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Une femme a manipulé plusieurs victimes en se faisant passer pour un homme amoureux. S’il n’y a pas eu de conséquences économiques pour les victimes, ces dernières témoignent d’une déstabilisation psychologique.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Pour Céleste, c’est une histoire qui débute sur une application de rencontres. Le début d’une idylle amoureuse avec un homme nommé Mathias. La jeune femme reçoit des dizaines de photos, des vidéos et même quelques messages vocaux où le chef pâtissier partage son quotidien. Alors qu’ils ne se sont jamais vus, une troisième personne entre dans leur relation. Julie, la meilleure amie de Mathias, un personnage qui va faire basculer l’histoire de Céleste. «Je reçois un coup de fil d’un numéro que je ne connais pas, d’une personne qui se présente comme étant Juju, donc pour Julie, la meilleure amie dont lui m’avait parlé. Et Juju me dit : écoute, Mathias n’est pas très bien, mais il m’a mandatée pour venir récupérer un paquet chez lui et te le remettre. Est-ce que tu serais disponible ?», raconte Céleste.
Les deux jeunes femmes se rencontrent et deviennent copines. Céleste n’a toujours pas vu Mathias, mais Julie, elle, prend de plus en plus de place. Ici, il n’est pas question d’argent, mais d’une relation faite progressivement d’emprise et de manipulation. «Le mercredi suivant, c’est mon anniversaire et je sors faire une course. Quand je reviens, il y a un bouquet de 40 ou 50 roses posées devant chez moi et un petit mot signé M pour Mathias. Et là, je suis un peu interloquée. Je me dis : bon c’est très mignon de faire ce geste-là, mais comment il a eu mon adresse ? Je me dis sans doute que Julie a dû me suivre. Et je me dis que c’est quand même profondément délirant d’aller suivre quelqu’un pour avoir l’adresse et la donner à son meilleur ami pour qu’il puisse faire une surprise», se rappelle Céleste.
Un mois après le début de leurs échanges, Céleste n’a toujours pas rencontré Mathias. Le jeune homme trouve à chaque fois une excuse, jusqu’à une étrange découverte. «Mon meilleur ami vient dîner à la maison et il me dit : ‘Ecoute, j’ai quelque chose à te dire. J’ai entendu un podcast et il y a une fille qui raconte la même histoire que la tienne. Mathias n’existe pas, c’est la meilleure amie qui joue le rôle de Mathias'», retrace Céleste.
La jeune femme comprend alors que Mathias n’a jamais existé. Selon elle, c’est Julie qui a tout inventé en usurpant une identité. Le faux Mathias s’appelle en effet en réalité Jonathan. Nous l’avons retrouvé. Il assure n’avoir jamais été sur une application de rencontres. Mais ses photos, elles, ont été utilisées à son insu pour créer un faux profil. «Il y a deux personnes qui m’ont contacté sur Instagram et qui m’ont averti justement qu’il y avait un faux profil utilisant mes photos. Ce sont des photos en vacances, soit en train de boire un verre, soit avec des amis. Il y a aussi également des vidéos, notamment une vidéo de moi lors de mon anniversaire», explique Jonathan Peters, victime d’usurpation d’images.
Lui a vu son image être dérobée et a connu le sentiment d’avoir été utilisé pour piéger des jeunes femmes. «On rentre vraiment dans l’intimité de la personne et ça ne m’était jamais arrivé avant. Donc effectivement, c’est quand même très surprenant et ça fait peur. Ça fait peur parce qu’on se dit que ça peut continuer, ça peut s’amplifier», souligne-t-il. Le jeune homme a déposé une main courante.
Mais qui se cache derrière cette Julie ? La prétendue meilleure amie est en réalité détective privée et a déjà fait d’autres victimes. Son mode opératoire est très élaboré et est toujours le même : un faux profil, des centaines de messages et le rôle d’une meilleure amie qui apparaît toujours au moment opportun pour rassurer et s’immiscer dans la vie des prétendantes.
