Les Iraniens de France manifestent avec des opinions divergentes


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Aux quatre coins de la France, les ressortissants d’origine iranienne manifestent sans parvenir à se mettre d’accord. Quand certains remercient les États-Unis et Israël, d’autres parlent d’ingérence. Difficile, aussi, de se mettre d’accord sur la figure qui pourrait succéder au régime si ce dernier venait à chuter.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Strasbourg (Bas-Rhin), Nantes (Loire-Atlantique), Bordeaux (Gironde) ou encore Paris, la diaspora iranienne s’affiche dans plusieurs manifestations aux positions divergentes. L’un des grands désaccords de la communauté concerne la condamnation ou le soutien aux bombardements en cours. Sur la place du Trocadéro à Paris, les manifestants dénoncent une ingérence sanglante des États-Unis et d’Israël. «Une guerre menée par des puissances étrangères n’a jamais amené la démocratie dans un pays. La démocratie ne peut venir que par le peuple iranien, pour le peuple iranien et avec une résistance qui est organisée en interne», estime Fahimeh Ponsonnaille, manifestante d’origine iranienne.

Place Kléber à Strasbourg, autre son de cloche. Le Premier ministre israélien est chaleureusement remercié par la foule. Les drapeaux étasuniens et israéliens sont arborés fièrement. Tous, ici, applaudissent l’opportunité de voir le régime des mollahs tomber. «Personne n’est d’accord avec la guerre, mais on n’a pas eu d’autre choix pour renverser ce régime», indique Atefeh, ressortissante franco-iranienne.

Autre point de dissension : quelle figure pour gouverner le pays en cas de chute du régime ? L’homme providentiel autoproclamé, Reza Pahlavi, fils du dernier chah d’Iran, peine à fédérer ceux qui scandent «ni chah, ni mollah».

La chute de la monarchie en Iran a ouvert la voie à un désir de progression vers un Iran libre et démocratique, selon Azadeh Alemi, porte-parole du comité de soutien aux droits de l’homme en Iran. En cas de prise de pouvoir, Reza Pahlavi s’est engagé à mener une transition démocratique dans le pays. Son statut demeure un symbole crucial pour de nombreux Iraniens qui accueillent favorablement sa candidature à la présidence. «Ils n’ont pas d’alternative. Ils sont juste opposés à Pahlavi. Ils ne veulent pas son retour car c’est la seule dynastie en Iran qui a contribué à la construction et à la modernisation du pays. C’est un fait indéniable», souligne Resa Aghaei, ressortissant franco-iranien. Les divergences sont claires quant à la vision d’un avenir qui demeure, pour l’instant, hypothétique.

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