra l’hymne du «Red Summer» en 1919 aux Etats-Unis. Partout dans le pays, les Noirs se font alors tuer par les suprémacistes blancs alors qu’ils revendiquent leurs droits humains et civiques. L’hymne vaut pour tous les combats que mènent encore les Noirs à travers le monde, de Black Live Matters, aux Etats-Unis, aux manifestations pour réclamer justice pour Adama Traoré en France. Claude McKay est le fils d’un prospère paysan jamaïcain, descendant d’un esclave africain. Il arrive à Kingston, la capitale de son pays à 18 ans en 1907. «L’imagination l’emporte sur la modération», dit-il de lui-même et il sera toujours habité «d’une haine féroce de l’injustice». Dans un pays où les Britanniques sont rois au début de ce XXe siècle, il est déjà victime de racisme. L’émotion qui l’étreint alors va se transformer en poèmes. Il est le premier écrivain à publier de la poésie en dialecte jamaïcain, notamment Songs of Jamaïca (Chansons de la Jamaïque). Les thèmes qu’il explore dans son œuvre apparaissent : souffrance de la classe ouvrière, racisme et homosexualité. Ses succès littéraires lui ouvrent les portes des Etats-Unis. Il se retrouve en Alabama, en 1912, à l’âge de 23 ans et commence à étudier l’agriculture. La violence de la ségrégation raciale le stupéfie. À l’instar de milliers d’Afro-Américains, les crimes racistes le conduisent à fuir vers le nord. McKay arrive à New York et s’installe à Harlem deux ans plus tard. Images d’archives et toiles bariolées permettent à Matthieu Verdeil de reconstituer la vitalité artistique du quartier noir qui verra éclore le poète. Les revendications des Noirs qui ont participé à la Première Guerre mondiale, comme leurs compagnons d’armes blancs, prennent de l’ampleur. Elles provoquent bientôt l’ire des suprémacistes. L’été 1919 est le théâtre d’émeutes raciales et des centaines de Noirs sont tuées dans des fusillades, des incendies ou par pendaison. C’est le «Red Summer» qui lui inspire son fameux poète If We Must Die, sorti de lui «comme un coup de feu». Il fait écho aux aspirations profondes des Afro-Américains et de tous les peuples noirs en lutte contre l’impérialisme en ce début du XXe siècle. The Liberator, journal de la gauche radicale dont le rédacteur en chef Max Eastman sera l’un de ses plus fidèles soutiens et mécènes, publie son texte écrit alors qu’il était employé comme serveur dans les trains des Chemins de fer de Pennsylvanie. «Si nous devons mourir, que ce ne soit pas comme des porcs traqués et parqués dans un enclos infâme, pendant qu’autour de nous les chiens enragés aboient et se moquent de notre triste sort. Si nous devons mourir, nous mourrons noblement, afin que notre précieux sang ne soit pas versé en vain», écrit Claude McKay. «Ô mes frères, nous devons affronter l’ennemi commun. Même inférieurs en nombre, montrons notre bravoure. Pour leurs mille coups reçus, rendons un coup mortel (…) Le dos au mur, mourant, mais rendant coup pour coup.» Claude McKay, le voyageur rebelle: Une biographie en mouvement» Si nous devons mourir, que ce soit en nous battant, en faisant face à notre destin avec courage et dignité, en défendant nos droits et notre humanité.»
Ce poème, chargé d’émotion et de révolte, résonne encore aujourd’hui dans les luttes pour l’égalité et la justice sociale. Claude McKay, à travers ses écrits et son engagement, a su capturer l’essence de la lutte des Afro-Américains et des peuples opprimés du monde entier. Son influence dépasse les frontières et les époques, inspirant encore aujourd’hui les artistes et les militants de la cause noire.
Le documentaire Claude McKay, errances d’un poète révolté retrace avec finesse et sensibilité le parcours tumultueux de cet artiste engagé. De la Jamaïque à Harlem, en passant par la France et le Maroc, McKay a parcouru un long chemin marqué par la souffrance, la lutte et l’espoir. Son oeuvre, notamment son poème If We Must Die et sa chanson jazz Shake That Thing, résonne encore aujourd’hui comme un appel à la résistance et à la dignité.
