Les animaux sauvages sont particulièrement affectés par les fortes chaleurs de cet été. Les animaux sauvages souffrent de la chaleur estivale et sont fragilisés.

L’été 2025 est particulièrement éprouvant pour la faune sauvage. L’association Faune Alfort qui les soigne au sein de l’école vétérinaire d’Alfort tire la sonnette d’alarme. Jamais elle n’a reçu autant d’animaux en souffrance.

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Dans les locaux de l’école nationale vétérinaire située à Maisons-Alfort, le service d’urgence ne désemplit pas pendant la saison chaude.

«On stocke partout, tous les étés c’est pareil, on a 10 à 20% d’animaux en plus, sauf que quand vient s’ajouter la canicule, on est obligés de pousser les murs !» explique Céline Grisot, la directrice de l’association Faune Alfort.

Le centre de soins dédié à la faune sauvage est ouvert tous les jours de 10h à 18h. Les dépôts d’animaux en difficulté affluent, du hérisson au martinet noir. Chaque année, les locaux sont dimensionnés pour que 5000 petites bêtes passent entre les mains des soigneurs, mais cette année, les chiffres s’affolent et avoisinent les 10 000 animaux soignés. En 2024, 9119 animaux ont été pris en charge.

«On a vraiment passé un cap le 2 juillet» s’alarme la directrice, membre de l’association depuis 10 ans. Ce jour-là, au lieu d’accueillir une centaine d’animaux, on en a reçu 196. Là, on s’est dit ‘il se passe quelque chose‘». A cette date, la canicule bat son plein, et une espèce en particulier est en souffrance, le martinet noir, espèce vulnérable et menacée.

«Le premier épisode de canicule est survenu très tôt dans l’été et à cette période, les martinets sont en pleine nidificication. Ils ont pour habitude de faire leur nid sous les toits qui sont devenus une véritable fournaise. Les petits oisillons se mettent aux abords du nid pour avoir un peu d’air et souvent, ils en tombent«, détaille la directrice.

Les soigner est une mission chronophage. Il faut nourrir les bébés quatre fois par jour, et leur bec est particulièrement fragile. C’est une tâche minutieuse pour laquelle l’association a employé en urgence deux soigneurs en plus que d’habitude. Et malgré cette main d’oeuvre supplémentaire, les employés finissent leur journée à 3h ou 4h du matin. «Cet été, nous sommes tous épuisés» se désole Céline Grisot.

Nourrissage d’un martinet juvénile

© Association Faune Alfort

L’association est le seul centre de soins multi-espèces de la région. 120 individus différents passent les portes de l’école vétérinaire d’Alfort, 80% d’entre eux sont des oiseaux, 20% sont des mammifères. Mais en pleine canicule, les relâchages d’animaux sont impossibles. L’association Faune Alfort est confrontée à une situation d’urgence cet été 2025. Les locaux de l’école vétérinaire d’Alfort sont bondés de animaux sauvages en détresse, et la directrice Céline Grisot explique qu’ils sont contraints de les entasser en raison de la chaleur accablante. En plus de cela, c’est la période des bébés hérissons.

Une fois accueillis, les animaux sont transférés dans le deuxième site de l’association, la pépinière du Val-de-Marne, qui dispose de l’espace nécessaire pour les accueillir. Cependant, la situation reste critique car les centres de soins aux alentours ferment pendant l’été, et l’association se retrouve souvent seule à gérer l’afflux d’animaux.

Le financement de l’association repose principalement sur les dons des particuliers, et une cagnotte est disponible sur leur site internet. Malgré les défis rencontrés, l’équipe de Faune Alfort continue de se battre pour sauver ces animaux en détresse, principalement victimes des activités humaines. Céline Grisot, directrice de l’association Faune Alfort, explique que les petits oisillons se retrouvent souvent aux abords du nid pour prendre un peu d’air, mais qu’ils finissent par tomber. Les soigner est une tâche chronophage qui nécessite de nourrir les bébés quatre fois par jour, en prenant soin de leur bec fragile. Pour faire face à cette situation, l’association a dû embaucher en urgence deux soigneurs supplémentaires, ce qui a rallongé les journées des employés jusqu’à 3h ou 4h du matin. Céline Grisot exprime sa fatigue et son épuisement face à cette situation.

Faune Alfort est le seul centre de soins multi-espèces de la région, accueillant 120 individus différents, dont 80% d’oiseaux et 20% de mammifères. En raison de la canicule, les relâchages d’animaux sont impossibles, obligeant l’association à entasser les animaux. Les bébés hérissons viennent s’ajouter à cette charge, compliquant encore davantage la situation. Les animaux sont transférés dans le deuxième site de l’association, situé dans la pépinière du Val-de-Marne, pour bénéficier de l’espace nécessaire.

Malgré les efforts déployés par Faune Alfort, la directrice souligne que les centres de soins environnants ferment pendant l’été par manque de ressources financières ou de personnel. Cela entraîne des situations complexes, comme la réception d’un épervier en provenance d’Eure-et-Loir, qui nécessite une grande logistique. Céline Grisot souligne le besoin d’une prise de conscience collective sur le rôle des humains dans la détresse des animaux sauvages et appelle les pouvoirs publics à agir.

L’association repose à 85% sur les dons des particuliers pour assurer son équilibre économique. Pour soutenir leurs actions, Faune Alfort met à disposition du public une cagnotte sur leur site internet. La directrice exprime à la fois sa gratitude envers ceux qui contribuent et son besoin d’un soutien plus large de la part des autorités.

En cette année 2025, marquée par des conditions météorologiques extrêmes et des défis croissants pour la faune sauvage, Faune Alfort se retrouve face à des situations complexes et demande une mobilisation collective pour continuer à assurer le bien-être des animaux nécessiteux. Elle n’avait jamais reçu autant d’animaux en souffrance.

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