Alors que le cortège parisien a réuni des milliers de femmes ce dimanche 8 mars, Gisèle Pelicot et sa fille Caroline Darian ont participé à la manifestation organisée pour défendre les droits des femmes, dénoncer les violences sexuelles et la montée du conservatisme. La septuagénaire a été acclamée par la foule.
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Gisèle Pelicot et sa fille Caroline Darian ont marché côte à côte ce dimanche dans le cortège parisien. Elles ont rejoint les rangs de la Fondation des femmes au moment où la manifestation s’élançait de Stalingrad, vers 14h30.
«On ne lâchera rien !«, a lancé Gisèle Pelicot à la foule. Elle a été acclamée par les manifestants dont certains lui criaient «merci«, raconte l’AFP. Victime des viols de dizaines d’hommes organisés par son ex-mari, la septuagénaire est devenue une figure mondiale de la lutte contre les violences sexuelles.
Je suis «extrêmement honorée d’être ici en présence de ma maman qui envoie un vrai message d’espoir à toutes les victimes de France«, a assuré Caroline Darian, qui a porté plainte contre son père qu’elle accuse de l’avoir agressée sexuellement.
Gisèle Pelicot est partie après quelques dizaines de minutes, laissant sa fille aux côtés des militantes féministes et de la chanteuse Suzane, dont la chanson Je t’accuse dénonce les violences sexuelles.
En tête de cortège, la banderole du collectif organisateur, Grève féministe, était brandie notamment par Sophie Binet, leader de la CGT, ainsi que Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif National pour les Droits des Femmes. Le collectif des associations organisatrices des manifestations veut notamment alerter sur le «danger» que représente l’extrême droite pour les droits des femmes à l’approche des élections municipales, prévues les 15 et 22 mars.
De leur côté, une vingtaine de militantes Femen ont mené une action à la mi-journée devant la pyramide du Louvre pour dénoncer «l’impunité, la criminalité et le déni total» des personnes impliquées dans l’affaire Epstein, a expliqué à l’AFP l’une d’elles, Sophia Antoine.
L’action menée par les militantes Femen devant la pyramide du Louvre.
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© KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Donald Trump, Jack Lang, Bill Clinton : chaque militante torse nu avait inscrit sur son corps le nom de celui qu’elle représentait. Portant des masques de porcs, elles ont réalisé une danse satirique visant à montrer «toute l’horreur et la répugnance» des personnes évoquées dans cette affaire de trafic sexuel de mineures.
Bordeaux, Lille, Marseille… Pour cette Journée internationale des droits des femmes, des manifestations ont été organisées dans 150 lieux en France. L’an dernier, les organisateurs avaient revendiqué 120 000 participants à la marche parisienne et au total 250 000 au niveau national.















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