Lorsque la vérité éclate, les victimes que nous avons contactées racontent toutes ce même ressenti : elles se sont senties trahies et déstabilisées psychologiquement. «Quand le couperet tombe, on se sent tellement nulle. On s’en veut. Une part de mon cerveau ne veut pas y croire parce que c’est hyper plausible sur le papier, mais que ce n’est pas possible. Je ne peux pas avoir parlé pendant un mois avec cette femme. J’ai vraiment été en colère, surtout envers moi-même, d’avoir pu me laisser duper. Une arnaque aux sentiments même s’il n’y a pas d’argent derrière peut faire des dégâts», appuie une ancienne victime.
Le phénomène est très répandu et cible souvent les femmes. «Ce qu’elle obtient de façon directe avec ses victimes, c’est à la fois de briller auprès de personnes qu’elle trouve intéressantes, mais surtout elle obtient cette force de manipulation qui lui donne une sensation de toute puissance», analyse Florent Gathérias, psychocriminologue. Nous avons contacté la détective privée qui conteste tous les faits qui lui sont reprochés. Les victimes ont, elles, déposé des mains courantes.
Céleste a porté plainte auprès du procureur de la République. Une femme a manipulé plusieurs victimes en se faisant passer pour un homme amoureux. S’il n’y a pas eu de conséquences économiques pour les victimes, ces dernières témoignent d’une déstabilisation psychologique. Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité. Pour Céleste, c’est une histoire qui débute sur une application de rencontres. Le début d’une idylle amoureuse avec un homme nommé Mathias. La jeune femme reçoit des dizaines de photos, des vidéos et même quelques messages vocaux où le chef pâtissier partage son quotidien. Alors qu’ils ne se sont jamais vus, une troisième personne entre dans leur relation. Julie, la meilleure amie de Mathias, un personnage qui va faire basculer l’histoire de Céleste. «Je reçois un coup de fil d’un numéro que je ne connais pas, d’une personne qui se présente comme étant Juju, donc pour Julie, la meilleure amie dont lui m’avait parlé. Et Juju me dit : écoute, Mathias n’est pas très bien, mais il m’a mandatée pour venir récupérer un paquet chez lui et te le remettre. Est-ce que tu serais disponible ?», raconte Céleste. Les deux jeunes femmes se rencontrent et deviennent copines. Céleste n’a toujours pas vu Mathias, mais Julie, elle, prend de plus en plus de place. Ici, il n’est pas question d’argent, mais d’une relation faite progressivement d’emprise et de manipulation. «Le mercredi suivant, c’est mon anniversaire et je sors faire une course. Quand je reviens, il y a un bouquet de 40 ou 50 roses posées devant chez moi et un petit mot signé M pour Mathias. Et là, je suis un peu interloquée. Je me dis : bon c’est très mignon de faire ce geste-là, mais comment il a eu mon adresse ? Je me dis sans doute que Julie a dû me suivre. Et je me dis que c’est quand même profondément délirant d’aller suivre quelqu’un pour avoir l’adresse et la donner à son meilleur ami pour qu’il puisse faire une surprise», se rappelle Céleste. Un mois après le début de leurs échanges, Céleste n’a toujours pas rencontré Mathias. Le jeune homme trouve à chaque fois une excuse, jusqu’à une étrange découverte. «Mon meilleur ami vient dîner à la maison et il me dit : ‘Ecoute, j’ai quelque chose à te dire. J’ai entendu un podcast et il y a une fille qui raconte la même histoire que la tienne. Mathias n’existe pas, c’est la meilleure amie qui joue le rôle de Mathias'», retrace Céleste. La jeune femme comprend alors que Mathias n’a jamais existé. Selon elle, c’est Julie qui a tout inventé en usurpant une identité. Le faux Mathias s’appelle en effet en réalité Jonathan. Nous l’avons retrouvé. Il assure n’avoir jamais été sur une application de rencontres. Mais ses photos, elles, ont été utilisées à son insu pour créer un faux profil. «Il y a deux personnes qui m’ont contacté sur Instagram et qui m’ont averti justement qu’il y avait un faux profil utilisant mes photos. Ce sont des photos en vacances, soit en train de boire un verre, soit avec des amis. Il y a aussi également des