Pourquoi l’Iran favorise-t-il le passage des navires chinois à travers le détroit d’Ormuz ?

Une chute de plus de 90 %, conséquence de la guerre et des menaces très explicites des Gardiens de la Révolution. «Si quelqu’un veut traverser ce détroit, qu’il sache que nos héros dévoués des forces navales des Gardiens de la Révolution et de l’armée mettront le feu à leur navire», déclarait le 1er mars le Général Sardar Jabbari, membre des Gardiens de la Révolution.

Les journalistes de France Télévisions ont identifié neuf navires en attente aux portes du détroit. Ils sont immatriculés au Panama, au Libéria ou au Koweït. Ils ont un point commun. Ils mettent désormais en avant sur leur fiche d’identité des liens avec la Chine. «Il arrive aussi que l’identité de navire ou des informations de propriété soient modifiées ou que des messages soient diffusés pour indiquer que c’est une propriété chinoise», explique Ana Subasic, analyste des risques commerciaux de la société d’analyse maritime Kpler.

Illustration avec le KSL Hengyang, officiellement immatriculé dans les îles Marshall. En quittant l’Arabie saoudite, le 4 mars dernier, il modifie sa fiche d’identité envoyée automatiquement aux autres navires et précise «propriétaire et équipage chinois». Il a pu franchir le détroit d’Ormuz dans la nuit. Pourquoi le drapeau chinois est-il devenu un laissez-passer aux yeux des Gardiens de la Révolution ? «La contrepartie, c’est que la Chine fournit à l’Iran tout ce dont la République islamique a besoin. Par exemple, les infrastructures militaires ou d’autres domaines comme des services de renseignement, des radars, etc. Autrement dit, la Chine rend service à la République islamique d’Iran, qui lui donne à son tour du pétrole», analyse Adel Bakawan, chercheur à l’Ifri et auteur du livre «La décomposition du Moyen-Orient».

Il existerait une autre manière d’obtenir la clémence des Gardiens de la Révolution. Selon nos confrères de l’AFP, au moins deux navires ont déclaré «un équipage musulman».

The text discusses the significant drop in maritime traffic through the Strait of Hormuz due to the war and explicit threats from the Revolutionary Guards. General Sardar Jabbari warned that any ship attempting to cross the strait would be set on fire by the Revolutionary Guards. This threat has led to a drastic decrease in the number of ships passing through the area.

Journalists have identified nine ships waiting at the entrance of the strait, all with ties to China. This connection to China seems to provide some level of immunity to the Revolutionary Guards’ threats. Ships have been changing their registration details to highlight their Chinese ownership, allowing them to safely pass through the strait.

One example is the KSL Hengyang, originally registered in the Marshall Islands but now claiming Chinese ownership. By making this change, the ship was able to pass through the strait without any issues. This shift towards Chinese ownership is seen as a strategic move by Iran to secure essential resources from China in exchange for oil.

In addition to Chinese ownership, some ships have reported having Muslim crews as a means to appease the Revolutionary Guards. This shows the various tactics employed by shipowners to navigate the dangerous waters of the strait.

Overall, the text highlights the complex dynamics at play in the Strait of Hormuz, where geopolitical interests and alliances can determine a ship’s safety and passage through the region. D’après nos collègues de l’AFP, au moins deux navires ont signalé un équipage de confession musulmane.

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