À travers ce documentaire, Matthieu Verdeil rend hommage à ce poète visionnaire, dont les mots résonnent encore avec force et justesse. Claude McKay, figure emblématique de la Renaissance de Harlem et précurseur de la négritude, continue d’inspirer les générations futures par sa poésie engagée et son combat pour la liberté et la justice.
Ne manquez pas la diffusion du documentaire Claude McKay, errances d’un poète révolté sur France 5 le dimanche 12 avril à 22h40, puis sur France.tv. Une occasion unique de découvrir ou redécouvrir l’oeuvre et l’héritage de cet artiste incontournable de la littérature afro-américaine.
Références:
– France 5, «Claude McKay, errances d’un poète révolté«
– McKay100ans.com
– Festival d’Avignon, «Kay ! Lettres à un poète disparu«
Claude McKay écrit : «Si nous devons mourir, nous mourrons noblement, afin que notre précieux sang ne soit pas versé en vain». Il exhorte ses frères à faire face à l’ennemi commun avec courage, même s’ils sont en infériorité numérique. Il les encourage à riposter avec détermination et à ne pas laisser leur sang couler en vain. Il les appelle à se battre jusqu’au bout, en rendant coup pour coup, même si leur dos est contre le mur. C’est là qu’il écrit son premier roman, «Retour à Harlem.» Il est publié grâce à sa bienfaitrice, la journaliste et activiste Louise Bryant. En 1927, le sulfureux ouvrage devient le premier best-seller d’un auteur noir aux États-Unis. «J’écris pour ceux qui sont capables d’apprécier une histoire authentique d’où qu’elle vienne», répond-il à tous ses critiques de l’époque. Il publie ensuite «Banjo», nourri de son expérience de docker et sa vie dans le quartier «réservé» de Marseille, où se côtoyaient pour lui «une congrégation bigarrée de Noirs» venus de tous les coins de la planète. «Banjo», dont la chanson jazz «Shake that thing» est la bande originale, rappelle la narratrice du documentaire «que le blues est aussi l’expression de la souffrance du peuple noir.» Ce livre a inspiré Aimé Césaire et Léon-Gontran Damas dans la création du concept de négritude.
Cet étonnant voyageur, passé par «Douarnenez, la rouge» qui lui inspire sa nouvelle sur le combat des Penn Sardine (sardinières qui vont se mettre en grève pour obtenir la hausse de leur rémunération), continue son tour du monde et finit par arriver sur la terre de ses ancêtres, l’Afrique. Il atterrit au Maroc en 1930 et est tout de suite happé par la musique gnawa (communauté noire vivant dans le pays) qui lui rappelle sa Jamaïque natale. Dans le royaume chérifien, il se sent «délivré de la conscience de la couleur.»
En 1934, de Tanger, il regagne définitivement New York. Trois ans plus tard, il publie son autobiographie, «Un sacré bout de chemin.» Sans ressources, il trouve refuge auprès d’une institution catholique. Claude McKay reçoit le baptême en 1944. Ce n’est pas un hasard, il avait déjà été attiré par la religion lors de son séjour européen. Ses derniers écrits sont des poèmes catholiques que l’on retrouve notamment dans «Selected Poems of Claude McKay.» Il meurt en 1948 aux États-Unis à l’âge de 58 ans. Les mots de Claude McKay, que W.E.B du Bois (l’un des grands penseurs de l’émancipation des Afro-Américains) a qualifié de «Noir international», sont d’une actualité stupéfiante, notamment ceux de son poème «If We Must Die» et de «Banjo.» Son analyse sur la condition noire et des luttes à mener gardent leur pertinence. «Claude McKay, errances d’un poète révolté» le rappelle amèrement en faisant découvrir un artiste visionnaire.
«Matthieu Verdeil», auteur et réalisateur du documentaire «Claude McKay, errances d’un poète révolté», a utilisé les voix de «Manon Azem» et «Gaël Faye» pour donner vie à son film. La diffusion est prévue pour le dimanche 12 avril à 22h40 sur France 5 et sur france.tv.
Tout savoir sur le centenaire du séjour français de Claude McKay en France sur McKay100ans.com.
Au Festival d’Avignon, Claude McKay est au centre d’une lecture musicale au Palais des Papes avec le spectacle «Kay ! Lettres à un poète disparu» du 5 au 25 juillet. Please rewrite the following sentence to make it more clear:
Original: The weather was so cold that it caused us to shiver uncontrollably.
Rewritten: The extremely cold weather made us shiver uncontrollably. Please rephrase
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