vidéos, notamment une vidéo de moi lors de mon anniversaire», explique Jonathan Peters, victime d’usurpation d’images. Lui a vu son image être dérobée et a connu le sentiment d’avoir été utilisé pour piéger des jeunes femmes. «On rentre vraiment dans l’intimité de la personne et ça ne m’était jamais arrivé avant. Donc effectivement, c’est quand même très surprenant et ça fait peur. Ça fait peur parce qu’on se dit que ça peut continuer, ça peut s’amplifier», souligne-t-il. Le jeune homme a déposé une main courante. Mais qui se cache derrière cette Julie ? La prétendue meilleure amie est en réalité détective privée et a déjà fait d’autres victimes. Son mode opératoire est très élaboré et est toujours le même : un faux profil, des centaines de messages et le rôle d’une meilleure amie qui apparaît toujours au moment opportun pour rassurer et s’immiscer dans la vie des prétendantes. Lorsque la vérité éclate, les victimes que nous avons contactées racontent toutes ce même ressenti : elles se sont senties trahies et déstabilisées psychologiquement. «Quand le couperet tombe, on se sent tellement nulle. On s’en veut. Une part de mon cerveau ne veut pas y croire parce que c’est hyper plausible sur le papier, mais que ce n’est pas possible. Je ne peux pas avoir parlé pendant un mois avec cette femme. J’ai vraiment été en colère, surtout envers moi-même, d’avoir pu me laisser duper. Une manipulation émotionnelle peut causer des dégâts même en l’absence d’implications financières, comme l’a souligné une ancienne victime. Ce phénomène, souvent dirigé vers les femmes, peut procurer à l’arnaqueur un sentiment de toute-puissance et de manipulation. La détective privée impliquée conteste les accusations portées contre elle, tandis que les victimes ont déposé des mains courantes et certaines ont porté plainte.
Une femme a manipulé plusieurs victimes en se faisant passer pour un homme nommé Mathias, amorçant ainsi des relations amoureuses virtuelles. Céleste, l’une des victimes, a été entraînée dans un scénario complexe impliquant des échanges de messages, de photos et de vidéos avec un homme fictif. Une tierce personne, prétendument la meilleure amie de Mathias, Julie, a été introduite dans la relation, semant le doute et la confusion dans l’esprit de Céleste.
Malgré l’absence d’argent en jeu, l’histoire s’est révélée être une manipulation émotionnelle orchestrée par Julie, qui a pris progressivement le contrôle de la relation. Des gestes romantiques tels qu’un bouquet de roses ont été utilisés pour renforcer le lien entre les protagonistes. Cependant, un événement inattendu a révélé la supercherie, conduisant Céleste à découvrir que Mathias n’existait pas et que Julie avait usurpé une identité pour mener à bien sa tromperie.
L’homme dont les photos ont été utilisées pour créer le faux profil de Mathias, Jonathan, a également été victime de cette supercherie. Ses images ont été détournées à son insu, suscitant en lui des sentiments d’inquiétude et d’invasion de sa vie privée. Cette affaire a mis en lumière les dangers de l’usurpation d’identité en ligne et les conséquences néfastes qu’elle peut avoir sur les victimes impliquées.
La véritable identité de Julie, la fausse amie et détective privée, a été révélée, mettant en lumière ses actions trompeuses envers d’autres victimes. Cette affaire souligne l’importance de la vigilance en ligne et des mesures de sécurité pour se prémunir contre de telles manipulations et arnaques aux sentiments. Il utilise toujours le même mode opératoire : créer un faux profil, envoyer des centaines de messages et se faire passer pour la meilleure amie des victimes pour mieux s’immiscer dans leur vie. Lorsque la vérité éclate, les victimes se sentent trahies et psychologiquement déstabilisées. Ce phénomène, qui cible souvent les femmes, est analysé par un psychocriminologue comme une quête de pouvoir et de manipulation. Alors que la détective privée conteste les accusations, les victimes ont déposé des mains courantes et une plainte a été déposée auprès du procureur de la République.
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