Ce gendarme avait été mortellement percuté par un automobiliste après un refus d’obtempérer fin août 2024, dans les Alpes-Maritimes.
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Le conducteur accusé d’avoir mortellement renversé le gendarme Eric Comyn en août 2024 à Mougins (Alpes-Maritimes) est renvoyé devant la Cour d’assises des Alpes-Maritimes pour meurtre, a appris jeudi 9 avril franceinfo de source proche du dossier, confirmant une information d’Europe 1. Le 26 août 2024, le gendarme de 54 ans avait été tué par un chauffard récidiviste lors d’un contrôle routier. En octobre 2024, il avait été fait chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.
Dans son ordonnance de mise en accusation, consultée par franceinfo, le juge d’instruction conclut que le suspect «a donné volontairement la mort à l’adjudant Eric Comyn«. Plus précisément, le magistrat estime que «la circonstance aggravante de la qualité de personne dépositaire de l’autorité publique est établie, puisqu’il a été démontré que l’adjudant a été tué alors qu’il était dans l’exercice de ses fonctions et que le suspect a eu connaissance de cette qualité au moment des faits, ayant vu le contrôle de gendarmerie et avoué à sa sœur dans les minutes ayant suivis les faits qu’il avait renversé un gendarme«.
Pour motiver sa décision, le juge d’instruction mentionne notamment «l’accélération délibérée du véhicule» conduit par le suspect «juste avant l’impact«. L’expertise en accidentologie et les images de vidéosurveillance n’ont par ailleurs «montré aucune manœuvre d’évitement» de la part du suspect, qui était alcoolisé. Concernant la visibilité, l’ordonnance affirme qu’elle était «bonne» et qu’il y avait «de l’éclairage public«.
L’avocate de la famille, Pauline Ragot, contactée par franceinfo, indique que la famille d’Eric Comyn «accueille cette décision avec satisfaction» et qu’elle se prépare désormais «au procès d’assises qui, elle l’espère, se tiendra, dans les meilleurs délais«.
Pauline Ragot affirme que l’acte de percuter délibérément et à grande vitesse un représentant des forces de l’ordre lors d’un refus d’obtempérer est l’un des crimes les plus graves de notre état de droit et doit être jugé en conséquence. Contactée par franceinfo, l’avocate de l’accusé, Marie Seguin, mentionne que son client a fait appel de l’ordonnance de mise en accusation.
Ce gendarme a été mortellement renversé par un conducteur après un refus d’obtempérer fin août 2024 dans les Alpes-Maritimes. Le conducteur, accusé d’avoir causé la mort d’Éric Comyn, un gendarme, est renvoyé devant la Cour d’assises des Alpes-Maritimes pour meurtre. Selon une source proche du dossier, le juge d’instruction conclut que le suspect a volontairement donné la mort à l’adjudant Eric Comyn, soulignant la circonstance aggravante de la qualité de personne dépositaire de l’autorité publique.
L’avocate de la famille, Pauline Ragot, se dit satisfaite de cette décision et prépare la famille d’Eric Comyn au procès d’assises, espérant qu’il se tiendra rapidement.
Pauline Ragot believes that «the message sent by the justice system is very clear: hitting a law enforcement officer head-on at high speed during a refusal to obey is one of the most serious criminal acts in our rule of law and should be judged as such«.
When contacted by franceinfo, the defendant’s lawyer, Marie Seguin, stated that her client has appealed the indictment order.
A gendarme was fatally struck by a motorist after a refusal to obey in late August 2024, in the Alpes-Maritimes.
The driver accused of fatally hitting gendarme Eric Comyn in August 2024 in Mougins (Alpes-Maritimes) is being referred to the Assize Court of Alpes-Maritimes for murder, as confirmed by a source close to the case on Thursday, April 9, as reported by Europe 1. On August 26, 2024, the 54-year-old gendarme was killed by a repeat offender during a traffic stop. In October 2024, he was posthumously awarded the Legion of Honour.
In the indictment order reviewed by franceinfo, the investigating judge concludes that the suspect «intentionally caused the death of Adjudant Eric Comyn«. Specifically, the magistrate believes that «the aggravating circumstance of the quality of a person holding public authority is established, as it has been demonstrated that the Adjudant was killed while performing his duties and that the suspect was aware of this status at the time of the incident, having seen the gendarmerie checkpoint and admitting to his sister in the minutes following the incident that he had hit a gendarme«.
To justify his decision, the investigating judge mentions «the deliberate acceleration of the vehicle» driven by the suspect «just before the impact«. The accident analysis and surveillance footage also «showed no evasive maneuvers» by the suspect, who was intoxicated. Regarding visibility, the order states it was «good» and that there was «public lighting«.
The family’s lawyer, Pauline Ragot, contacted by franceinfo, stated that Eric Comyn’s family «welcomes this decision with satisfaction» and is now preparing «for the trial in the Assize Court, which she hopes will take place as soon as possible«.














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